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 Dias de Santiago
Josué Mendez

19/11/2007 Illustration du document présenté

Comment intégrer un monde moderne sans repères, tout en étant intègre vis-à-vis de soi-même, telle est la question que pose le premier long métrage de ce jeune cinéaste péruvien.
Dans la lignée du  Taxi driver de Scorsese et du  Voyage au bout de l’enfer de Cimino, Josué Mendez nous présente un jeune soldat démobilisé et déboussolé, qui doit affronter la décomposition de son environnement, et la violence - la sienne comme celle des autres. Comment avec les règles et les codes appris à l’armée ? Santiago peut-il s’insérer dans cette nouvelle vie ? Que peut-il faire et que doit-il faire ?

Réalisé en trois semaines dans les rues de Lima, ce premier film abouti est doté d’une force évidente, due en partie à la force d’expression de l’interprète, tout en certitude inquiétante et en douceur explosive, face à une caméra qui évolue avec fluidité dans les rues de la capitale péruvienne.
Filmé alternativement en couleur et en noir et blanc - comme pour brouiller tous repères temporels - Josué Mendez s’attaque à un sujet largement rebattu et s’en tire brillamment, tout en évitant les écueils du premier film trop référencé, offrant, avec Dias de Santiago, un film touchant, désespéré et étonnamment maîtrisé.

Une interview du réalisateur.





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