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Kafka Tamura a 15 ans, et il fuit la prophétie d’Oedipe. Enfin, il ne s’appelle pas réellement Kafka. Et il n’a pas encore tué son père.
Nakata n’est pas très intelligent, il le dit lui-même, mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il sait parler aux chats, plus ou moins bien suivant les individus, bien sûr. Mais il ne faut pas l’ébruiter, n’est-ce pas, on risquerait de le prendre pour un menteur, ou pour un fou ...
Ces deux personnes n’ont aucun point commun, absolument aucun. A moins que ...
Comme toujours chez Haruki Murakami, le réel et l’onirique se croisent, se superposent, s’accouplent et se déchirent sans jamais laisser de répit à celui qui s’aventure trop près de la frontière.
Kafka arrivera-t-il à éviter la réalisation de la prédiction paternelle ? Nakata trouvera-t-il ce qu’il cherche ? Survivront-ils à l’accomplissement de leur destin ?
Autant de questions qui restent en travers de nos gorges durant toute la lecture, lecture que l’on termine à bout de souffle et avec l’impression étrange d’avoir frôlé du bout des yeux des secrets qui ne sont pas pour nous.
Du même auteur :
La fin des temps, Seuil, 2003.