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Miribel Jonage : le grand parc de loisirs
L'essentiel
pour comprendre :

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Le parc de Miribel-Jonage : un lifting vert in :Les infrastructures vertes à l’épreuve des plans d’urbanisme : l’agglomération lyonnaise, la construction d’une stratégie, par Stéphane AUTRAN, édité par le Certu
Un chapitre de 20 pages qui est une magnifique invitation à suivre l’histoire de l’évolution de ce site particulier qui fait partie du lit majeur du Rhône, périodiquement envahi par les crues et qui est pour elles un champ naturel d’expansion. Au départ seules les activités de pêche, les coupes de bois de chauffage, les pâtures sont pratiquées dans cette vaste zone humide. Au nord le canal de navigation de Miribel est creusé entre 1848 et 1857 ; ensuite, au sud le canal de Jonage destiné lui à alimenter l’usine hydrauélectrique de Cusset est aménagé de 1892 à 1899. Le paysage se transforme alors largement et le site non urbanisable à cause des crues va progressivement se trouver naturellement affecté au rôle de base de loisirs.

paysage du GP
Du sauvage à l’inaltérable : les conditions sociales de création d’un espace naturel en milieu urbain : le cas du parc de Miribel-Jonage in : Géocarrefour, revue de géographie de Lyon, volume 75, N°4, 2000, par Malika AMZERT et Laurence COTTET-DUMOULIN.
Cet article retrace également l’évolution du statut de l’espace naturel fluvial de l’île de Miribel-Jonage. Né de la logique de domestication des fleuves au XIXe siècle, l’espace se voit attribuer dans les années 1960 des modèles d’aménagement marqués par les valeurs de l’urbain. Il semble retrouver son statut d’espace naturel avec le classement en « zone inaltérable » de 1992. Toutefois, beaucoup plus qu’auparavant, l’espace fait l’objet d’interventions humaines, techniques et sociales ayant pour objectif de restaurer ses équilibres naturels et d’en faire un espace public de la cité. .
Le site officiel du Grand Parc
Permet de découvrir l’étendue des activités proposées. Les activités sportives : tennis, tennis de table, badminton, golf, avec son parcours de 9 trous, escalade, vtt, aviron, catamaran, barque, canoe, pirogue, planche à voile, poneys (3 centres équestres), tir à l’arc... Vous pouvez louer du matériel, suivre une séance d’essai, un cycle de découverte, ou un cours particulier encadré par un moniteur diplômé.

photothèque site du GP

photothèque site du GP
Le Parc développe également, et de plus en plus, des activités pédagogiques de découverte de la faune et de la flore, avec des visites encadrés par des animateurs, ou, aussi, en installant de nombreux panneaux didactiques aménagés le long des pistes vtt ou des sentiers pédestres. Le parc possède 230 espèces d’oiseaux, 25 de mammifères et 800 de plantes : hérons, castors, libellules, orchidées... Un observatoire et un belvédère permettent d’observer les oiseaux des plans d’eau et des lônes.
D’autre part, des activités économiques subsistent à Miribel Jonage, certains sites d’extraction de gravier continuent leur production, plusieurs hectares de terrain sont loués à des agriculteurs qui pratiquent la culture biologique. Les premiers dimanche de chaque mois un marché bio est organisé.
Le SYMALIM : Syndicat mixte pour l’aménagement et la gestion du Parc de Miribel-Jonage est l’entité directrice du site. Il réunit aujourd’hui 16 collectivités locales : le Conseil général du Rhône, le Conseil général de l’Ain, la Communauté urbaine de Lyon, les communes du Rhône (Lyon, Villeurbanne, Meyzieu, Jonage, Jons), les communes de l’Ain (Neyron, Miribel, Saint-Maurice de Beynost, Thil, Niévroz). L’aménagement et la gestion du site sont mis en œuvre par un organisme semi-public : la SEGAPAL.
Souhaitons que le litige qui oppose actuellement le Symalim au Conseil général du Rhône n’ait pas de conséquences fâcheuses sur les projets en cours.
Les trois objectifs prioritaires du Plan directeur de développement sont : Poursuivre la restauration du site, le protéger et mettre en œuvre une gestion durable ; favoriser la mixité des publics et pérenniser l’intégrité du site ; faire du parc un haut lieu innovant de l’éducation à l’environnement.
L’Agenda du parc Automne 2006
A consulter
Pour
élargir le débat, en savoir plus :
Qu’en est-il de la nature au cœur de Lyon ?
Lyon, spécial nature, numéro été-automne 2004 de Lyon découverte édité par Lyon mag
Un document riche qui témoigne de la

lyon special nature
Voir la nature au coeur de Lyon d’Yves VERILHAC
L’auteur a souhaité mettre en valeur la nature sauvage et c’est ce qui fait l’intérêt de ce petit livre. Elle se dévoile au cours des 15 randonnées pédestres proposées. Les fiches donnent des indications très précises sur la faune et la flore, le promeneur pourra ainsi reconnaître les différentes espèces.
Parcs Jardins de Lyon , photographies, Frédéric JEAN ; textes, Philippe VOUILLON

parcs jardins de Lyon
Un beau livre, illustré de très nombreuses photos. Des coins de verdure qui parfois apparaissent là où on ne les attendait pas. Une ballade poétique dans les parcs et jardins dont certains sont méconnus comme le jardin du site gallo-romain ou le jardin privé de la Bonne Maison.
Le Festival des jardins de rue Lyon 8ème, du 15 juin au 30 octobre 2006, un évènement végétal et floral.
D’autres parcs :
Le Parc de la Tête d’or
Notre dossier repère sur le parc le plus célèbre de la ville
Le Parc de Gerland
Un parc qui a bénéficié de nombreux aménagements
Le Parc de Parilly
Il offre un bel espace boisé et de nombreux terrains de sports pour les lycéens
Le Parc de Lacroix-Laval
Un autre grand parc, pas très loin de Lyon
Tous les parcs et jardins
Liste des parcs de Lyon, avec adresse et plan d’accès
Cahier des jardins Rhône-Alpes
Pour explorer les parcs et jardins les plus connus ou les plus cachés, jardins ouvriers, familiaux, collectifs. De petits articles qui émerveilleront les amateurs de nature.
Guide des curieux de nature en ville, Vincent ALBOUY, 2006, Delachaux et Niestlé

guide des curieux de nature
Un ouvrage pour savoir voir et connaître la nature en ville partout où elle reprend ses droits : entre les pavés et sur les trottoirs, sur les murs et les toits, au bord des eaux, au cœur des terrains vagues et des friches industrielles, dans les jardins de banlieue. Elle s’insinue jusqu’au centre-villes les plus bétonnés. Ce beau guide nous montre également comment et pourquoi certaines espèces s’adaptent, voire pullulent, alors que d’autres fragiles et menacées sont à protéger.