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La fin des Mayas ?
L'essentiel pour comprendre :
Apocalypto
Parmi les nombreux sites qui parlent du film (dont le site officiel), celui-ci a l’intérêt d’expliquer comment s’est écrit le scénario, les recherches qui ont été menées et les intentions du réalisateur.
Histoire des Mayas
Les Mayas, par Claude-François BAUDEZ, Les Belles Lettres
Les peuples précolombiens nous semblent étranges et originaux parce qu’ils se sont développés indépendamment des influences de l’Ancien Monde. Les Mayas sont l’un des plus brillants. La diversité des témoignages archéologiques enchante le voyageur, sollicite la curiosité de l’historien et passionne les amateurs d’art. Certes, nombre d’aspects de ce monde complexe demeurent obscurs, mais ce guide se propose d’aider à éclairer les multiples facettes de cette civilisation fascinante.

Les mayas
Ed. Chêne
Les Mayas, par Eric TALADOIRE, Ed. Chêne
En 1519, la flotte d’Hernan Cortés accoste au large du Yucatan, les conquistadores découvrent des cités bien organisées. Mais, attirés par la richesse d’un grand empire au cœur du Mexique, Cortés quitte les lieux. Plus tard, d’autres conquérants, en s’enfonçant dans la jungle d’Amérique Centrale, tombent sur un spectacle surprenant, les vestiges d’une civilisation vieille de plus de 3.000 ans. Contrairement à l’idée reçue d’un effondrement brutal au IXe siècle, certains chercheurs pensent plutôt aujourd’hui à un processus lent, qui ne signifie pas forcément extinction. La chute de la civilisation maya serait plutôt un mythe né du XIXe siècle romantique, qui aime l’idée de décadence, et d’une conception européenne de la nation. Il n’y avait pas en Méso-Amérique de nations aux frontières très définies mais un ensemble multiethnique, produit d’un métissage. Au cours des vingt-huit siècles d’histoire préhispanique, le pouvoir se dispute et circule sur tout le territoire.
La chute de l’empire maya et autres apocalypses, revue
Sciences et Avenir, n° 719, janvier 2007, p. 42 à 48.
Retour sur la conception du temps des Mayas et sur les hypothèses des historiens, archéologues et scientifiques, pour expliquer la chute de l’empire maya. En conclusion, « ce que l’on désigne traditionnellement comme « l’effondrement de la civilisation classique maya » (c’est-à-dire la disparition d’un grand nombre de sites, entre 800 et 900 de notre ère) serait dû à un ensemble de phénomènes dispersés dans le temps et l’espace et très divers dans leur ampleur. »
La fin des Mayas : un mythe qui a la vie dure, revue
L’Histoire, n° 360, janvier 2007, p. 46 à 55.
Rappel historique sur l’apogée de la civilisation maya et sur l’histoire de la naissance au XIXe du mythe de sa disparition subite. Tous les scénarios explicatifs sont passés en revue avec les objections qu’on peut leur faire.

Effondrement : comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie, par Jared DIAMOND Ed. Gallimard
Les cités englouties par la jungle, les civilisations abandonnées au désert sont rarement les victimes de la seule violence de la nature. Selon Jared Diamond, physiologiste et biologiste, géographe à l’université de Californie, membre du comité de direction de WWF, ces tragiques échecs portent tous la trace d’erreurs humaines et de dégâts infligés à l’environnement.. Il examine les mécanismes à l’œuvre dans la disparition ou dans la survie de sociétés, en appliquant les méthodes de la science à l’histoire humaine :une analyse croisée des diverses sociétés passées (mayas, vikings, île de Pâques...) ou contemporaines (Rwanda, Chine ou encore le Montana...) qui ont toutes été confrontées à plusieurs facteurs : des dommages environnementaux, des changements climatiques, des voisins hostiles, des rapports de dépendance avec des partenaires commerciaux, et les réponses apportées par ces sociétés.
Les mayas aujourd’hui

mayas
Ed. Autrement
Mayas : la passion des ancêtres, le désir de durer, Ed. Autrement
Recueil d’articles sur la condition souvent difficile des Mayas aujourd’hui dans les principaux pays où ils se trouvent. « Entre l’illusion d’une civilisation exagérément magnifiée parce que encore « mystérieuse » et la curiosité folklorique à laquelle les réduisent trop souvent dépliants et guides de tourisme, les Mayas sont insidieusement coupés de leur passé et dépossédés de leur âme. Pourtant, le peuple maya vit, irréductible. Et, pour divisé qu’il soit, son essence est unique. [...] Victimes de la légende noire comme de la paix blanche, jamais, de la Conquête espagnole aux utopies missionnaires, jusqu’aux visées génocidaires des modernes stratégies de sécurité nationale, leur détermination n’a pu être infléchie, ni leur dignité altérée. » Les Mayas de Cancun au-delà des cartes postales
La géographe Lucie Dufresne analyse l’intégration des Mayas à la société mexicaine.
D'autres perspectives :
Où l’on découvre le Serpent à plumes, le Caïman géant et les jumeaux héroïques :
Les conquérants espagnols ont détruit de nombreux manuscrits mais ont parallèlement découvert l’écriture maya et transmis et traduits d’autres textes, dont certains sont encore lus aujourd’hui. Voir sur le site Celia-CNRS : La découverte de l’écriture maya par les chroniqueurs et religieux espagnols du XVIe au XVIII, par Michel DAVOUST.

Mythes mayas
Ed. du Seuil
Mythes aztèques et mayas Karl TAUB, Ed. du Seuil
Histoire des principaux mythes méso-américains et des sources qui nous permettent de les connaître. L’épopée maya la plus connue, le Popol-Vuh a été transmise par un scribe du XVIe, mais on dispose aussi des glyphes et d’un abondant matériel épigraphique et artistique pour faire les rapprochements qui s’imposent avec les croyances des Mayas classiques. Les mythes des Mayas de la Péninsule du Yucatan nous sont connus quant à eux par les Livres du Chilam-Balam, postérieurs au XVIe siècle, que l’auteur rapproche des codex préhispaniques de Dresde, Paris et Madrid. Les autres sources se trouvent dans les « relations » (relacions) des envahisseurs espagnols, dont la plus riche est sans doute
Relation des choses de Yucatan= Relación de las cosas de Yucatan, de Diego de LANDA, évêque franciscain (écrite au XVIe, elle ne sera publiée qu’en 1864).
Les prophéties du Chilam-Balam version et présentation de J.M.G LE CLEZIO, Ed. Gallimard.
Jean-Marie Le Clézio nous propose sa traduction qui s’inspire de traductions des différents manuscrits de Chumayel, Tizimin et Mani. L’introduction offre une explication très détaillée de la conception du temps chez les Mayas. « Parce que le peuple maya avait tout reconnu, y compris sa propre fin, parce qu’il avait traversé le mince écran de la réalité pour contempler le mouvement de l’univers, il est encore présent, et nous sommes à l’intérieur de son regard. »
Pop Wuh : Le Livre des évènements version de Adrian I. CHAVEZ, Ed. Gallimard.
Première traduction du poème mythico-historique du Livre des évènements par un indien ki-tché, qui a consacré sa vie à l’étude de sa langue maternelle. Il s’agit d’une sorte de Bible, relatant la Génèse, la création des premiers hommes de maïs (maya) et la généalogie de leurs descendants.

temple du soleil
www.alovelyworld.com
Trois des quatre soleils Miguel Angel ASTURIAS, Ed. Skira.
Ces textes inspirent aussi les auteurs contemporains, illustrant la permanence de la culture maya. « Le premier soleil se dressait. Il se dressait comme un tamanoir, pour s’élever à des milliers de cieux plus hauts que les comètes, et soudain, quand on s’y attendait le moins, il enfonçait sa langue de feu doux dans le trou de l’univers. »
Chilam Balam, prophéties du sage Maya un film de Ludovic SEGARRA, Canal Once, INA
Reconstitution par les indiens Lacandons du sud du Mexique des rites anciens. Même s’ils ne sont plus pratiqués aujourd’hui, il existe une concordance profonde entre les souvenirs d’un ancien (Chan Kin) et les prophéties de Chilam Balam : aux préceptes de l’un fait écho l’expérience de l’autre, preuve de la vitalité du texte sacré dans l’inconscient collectif lacandon.
Une religion sacrificielle
Si on a longtemps présenté la civilisation maya classique comme une civilisation pacifique, il est maintenant avéré que malgré ses raffinements, elle était aussi une civilisation guerrière, et que ces guerres avaient essentiellement pour but de capturer des victimes pour les sacrifices.

Sacrifice
Mireille Vautier suragpix
Danse avec les Dieux : Mille ans de civilisation mésoaméricaine des Mayas aux Aztèques T. 1, Ed. L’Harmattan.
Dans ce riche recueil d’interventions sur divers rituels et œuvres mayas, l’article Les rites sacrificiels mayas, de Martine Fettweis-Vienot resitue ces pratiques dans l’histoire. « Dans leur premier contact avec le pays maya, les conquistadors ont été extrêmement révoltés par la vision de la mort sacrificielle, oubliant simplement que les geôles de l’inquisition étaient alors peu glorieusement éclaboussées du sang des aveux forcés. En même temps, ce sentiment d’horreur a hâté le prosélytisme des Espagnols qui imposèrent leur christianisme, en dépassant parfois en atrocités ces sacrifices qu’ils pensaient combattre. ». L’auteur décrit par ailleurs les différents rites et les techniques de sacrifice (excision du coeur, mise à mort par flèches, noyade rituelle, décapitation et autres joyeusetés ....). Elle reprend les différentes théories expliquant les raisons du sacrifice (meurtre rituel, acte de piété, symbolique du sang régénérateur, héritage du totémisme) et s’appuie sur l’interprétation de René GIRARD dans
La violence et le sacré et sa théorie du bouc émissaire qui refonde le lien social. Vue d’ensemble
Deux sites résument tous les éléments évoqués ici :
Les Mayas
Page du site des élèves de l’ENS. Elle contient des résumés courts et clairs sur les principaux traits de la civilisation Maya : Témoignage de John Lloyd Stephens, La société maya et son évolution historique, L’arithmétique maya, L’astronomie maya, Les sacrifices mayas, Les livres mayas, Les Mayas aujourd’hui, Ruta Maya, Chronologie.
Le mystère des Mayas
Page du site du Musée canadien des civilisations. Elle comprend le résumé de l’histoire des Mayas, des diaporamas, un glossaire, des photos de poteries mayas.

glyphes
www.futura-sciences.com