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Sélection été 2012
Sous le soleil des savants
3/08/2012
Foin des jeux olympiques ! Loin de la transpiration des vestiaires et du Big Brotherisme du CIO et de Londres, vos bibliothécaires vous proposent une sélection documentaire pour que le soleil de la raison vous éclaire au moins autant que notre astre diurne. Si vous vous sentez prêts à éteindre la télévision, nous vous invitons à faire quelques découvertes. A table, d’abord, car ce n’est que le ventre plein que l’on pourra remplir ses yeux et ses oreilles. Des plus petites molécules aux planètes (peut-être ?) peuplées de vie extraterrestre en passant par nos pratiques agricoles ou sexuelles, voyons ci-dessous quelques éléments qui nous permettront de s’affranchir de notre peur des mathématiques, de comprendre les soins ou la maladie, ou de façon plus extrême de survivre à une invasion de robots.


Illust : Boson de Higgs, 12.3 ko, 150x169

Boson de Higgs

CERN, Atlas

A table !

En cuisine avec Alain Passard, de C. Blain, Gallimard, 2011.

Illust : En cuisine avec Alain, 13.9 ko, 150x196
Oui, bien sûr, la cuisine des 3 étoiles est réservée à des privilégiés et la plupart d’entre nous ne feront au mieux que passer devant leurs portes opaques où un portier intimidant exerce un contrôle aussi courtois qu’efficace. Oui, bien sûr, l’addition frise la stratosphère, et la seule carte des vins ressemble au budget prévisionnel de la NASA. Et puis là aussi, le star-système fait rage avec ses excès, ses divas et ses modes. Et pourtant : rarement ouvrage culinaire aura autant donné envie de sacrifier le livret A et les économies de mémé, pour vérifier si ce qui est dessiné (croqué) par C. Blain est vrai. De la quête acharnée de la qualité (trois potagers dans différentes régions afin de créer des « crus » de légumes) au souci quasi-maniaque du détail qui tue, sans oublier une inventivité permanente tout y est : Alain Passard est un génie, un visionnaire, bref un très grand cuisinier. Après deux ans de travail, Christophe Blain avoue ne plus pouvoir se passer des lieux : on le comprend !


Potage tortue, buisson d’écrevisses et bombe glacée... : histoire(s) de menus, sous la dir. de Caroline Poulain, Agnès Viénot éditions, 2011.

Illust : Potage..., 5.6 ko, 151x193
A partir d’aujourd’hui, vous ne vous passerez plus à table comme avant. Ce bel ouvrage nous promène parmi les trésors de la gastronomie française et mondiale par le biais du menu, ce « banal » bout de carton placé sur la table de la salle-à-manger ou du restaurant. Pas si banal que cela en réalité. En effet, l’histoire de cet éphémère bout de papier nous renseigne sur les modes culinaires et les codes artistiques et sociétaux qui gouvernent ce moment si essentiel : manger et bien manger si possible. On découvre une infini variété de menus, en papier ou en porcelaine, de la réception publique, royale ou présidentielle, en un mot officielle avec son interminable suite de plats, aux réjouissances d’un club ou d’une association, en passant par les fêtes privées, le mariage de la tante Marceline ou l’anniversaire de Grand-Papa. Objets de collection, tant par un cercle restreint de gastronomes avertis que par des bibliothèques en ayant fait leur domaine de prédilection, les menus les plus aboutis datent des années 1900, signés par des artistes de renom comme Alphonse Mucha ou Benjamin Rabier. Vous pourrez prolonger la découverte de ces collections gourmandes en vous rendant sur les sites de certaines bibliothèques dont celle de Dijon. Mais peut-être est-il temps de passer à table. Au fait : « qu’y a-t-il au menu ce soir ? »

_ Umami de Laurent Seminel, Marabout, 2011.

Illust : Umami, 7.6 ko, 147x190
Le sucré, le salé, l’acide, l’amer... et l’umami. Cinquième goût identifié par le japonais Kikunae Ikeda en 1908, il est présent dans les recettes du monde entier. En 1826, Brillat-Savarin le définissait sous le nom d’osmazôme. Le glutamate, car c’est cela, est un acide aminé présent dans toutes les protéines, végétales ou animales. Vous aimez le jambon sec, les petits pois, le fromage, les champignons, le crabe ? Vous aimez l’umami. Dans ce livre, vous apprendrez tout sur les aliments riches en umami, comment les préparer et les marier pour créer une explosion de saveur dans votre assiette (ou votre bol). L’auteur, français, nous propose des recettes mêlant ingrédients européens et sauces asiatiques, servies dans des restaurants gastronomiques. Les photos mettent littéralement l’eau à la bouche. On découvre, au gré des pages, la technique de l’ikejime, immobilisation et saignement du poisson vivant ou le salage des jambons. L’umami, un livre subtil et délicat.


Tout cru !, sous la direction de Federica Romagnoli, éd. White Star, 2012.

Illust : Tout cru, 7.2 ko, 150x210
Dépassés les végétariens, enfoncés les végétaliens, atomisés les macro-bios. La dernière tendance, qui se veut la plus authentique, est bien de s’adonner aux joies sans limites du cru ! Mais attention, n’allez pas imaginer que deux tomates, un concombre et quelques figues suffiront à la fête : le monde du cru est bien plus vaste que cela et possède bien des spécialités : viandes (tartares), poissons, carpaccios... On peut véritablement parler de gastronomie. D’ailleurs de grands chefs commencent à s’intéresser au phénomène, jugez plutôt : tartare de magret de canard, blinis à la crème aigre, saumon fumé et caviar ou encore carpaccio de chou-rave et de truffe. Alors n’hésitons plus, osons manifester notre goût pour le cru ! D’autres livres de cru sont également disponibles à la bib’


Et bien sûr la santé !

Comment rater sa vie sexuelle, par Stéphane Rose et Marc Dannam, La Musardine, 2012.

Illust : Comment rater sa (...), 10.7 ko, 150x245
Pour tous les hommes prêts à renoncer au culte de la performance ! Etre nul au lit, c’est non seulement possible mais souhaitable... Quatre bonnes raisons de rater sa vie sexuelle : parce qu’avoir « une vie sexuelle épanouie », aujourd’hui, est obligatoire, soyons rebelles, refusons le conformisme et les diktats de la presse féminine (de quoi se mêle-t-elle ?) ; parce que vous avez bien mieux à faire : manger de la pizza devant 24 Heures Chrono, dézinguer vos contemporains sur WOW, finir de coller vos Panini de la Coupe du monde 2010 ; parce que faire l’amour c’est fatiguant à la longue, en particulier lorsque c’est bien fait ; parce que quand c’est bien fait, il faut recommencer, alors que quand c’est nul, après on vous laisse tranquille... Rater sa vie sexuelle, pour réussir sa vie !

Ce livre au titre provocateur est rédigé avec beaucoup de sérieux dans la forme malgré la dérision omniprésente du fond. Il n’est évidemment pas à prendre au premier degré. Sous ses faux airs de guide prônant la médiocrité, ce « guide » fait un bilan moqueur de toutes les maladresses qu’il est possible de faire en termes de sexualité. Au cours de sa lecture, il se révèle être bien plus subtil et intelligent qu’il n’y paraît, voire être de bons conseils pour certains et ce, de manière totalement décomplexée et agréable.


La cordée du Mont Rose, d’Olivier Balez, éd. des Arènes, 2011.

Illust : La cordée du Mont (...), 23.6 ko, 150x229
Cette bande dessinée retrace le parcours d’Eric, atteint de la Maladie de Crohn et l’aventure humaine à laquelle il va participer avec un groupe de patients : une expédition vers le sommet du Mont Blanc. La Cordée du Mont Rose est certes une histoire de montagne mais c’est surtout une histoire de courage. La bataille pour la vie et l’espoir passe par ce défi relevé en compagnie d’autres malades. A travers cette ascension, un voile est levé sur le combat quotidien contre les Maladies Chroniques de l’Intestin, maladies peu connues mais particulièrement douloureuses et handicapantes. Les difficultés de la vie sont appréhendées comme les étapes d’une ascension alpine. A chaque épreuve, il faut se remotiver, reprendre courage, voir dans la pointe suivante un défi relevé, et finalement, une satisfaction, un encouragement. La maladie est évoquée sans fausse pudeur, mais sans voyeurisme non plus. Le récit aux couleurs vives et lumineuses est bien construit, entrecoupant les récits d’alpinisme et l’histoire du combat d’Eric depuis son enfance. Le ton n’a rien de larmoyant, il est même doté d’une véritable force, d’un optimisme, qui sont autant de leçons pour le lecteur. Un film documentaire relatant cette ascension a été réalisé par Johanne Perrier « Un Mont Blanc pour y croire », aventure initiée par un médecin du CHU de Nice, spécialiste des MICI, pour une cordée solidaire associant malades, médecins et guides de haute montagne. Un regard juste sur la maladie et le dépassement de soi.


Le château des ruisseaux, de Frédéric Poincelet et Vincent Bernière, Dupuis, 2012.

Illust : Chateau-des-Ruisse (...), 9.7 ko, 142x190

Les auteurs de cette bande dessinée nous entraînent dans l’intimité d’une résidence pour toxicomanes en Picardie, à travers une galerie de portraits plus vrais que natures. Les questionnements de Jean que nous suivons depuis son départ de Paris, les parcours de ses condisciples dévoilés lors de cette thérapie de groupe, nous plongent au plus près de leurs vies brisées par la drogue (overdose dans les toilettes, transmission du VIH, prostitution pour un peu de came...), mais sans voyeurisme ni mise en scène spectaculaire. A l’unisson du récit, le graphisme par la sobriété du trait, de la mise en scène ou de la couleur estompe sans rien cacher la réalité assez sombre de cette addiction.


J’ai débranché : comment survivre sans Internet après une overdose, de Thierry Crouzet, Fayard, 2011.

Illust : J’ai débranché, 8.1 ko, 141x225

En cette période de zenitude vacancière, l’appel de la plage, des hautes cimes ou d’une destination exotique a peut-être eu raison de votre dernière addiction : l’ultraconnexion aigüe. Sinon, il est peut-être temps de consulter le « docteur » Thierry Crouzet, auteur de J’ai débranché : comment survivre sans internet après une overdose. Animateur d’un blog très couru en tant qu’« expert de rien », l’auteur décide de se déconnecter du monde d’internet, pendant six mois, c’est un bon début. Ayant décompressé trop vite, étant revenu de tout, il part à la recherche de LA thérapie qui le guérira. Thierry Crouzet réapprend à écouter son corps, à vivre les plages de silence, de solitude, et ses rêves. Et pendant ce temps, le monde continue d’avancer, famille et amis en premier lieu.


Des chiffres et des lettres. Mais surtout des chiffres. En toutes lettres.

Qui a peur des mathématiques ?, Anne Siety, Denoël, 2012.

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Pour répondre à cette question, la psychopédagogue Anne Siety s’interroge sur les mots de la vie de tous les jours, qui se cachent derrière les chiffres et qui peuvent renvoyer l’apprenti mathématicien à un questionnement ou un traumatisme plus personnel : ne parle-t-on pas de fonction, de racines, etc. ? Mais la psychopédagogue ne renvoie pas tout à Freud. Dans l’imaginaire commun, les mathématiques sont synonymes de souffrance, l’approche est alors biaisée dès le départ : exercices à haute dose sans jeter un coup d’œil au cours, blocage devant des chiffres abstraits, impossibilité d’appréhender la véracité d’un résultat à quelques milliers de tonnes près... Pour contrer la peur des mathématiques, Anne Siety ne propose pas un relativisme de façade : « les maths, c’est facile ! » ou « les maths, c’est utile ! » mais tente de décrypter les blocages. Derrière les pleurs et l’impossibilité de faire ses exercices, une entrée moins impressionnante dans l’univers des mathématiques est à découvrir pour en faire un monde à la portée de tous. De même derrière un travail acharné qui ne porte aucun fruit, se cache peut-être un évitement des mathématiques par le biais de formules toutes faites mais qui demeurent mystérieuses. Enfin dernier conseil, Anne Siety recommande de ne rien faire pendant les vacances... un livre à mettre de toute urgence dans les mains de parents stressés pour les décomplexer !


Histoires de géomètres... et de géométrie, de Jean-Louis Brahem, Le Pommier, 2011.

Illust : Histoires de géomètres, 9.7 ko, 150x150
Et si la géométrie vous donne des boutons... Alors laissez-vous porter par les histoires de Jean-Louis Brahem. La géométrie n’est pas ici un cours rébarbatif dont on ne comprend pas les applications, au contraire Jean-Louis Brahem choisit de nous de nous plonger au côté de trois artisans : un arpenteur vivant à Babylone au VIème siècle avant JC, un jardinier d’Alexandrie, un maçon du Moyen-âge et un artiste Léonard de Vinci et de leurs questionnements quotidiens : Comment diviser un terrain biscornu en parts égales ? Faire le dallage d’un jardin en limitant le coût d’achat des matières premières ? Tracer une rosace ? Pour cela, pas besoin de formules compliquées, même pour calculer la quadrature du cercle... une simple corde, des bâtons, ou une règle suffisent. La géométrie est une science ancienne qui n’appartient pas qu’aux savants ! Cet ouvrage très riche en illustrations, en schémas deviendra votre indispensable pour enfin comprendre la géométrie tout en ayant l’impression de lire un roman historique... Pour avoir un aperçu sonore de ce livre, quelques émissions auxquelles Jean-Louis Brahem a participé :
-  Comment la géométrie s’est elle imposée dans la vie des hommes ? sur France Info
-  Et si les croquis créaient le monde ? Émission diffusée sur RFI (première partie, deuxième


Mathématiques : un dépaysement soudain, Fondation Cartier, 2011.

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Un livre qui mêle Takeshi Kitano, les algorithmes aléatoires, le fonctionnement du Grand Collisionneur de Hadrons ET Patti Smith. Vous vous dites non, c’est un rêve, un fantasme de scientifique, le dernier film de David Lynch ? Et bien, c’est tout cela à la fois. Au commencement, une discussion entre le directeur de la Fondation Cartier et celui de l’Institut des hautes études scientifiques. De quoi parlent-ils ? Bingo : d’art et de mathématiques. L’un invite des peintres, plasticiens, cinéastes. L’autre a un carnet d’adresses bien rempli et recrute des astrophysiciens, un anthropologue et bien sûr des mathématiciens, chiliens, français ou russes. Le résultat : une exposition hors norme, loin de la didactique de la Cité des Sciences. La scénographie est signée David Lynch, les portraits Raymond Depardon. L’ouvrage est une explosion de couleurs et d’intelligence. On navigue au gré des concepts, des entretiens avec des génies passionnants, des textes assez courts pour être captivants. Ce livre est à picorer, survoler, dévorer, pour glisser dans un monde si proche, si lointain, un dépaysement soudain. Cet ouvrage a été publié à l’occasion de l’exposition du même nom présentée à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris, d’octobre 2011 à mars 2012. A lire en écoutant en boucle le CD de Patti Smith et David Lynch, bande son de l’expo.


Histoire de l’oxygène : de l’alchimie à la chimie, de Gérard Borvon, Vuibert, 2012.

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Gérard Borvon propose avec cet ouvrage une approche assez différente de ce qui se fait traditionnellement en histoire des sciences, très portée sur les personnes, et se penche directement sur l’objet étudié plutôt que sur l’étudiant ou sur l’étude. L’oxygène est évoqué tous les jours, à mots couverts, quand on évoque les problèmes de l’eau (H2O) ou de la pollution de l’air (CO2), mais aussi quand on parle de vie ou de liberté, le grand bol d’oxygène nous dégage les bronches et est devenu un symbole non plus seulement chimique mais qui s’est diffusé dans toutes les couches et tous les aspects de nos cultures. Un livre clair, écrit avec une certaine légèreté, et qui remonte au IIIe siècle avant JC et Empédocle ou Platon pour arriver à Jean-Michel Jarre en passant par les creusets des alchimistes, Lavoisier ou Mendeleïev. Une multitude de récits particuliers qui s’entrecroisent pour donner une image pleinement culturelle d’un élément qui n’est jamais resté confiné dans les laboratoires.


La Belle Verte

Semez pour résister ! L’art et la pratique des bombes à graine, de Josie Jeffery, Plume de Carotte, 2012.

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Voilà un manuel du guérillero jardinier, un guide pratique de jardinage original ! D’ailleurs, est-ce du jardinage, est-ce du militantisme écologique, est-ce de l’aménagement paysager ? Un peu de tout ça. Josie Jeffery donne dans son ouvrage la recette pour fabriquer des boules d’argile et de terreau remplies de graines diverses. Ensuite il appartient à chacun de choisir soigneusement l’endroit où lancer sa « bombe à graines » dans un geste écologique et responsable, selon les termes de l’auteur. Puis laisser agir la nature pour multiplier les taches colorées sur les cartes de nos villes et de nos campagnes... L’aspect un peu « militantiste » et fouillis des premiers chapitres de l’ouvrage peut faire sourire, mais le catalogue des plantes citées, en deuxième partie, est sérieux, documenté tout en restant clair. Et la partie pratique sur la fabrication des « bombes à graines » montre que c’est un jeu d’enfant, que les enfants adoreront d’ailleurs. Alors, tous les mains à la pâte, ou plutôt à la terre, et à mon commandement ... Lancez !


Les civilisations à l’épreuve du climat, de Vincent Boqueho, Dunod, 2012.

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Pour vous développer, soyez stressés ! On avance souvent comme une évidence des causes environnementales « positives » nécessaires au développement des civilisations au sortir du néolithique, comme par exemple la présence de grands fleuves (Nil, Tigre, Euphrate pour les civilisations d’Egypte ou de Mésopotamie), ou un climat ni trop sec, ni trop froid, une plaine alluviale fertile... Vincent Boqueho a recherché tous les foyers de développement de civilisations connus à ce jour au niveau mondial et a tenté de rechercher une corrélation avec un climat type. Et il démontre qu’en fait, un environnement favorable participe certes à l’extension géographique d’une civilisation, mais son foyer originel est souvent apparu dans des régions montagneuses, où l’Homme, soumis à des conditions climatiques changeantes, subit un « stress climatique » le poussant à l’innovation nécessaire pour pallier les effets néfastes des aléas climatiques sur les récoltes. Une fois déterminées les conditions nécessaires à l’apparition puis au développement de civilisations, l’auteur essaye d’appliquer son « calque climatique et environnemental » au monde d’aujourd’hui pour tenter de hiérarchiser différentes zones du monde suivant leur potentiel de développement pour le futur. L’ouvrage est très abordable, clair et illustré de cartes aidant à la localisation et à la compréhension de son propos. Un livre instructif et passionnant.


Vivre en enfer / Les créatures du sel et de l’acide, Thierry Berrod, CNRS Images, 2010, 50 min.

Illust : Créatures du sel (...), 11.8 ko, 148x99

Envie de tester des sensations nouvelles pendant ces vacances : le saut à l’élastique vous ennuie, la forêt amazonienne est déjà votre terrain de jeu... que diriez-vous de l’enfer ? Un petit bain d’acide sulfurique, des étendues d’eau à la salinité huit (8 !) fois plus forte que dans l’océan... Un milieu qui peut apparaitre comme infréquentable, sauf pour certains organismes qui ont développé des stratégies d’adaptabilité dans ces milieux extrêmes. Ce film documentaire vous permettra de plonger à leur côté sans vous mouiller les pieds (ce qui reste plus prudent, même pour les amateurs de sensations fortes). A vous les décors magiques aux couleurs contrastées du rouge au vert fluo, en compagnie d’animaux étonnants comme les poissons promeneurs qui passent de l’air à l’eau à l’aide de leurs petites pattes, les mouches alkali qui plonge après s’être fabriqué un scaphandre sous les traits d’une bulle d’air, ou même les flamands roses qui sous leurs atours très communs cachent le secret de leur couleur... Pour vous mettre l’eau à la bouche, deux extraits sont disponibles sur le site Arte TV Vivre en enfer, c’est également trois autres documentaires : Créatures du chaud, Créatures du froid, Créatures du noir qui vous permettront de faire un tour du monde, loin de la carte postale classique !


Illust : Invasion robot, 13 ko, 148x227

Survivre à une invasion robot : manuel pratique, de Daniel Wilson, Orbit, 2012.
Après le Guide de survie en territoire zombie, également traduit par Patrick Imbert, voici un autre guide de survie qui se révèlera fort utile quand nos cauchemars se réaliseront, c’est-à-dire ici quand les robots et autres Intelligences Artificielles prendront le contrôle de notre monde. Face au soulèvement des machines, cet ouvrage ne sera pas de trop dans votre pack de survie et vous donnera les moyens de faire face aux robots tueurs qui ont pris forme humaine comme aux rayons lasers des drones du futur. L’espèce en voie de disparition, c’est l’homme. Son prédateur, c’est toujours le robot, mais dans différents scénarios exposés et débattus par l’auteur et différents scientifiques, en s’appuyant sur l’état actuel des techniques robotiques. Au-delà de l’humour anglo-saxon toujours efficace et de la collection de situations typiques de la fiction et de la science-fiction, ce livre est également une excellente introduction à la robotique contemporaine. N’attendez pas qu’il soit trop tard ! Découvrez toutes les astuces pour vous défendre contre l’invasion imminente ! Toute résistance n’est pas inutile...


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L’unique terre habitée ? : les conditions de vie sur les autres planètes, d’André Maeder, Favre, 2012.
Deux cents milliards d’étoiles, rien que dans notre galaxie. Avec une moyenne de dix planètes par étoile, cela fait deux mille milliards de planètes dans notre Voie Lactée. L’apparition de la vie sur Terre a demandé des conditions dont la réunion était, et est toujours, extrêmement improbable. Ce livre se divise en deux temps. Il fait d’abord le point de manière claire et originale sur notre connaissance des conditions astronomiques, climatiques, biologiques, pour la vie ailleurs dans l’univers. Quelle a été la part de hasard quant à l’apparition de la vie sur Terre, et ces événements sont-ils possibles ailleurs, sur d’autres planètes ? Le deuxième temps restreint le champ d’étude, et se concentre sur la vie intelligente. Les dinosaures se sont maintenus 160 millions d’années : ferons-nous aussi bien ? S’il y a une vie ailleurs, est-elle intelligente ? Les civilisations techniques sont le seul moyen de détecter des signaux de vie extraterrestre. Elles permettent également à l’humain de déterminer toute l’évolution physique, climatique et biologique de la planète. Dans ces conditions, la vie intelligente sera-t-elle suffisamment longtemps présente sur notre propre planète pour que l’homme détermine avec certitude si elle est également présente ailleurs ? Si la Terre n’est peut-être pas unique, elle est en tout cas suffisamment rare pour qu’elle nécessite qu’on la préserve, et nous avec.



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