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Le Radeau de la Méduse, Journal des Débats, 13 septembre 1816 Voir
Le naufrage de La Méduse
L'essentiel pour comprendre :

Le naufrage de la Méduse
Ed. Cartouche
Le naufrage de la Méduse par deux rescapés par CORREARD et SAVIGNY, Ed. Cartouche
Publié en 1817, quelques mois seulement après le fameux naufrage de La Méduse, ce récit extraordinaire écrit par deux rares survivants fit scandale et connut un immense succès. La mise en cause des officiers du vaisseau et le ton du livre le firent censurer par le gouvernement de l’époque. Corréard et Savigny racontent dans cette tragique épopée la vie sur le radeau, la soif, la faim, la colère, qui poussèrent quelques désespérés au cannibalisme.
L’affaire de la Méduse : le naufrage et le procès de Philippe MASSON, Spécialiste d’histoire maritime, Tallandier
Le naufrage de la Méduse, le 2 juillet 1816 au large du Sénégal, semble être un drame de la mer comme il en arrive tant. Mais le Journal des débats révèle bientôt que ses rescapés (150 environ) qui ont pris place sur un radeau de fortune, se sont entretués et entredévorés. Les survivants qui ont pu toucher terre ont encore effectué un périple de plusieurs centaines de kilomètres à travers le désert. L’effet est immédiat. A l’horreur succède l’indignation, et les passions, politiques s’embrasent. Le commandant de la Méduse, Duroy de Chaumareys, est un officier de l’ancienne marine royale rentré d’émigration. A travers la mise en cause de ses compétences et de son comportement, c’est la Restauration qui est attaquée et avec elle tous les cadres d’Ancien Régime revenus aux affaires. L’opinion publique surchauffée par la presse fera le reste, la France divisée mettra plus de dix ans à « digérer » l’histoire de la Méduse...
La chaumière africaine ou Histoire d’une famille française jetée sur la côte occidentale de l’Afrique à la suite du naufrage de la frégate La Méduse, par Charlotte-Adelaïde DARD, L’Harmattan
Charlotte-Adelaïde Dard (1798-1862), née Picard, est l’une des seules femmes à avoir survécu au naufrage de La Méduse en 1816. Son récit, composé de scènes sentimentales et personnelles, de relations de faits historiques et politiques et de descriptions géographiques et anthropologiques, donne également une idée des conditions de la colonisation au Sénégal au début du XIXe siècle.
D'autres perspectives :
Le naufrage inspirera le peintre Théodore Géricault qui l’immortalisera en 1819 sur un tableau appelé "Le radeau de la Méduse". Ce tableau monumental, 491 × 716 cm, qui ne peut quitter le musée du Louvre où il est conservé, est évoqué dans l’exposition "Géricault, la folie d’un monde" qui se tient au Musée des Beaux Arts de Lyon jusqu’au 31 juillet 2006.

Le radeau de La Méduse
Théodore Géricault
Naufrage et tableau continuent d’inspirer les écrivains

Weyergans
Le Radeau de la Méduse par François WEYERGANS, éd. Gallimard
Le nègre et la Méduse par Martine LE COZ, éd. Serpent à plumes
La malédiction de la Méduse par Erik EMPTAZ, éd. Grasset 
Emptaz