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Les Rendez-vous de l’histoire, Blois 2007
La caricature, objet d’histoire ?
26/09/2007
Le festival « Les Rendez-vous de l’histoire » qui se tient à Blois, fête ses 10 ans : il est à la fois lieu d’échanges pour les historiens et manifestation populaire. Les historiens présentent leurs travaux et l’état de leur réflexion pour faire avancer la recherche et la connaissance historique. Pour le grand public, {il répond à un besoin permanent d’éclairer le présent à la lumière du passé, et de comprendre la construction des mémoires historiques qui structurent les identités sociales et culturelles}.
Cette année, le thème est « l’opinion : information, rumeur, propagande ». Une des expositions proposée est consacré à l’image satirique en France.


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Les Rendez-vous de l’histoire

Si l’on associe un nom à la caricature, c’est celui de Daumier. En réalité, son œuvre relève plus du dessin politique. L’aspect principal de la caricature est la dérision, mais lorsqu’elle est observée du point de vue historique, en tant que reflet d’une époque, elle suggère l’indignation, la conviction, l’espérance ; les sentiments que le dessinateur et ses œuvres expriment et leurs effets sur les lecteurs sont multiples. La caricature, le dessin politique, la satire illustrée sont des sources aussi importantes que les documents plus académiques, voire officiels, aux yeux des historiens et du grand public.

Caricature et histoire

Illust : Histoire de France, 4.1 ko, 99x135

Histoire de France

 Histoire de France par la caricature par Annie DUPRAT, Larousse
-  Chronique de l’irrévérence à travers les âges. Universitaire, historienne, auteur déjà d’un ouvrage sur la caricature révolutionnaire, elle entame son propos avec la fin du XVIème siècle, "enfance de l’art du persiflage et de la raillerie", passant sur les fabuleux bestiaires médiévaux qui étaient déjà moqueries des travers des hommes, mais pas encore"caricatures" au sens propre, ce reflet décalé des événements du jour. Premières affiches, estampes, gravures, chansons de colportage illustrées ou dessins de presse, l’ouvrage propose donc 250 caricatures, depuis un Henri de Valois transformé en monstrueuse chimère (1589)jusqu’au "Goldochirak" de Rousso paru en 1995 après l’élection du président de la République.

 La Révolution à travers la caricature par Antoine de BAECQUE, Solar
-  Durant les trois premières années de la Révolution, de 1789 à 1792, les caricaturistes s’en donnent à cœur joie ; utilisant le style allégorique ou la verve grotesque, ils offrent un commentaire à chaud, résolument partisan, des événements qui composent une actualité débordante.

 La caricature sous la IIIe République par Jacques LETHÈVE, A. Colin
-  Avec la IIIe République, la caricature profite de 60 ans de liberté politique et morale. De Gill à Sennep, et de Daumier à Jean Eiffel, les talents ne lui ont pas manqué. Quant aux journaux, quotidiens, hebdomadaires ou magazines, ils osnt si nombreux qu’aucun autre temps n’a connu pareille diversité. L’histoire de la caricature touche à l’histoire des mœurs, que le dessin satirique illustre plaisamment : domestiques, bourgeois, snobs et gens du monde, autant de silhouettes qui évoquent la Belle Epoque ou l’Entre deux guerres. Elle touche aussi à l’histoire de l’opinion : les grandes crises politiques, de l’Affaire Dreyfus au Front Populaire, les hommes en place ou les structures sociales suscitent des charges pleines de verve et souvent de violence.

 A bas la calotte ! : la caricature anticléricale et la séparation des églises et de l’Etat par Guillaume DOIZY, Alternatives

Illust : A bas la calotte (...), 2.6 ko, 99x129

A bas la calotte !

-A la fin du XIXe siècle, l’Eglise catholique et la République s’affrontent pour la domination des institutions du pays. Les deux camps se livrent une véritable guerre idéologique en utilisant la puissance de l’image. La caricature anticléricale, imprimée sur des supports variés, devient une véritable arme de combat qui inspire les dessinateurs de l’époque : A. Gill, Pépin, Grandjouan, etc.

 Histoire de la caricature sous la République, l’Empire et la Restauration par CHAMPFLEURY, Ressouvenances
-  Recueil illustré d’observations sur les caricatures françaises de 1792 à 1830. Des précisions sur le contexte historique et politique permettent d’en saisir les subtilités.

La curiosité de Champleury pour « la caricature [qui] tient un rang très bas dans l’histoire » est d’ordre encyclopédique et historique. Il avance en effet que l’historien ne peut plus se contenter d’étudier une époque au travers de ses seuls documents officiels, mais qu’il doit désormais l’appréhender par « les moments figurés », parmi lesquels il inclut la caricature qu’il extrait de « sa bassesse » et à laquelle il restitue « le rôle puissant qu’elle fut chargée de jouer de tout temps ». « Qui veut se rendre compte aujourd’hui de l’époque de Louis Philippe doit consulter l’œuvre de Daumier », écrit encore Champfleury, en considérant ses caricatures comme des annales historiques. (quelques lignes extraites de : A la charge !)

Illust : Quand le crayon attaqu, 34.7 ko, 180x234

Quand le crayon attaque

Exposition, Blois 2007

Une exposition sur la caricature dans le cadre des Rendez-vous de l’histoire à Blois : Quand le crayon attaque : Images satiriques et opinion publique en France 1814-1918 : Entre 1814 et 1918, la France connaît une prodigieuse floraison d’images satiriques. Largement diffusée, la caricature touche tous les publics et, traitant de tout, elle est un bon reflet de la société et de l’opinion publique, et de l’histoire d’un siècle. S’appuyant sur le formidable fonds Villette de la bibliothèque, l’exposition et le livre qui l‘accompagne (éditions Autrement, à paraitre courant octobre) offrent un large choix de ces images dont le message reste actuel. Exposition présentée du 21 septembre au 10 novembre 2007.

Le pouvoir des images

 Aigle ou ogre ? : catalogue de l’exposition au Musée de l’Histoire vivante, Collectif, Réunion des Musées nationaux
-  A l’occasion du bicentenaire du sacre de Napoléon Ier, le Musée de l’Histoire vivante dévoile la collection consacrée à Napoléon Bonaparte. Les documents exposés témoignent de la polémique suscitée par ce personnage : "aigle" ou "ogre", césar glorieux ou despote sanguinaire.

 Napoléon, le monde et les Anglais : guerre des images et des mots par Jean-Paul BERTAUD, Autrement
-  La première guerre médiatique de l’histoire a démarré sous Napoléon Ier, à travers les caricatures parues dans les journaux de l’époque. Décortique les sentiments qui ont agité les Anglais et les Français qui ont vécu sous l’Empire.

 La République et l’Eglise : images d’une querelle par Michel DIXMIER, La Martinière
-  A l’occasion du centenaire de la loi de séparation des Eglises et de l’Etat de 1905, l’ouvrage raconte l’histoire de cette rupture à travers un ensemble de caricatures publiées entre 1870 et 1910. Le combat entre les républicains et l’Eglise fut une bataille d’images, développée par la modernisation de l’impression et des moyens de diffusion, et par la loi sur la liberté de la presse.

Illust : Dessine-moi un bolchev, 5.7 ko, 70x94

Dessine-moi un bolchevik

Tallandier

Dessine-moi un bolchevik par Alexandre VLATINE et Larissa MALACHENKO, Tallandier (Ouvrage en commande)
-  Quels desseins, quels sentiments animaient les dirigeants de l’Union soviétique naissante - Staline, Trotski, Boukharine, Kamenev, Zinoviev, et tant d’autres ? Comment meublaient-ils les longues réunions consacrées à l’approvisionnement en charbon ukrainien, à la réforme des manuels scolaires, aux accidents de chemin de fer ? Plus d’un nomenklaturiste trompa son ennui le crayon ou le stylo à la main, griffonnant portraits et caricatures sur des pages de bloc-notes, des papiers à en-tête, dans les marges des documents. Les dessins circulaient de main en main, parfois jusqu’à Staline, qui ne manquait pas alors d’ajouter un commentaire. Ces 181 dessins inédits nous font pénétrer dans le cercle restreint des maîtres du Kremlin, derrière les portes du Politburo, l’instance suprême de l’URSS, où aucun photographe n’entra jamais.

 La vie politique de Daumier à nos jours sous la direction de Noëlle LENOIR ; préface de René RÉMOND ; postface. de Jean-Louis DEBRÉ, Somogy
-  Peintre, lithographe et sculpteur, Honoré Daumier (1808-1879) est sans conteste le père du destin politique français. Ses dessins les plus percutants ont accompagné la longue lutte pour la liberté de la presse, il a donné au portrait-charge ses lettres de noblesse : les illustrateurs actuels, tout comme le regard que nous portons sur nos hommes politiques, lui doivent beaucoup. Cet ouvrage rassemble de nombreux essais posant chacun un regard différent sur l’oeuvre de Daumier et son influence. Universitaires, politiciens et journalistes retracent ainsi l’histoire de la conquête des libertés politiques et de la liberté d’expression, l’histoire du suffrage universel et celle de la place des femmes dans nos institutions. Campagnes électorales, vie parlementaire, chef d’Etat, alliances et mésalliances : l’itinéraire visuel du politique qui est proposé va de la monarchie de Juillet à la Ve République, de Daumier à Cabu, de Forain à Pétillon en passant par Cabrol, Sennep, Plantu, Effel, Tim...

Caricature, censure

Illust : Anastasie par André, 15.3 ko, 150x209

Anastasie par André Gill

L’eclipse, juillet 1874

Madame Anastasie est l’incarnation archétypale la plus durable et la plus régulière de la censure, au point que son nom et sa figure, dont les origines ont été oubliées, sont néanmoins devenus des moyens de dénoncer l’arbitraire politique et la restriction des libertés publiques. [...] Là où la Liberté est jeune, lumineuse, radieuse et attirante, Anastasie est vielle, laide, acariâtre et repoussante. André Gill en a fixé les traits et condensé les caractères principaux dans une caricature célèbre. : une vielle mégère grimaçante, au sourire sournois, aux ongles crochus semblables à des griffes de rapace, aux dents acérées, aux yeux exorbités par l’usure d’une lecture trop méticuleuse que compensent des lunettes épaisses, coiffée d’un bonnet de concierge qui voit tout pour pouvoir renseigner la police, et vêtue d’un tablier de domestique au service des puissants, armée d’une gigantesque paire de ciseaux sous le bras et dotée d’une chouette juchée sur l’épaule comme emblème de la nuit, des pratiques obscurantistes et des superstitions d’un age reculé.
Extrait de :  A la charge ! : la caricature en France de 1789 à 2000 par Bertrand TILIIER, Ed. de l’amateur
-  Caricaturer, c’est charger : donner du poids - carico en italien - ou du relief, alourdir ou appuyer, insister ou exagérer. C’est aussi charger une arme à feu ; façon de considérer la caricature comme une arme capable de toucher, blesser, égratigner mais sans jamais tuer, pour attaquer sans relâche la victime offerte aux assauts répétés du dessinateur qui conduit la charge. L’acception du terme s’est forgée au croisement de ces deux usages aujourd’hui confondus, tandis que la critique et la raillerie ont annexé la caricature. Mais, banalisé, voire galvaudé, le mot est devenu imprécis, à force d’essayer de recouvrir l’hybridité d’un objet qui, depuis deux siècles, n’a cessé de se développer et de se déplacer, en modifiant ses formes, sa syntaxe et ses ambitions.

Illust : A la charge !, 3.4 ko, 110x110

A la charge !

Maligne et subversive, la caricature est réduite à une entreprise de sape, de régression et de destitution, physique, morale ou symbolique. Sa grammaire irrespectueuse et transgressive incite à l’oublier, à l’euphémiser - on parle de " satire graphique ", de " dessin de presse " ou de " dessin d’actualité " -, d’autant que l’actualité qui satisfait son insatiable appétit la condamne à l’éphémère. De Daumier à Cabu, de Gill à Effel ou de Sennep à Plantu, les vocables de la caricature et les pratiques des caricaturistes attestent de permanences et d’héritages, de mutations et de ruptures qui font la vivacité d’un mode d’expression souvent donné pour mort ou moribond, mais renaissant et résistant, indomptable et irrépressible. C’est ce que prétend montrer cet ouvrage qui, n’étant ni une histoire de France par la caricature ni une histoire chronologique de la caricature, propose des approches transversales au long cours, où la caricature est observée de la Révolution française à l’an 2000.

 Censure et caricatures : les images interdites et de combat de l’histoire de la Presse en France et dans le monde par Jean-Michel RENAULT, Pat à pan
-  Depuis la Révolution française, la caricature participe aux débats politiques et eut certes, longtemps à subir les assauts de la censure, mais, depuis un siècle, l’histoire de la presse regorge de dessins de combat que l’on jugerait aujourd’hui abominables sans que les Français d’alors ne s’en soient émus. De crainte d’être la risée de tous, aucun élu ne se risquerait aujourd’hui à faire interdire une caricature désobligeante, mais la réaction, cette fois, est organisée par des associations de diverses confessions religieuses, des complexés de l’irrationnel qui instrumentent les dessins humoristiques pour hurler au blasphème devant la presse et les tribunaux. Après les dessins, les mots, puis les simples pensées, gare à nous, l’inquisition de nouveau nous guette ! En montrant les dessins interdits et de combat de l’histoire de la presse en France et dans le monde, cet ouvrage donne à voir le passé pour inciter à réfléchir sur le présent.

 Images et politique en France au XXe siècle par Christian DELPORTE, Nouveau monde
-  L’image a bouleversé le fonctionnement des sociétés contemporaines et les conditions d’expression de la démocratie. La France du XXe siècle en fournit l’exemple. Instrument d’information, de propagande ou de communication, exploitée par l’État, les groupes politiques ou les médias, l’image nourrit avec force, depuis plus d’un siècle, les représentations et les débats collectifs. Elle participe d’abord à la construction de la République, contribue, parfois avec une violence extrême, aux affrontements partisans, mais traduit aussi l’ancrage progressif et les certitudes du modèle républicain français. L’image, ensuite, éclaire sur l’impact des guerres du xxe siècle, et alimente la propagande et les imaginaires, l’exaltation patriotique et la haine de l’ennemi, mais aussi les peurs, les rumeurs, les doutes. Enfin, elle s’affirme comme l’instrument premier de la communication politique en envahissant l’espace public, et sa maîtrise devient, pour les responsables politiques, un enjeu capital. Dans l’introduction, le travail des historiens est mis en avant : ceux qui se sont intéressé au visuel ont mis en évidence l’image comme miroir des sociétés et considèrent les images comme des sources permettant d’éclairer des questions dont les réponses ne pouvaient être fournies par les archives écrites seules

Plus proches de nous dans le temps, les caricatures de Mahomet dans la presse danoise avaient fait grand bruit en 2005.
Arte revient sur cette affaire et ses enjeux pour la liberté d’expression : Sacrées caricatures, le 16 octobre 2007 à 20h45 sur Arte Comment douze caricatures danoises ont provoqué la colère de musulmans et une crise internationale ? Retour avec les principaux protagonistes sur une affaire qui mit en cause la liberté d’expression, un des principes-clés de la démocratie.

Un site très complet Caricatures et caricature : porte sur la caricature et son histoire. Propose des articles ou des références d’ouvrages parus ou à paraître, des événements (expositions, colloques) passés ou à venir. A voir également à la "Caricaturothèque" qui regroupe de galeries de caricatures sur un thème ou des personnages célèbres et la rubrique "Le dessin de la semaine", qui présente des dessins publiés il y a 20 ans ou un siècle, mais qui offrent une résonnance particulière avec l’actualité.

Les historiens et les images

Longtemps les historiens du social ou du politique, et plus récemment, les historiens de la presse et des médias ont vu la caricature moderne ou contemporaine et ses alentours comme un document historique sans véritable autonomie, un indicateur mineur ou anecdotique, une annexe de l’histoire de la presse d’information ou d’opinion. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : le travail de recherche des historiens, qui se basent sur des sources, passe aussi bien par les documents écrits, officiels ou non que par les documents illustrés (gravures, dessins, photos, films et caricatures).

 L’historien et les images, par Francis Haskell, Gallimard
-  Quel crédit accorder aux images pour la connaissance du passé ? Quel usage faire, en histoire, de ce que nous appelons œuvres d’art ? Quel type de sources constituent les documents figuratifs ? C’est la longue genèse de questions très actuelles que retrace ici Francis Haskell, historien d’art à Oxford.

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Comment se fait l’histoire

Ed. La Découverte

Voir aussi le chapitre « Histoire et images » dans  Comment se fait l’histoire : pratiques et enjeux, Collectif, La Découverte pages 209-222.

Et pour élargir le débat :  Les médias et l’histoire : le poids du passé dans le chaos de l’actualité par Pierre NORA et Jean PLANCHAIS, CFPJ
-  La « relecture » de la période de l’Occupation et les procès de crimes contre l’humanité, la chute du Mur de Berlin et l’effondrement du communisme... presque chaque jour la passé fait irruption dans l’actualité. Et les crises de la société française, comme les conflits internationaux, ont leurs racines dans l’histoire. Ce poids de l’héritage oblige les médias à faire preuve de pédagogie et à s’interroger sur leur responsabilité. L’importance de l’image, avec toutes les possibilités d’interprétation ou de détournement que cela implique, rend cette réflexion d’autant plus nécessaire.

 L’historien et le film par Christian DELAGE et Vincent GUIGENO, Folio histoire
-  Il y a les liens que le cinéma tisse avec la société de son temps. Marc Ferro en a traité dans un ouvrage devenu classique, Cinéma et histoire (Folio histoire n° 55). II y a, désormais, les rapports que les historiens entretiennent avec le film, en tant qu’objet d’analyse ou mode d’écriture. Pour mieux donner à percevoir, par la fiction et la compression du temps, ce qu’ils ne peuvent écrire dans un livre, certains ont d’ailleurs fait le choix de passer à la réalisation. Œuvre ou document d’archives, le film est assurément une mise en récit, au même titre que le discours de l’historien. Mais il crée également des formes spécifiques de figuration de l’histoire. C’est, à partir d’analyses de films et de documentaires historiques ou de fiction, et de leur propre expérience cinématographique, ce qu’entendent montrer Christian Delage et Vincent Guigueno dans cet ouvrage pionnier.



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