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La netcampagne des législatives 2007 en Rhône-Alpes : la course au Net et après
Nous avons décidé de recenser à l’occasion de ces élections législatives, la totalité des sites concernant les élections législatives en Rhône-Alpes, mais visant à l’équilibre, nous avons également listé tous les candidats qui n’avaient pas leur propre site web.
La Bibliothèque municipale de Lyon inscrit également cette action dans un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France qui porte sur la mise en œuvre du dépôt légal de l’Internet...
Sévèrement mordus par le virus de la net-politique en Rhône-Alpes, nous avons revisité 5 mois après les 421 sites partisans que nous y avions « capturés ».
Cyberpoliticiens et cybercitoyens 5 mois après, p1
Bilan des courses... au Net, p2
Des sites pour suivre la campagne en direct, p3
Ain (01), p4
Ardèche (07), p5
Drôme (26), p6
Isère (38), p7
Loire (42), p8
Rhône (69), p9
Savoie (73), p10
Haute-Savoie (74), p11
Petite histoire du dépôt légal en France..., p12
Désormais, les outils de l’Internet (du courrier électronique aux sites Internet, des forums aux blogs...) font parties de la panoplie de l’homme politique, mais aussi de toutes politiques ou acteurs publics qui souhaitent se donner une image « technologiquement » avancée. En moins d’une décennie, la diffusion de ces techniques est incontestable : l’Internet s’est s’inséré dans les règles traditionnelles du jeu politique, « les rouages de la démocratie parlementaire sont désormais tous concernés par l’intrusion de ces outils »(1). Cette domestication d’Internet dans le jeu politique est, historiquement, plus précoce dans le monde anglo-saxon, mais s’est étendu, comme nous l’avons vu, dès les années 2000 au reste des démocraties représentatives. Les acteurs politiques ont acquis savoirs et pratiques, leur permettant d’orienter leur communication et développer des nouveaux modes d’engagement citoyen. (1) Bruno Villalba
Communication politique et communication électorale sur Internet, par Marjorie Pontoise, mémoire Master 2 de recherche en droit de la communication, Université Paris II, sous la direction de Jérome Huet.
L’analyse de Marjorie Pontoise porte sur l’élection présidentielle, dont les candidats ont largement investi dans la net-communication, en créant des sites et en favorisant les échanges en direct, afin de susciter des communautés autour de leur idées. Ceux des grands partis y ont vu le moyen d’élargir leur audience et ceux des petits partis l’occasion de diffuser facilement leurs idées à faible coût.
Nous avons voulu savoir si les acteurs politiques en Rhône-Alpes - candidats aux élections législatives, partis et partisans - s’étaient durablement appropriés le Net. Que reste-t-il de cette flambée 5 mois après ? De nouvelles relations durables se sont-elles crées entre politiques et électeurs ?
Nous avons comptabilisé dans cette catégorie les sites en erreur 404, dont les noms de domaine n’ont pas été renouvelés ; les blogs fermés, désormais accessibles aux seuls détenteurs d’un identifiant et d’un mot de passe ; les sites de candidats dont les adresses ont été reroutées vers les sites des partis, sans aucune mention du nom de l’ex-candidat ; les sites fermés pour travaux ; les sites qui n’ont pas été mis à jour depuis le 31 août 2007, considérant que dans la mesure où ils n’avaient pas effectué leur « rentrée » malgré une actualité politique et particulièrement législative extrêmement riche dès le 1er septembre, ils n’étaient qu’en sursis. Ces sites morts ou en coma dépassé, sont, comme on peut s’y attendre, des sites partisans ou de candidats qui ont échoué aux élections... mais pas seulement.
40% des sites des heureux candidats sont également morts ou presque morts : le citoyen n’est-il donc un destinataire et partenaire de la communication politique que dans le bref instant où il se retrouve électeur, et donc uniquement au moment de la conquête du pouvoir ?Il s’agit des sites qui ont reçu au moins une mise à jour depuis le 1er septembre 2007, sachant que dans cette catégorie, la majorité d’entre eux est très active, ayant été réactualisée depuis moins de 15 jours. 40% sont des sites qui ont visiblement continué sur leur lancée, puisque nous y avons retrouvé les archives de la campagne des législatives, soit accessibles d’un clic à partir de la page d’accueil, soit au cœur du site, facile à repérer par feuilletage ou par une requête simple via leur moteur de recherche. 8% peuvent être considérés comme de « nouveaux sites », même si leur nom de domaine est le même, ne faisant aucune référence aux récentes élections. A noter que nous n’avons volontairement pas utilisé les fonctions de Google permettant une recherche au cœur des sites qui n’avaient pas de moteur intégré. Les deux net-vainqueurs, PS et UMP, se situent au dessus de la moyenne, avec respectivement 51% et 54% de sites vivants, le pourcentage de « nouveaux sites » étant supérieur à l’UMP (12%).
Fallait-il réaliser cette campagne de capture des sites électoraux, afin de préserver cette matière à l’intention des chercheurs ? Avec 52% de sites déjà morts ou en péril, la réponse est oui. Faudrait-il recommencer pour les municipales et cantonales en 2008 ? Pourquoi pas...