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Quel avenir pour l’Hôtel-Dieu de Lyon ?
Sommaire
1. Un programme prestigieux pour l’Hôtel-Dieu
25 septembre 2009 : un projet qui prend forme
Une réhabilitation planifiée de 120 millions d’euros
Restera-t-il un soupçon de santé à l’Hôtel-Dieu ?
2. L’Hôtel-Dieu, symbole de la vie médicale lyonnaise
Un site hospitalier en activité depuis le Moyen Age
Le Grand Dôme de Soufflot
Soins au fil des siècles à l’Hôtel-Dieu
25 septembre 2009 : un projet qui prend forme
Comme pour les prisons de Perrache, le sort de l’Hôtel-Dieu commence à se jouer en 2009. Dans les deux cas, les bâtiments sont emblématiques et situés à des emplacements stratégiques fortement convoités de la presqu’île : le quartier du Confluent et le centre-ville historique. Ces deux sites sont les reflets du passé architectural de la ville de Lyon. L’hôpital a été construit - sous sa forme actuelle - aux 17e et 18e siècles, tandis que le 19e siècle a vu naître les deux établissements carcéraux l’un après l’autre. En revanche, contrairement aux prisons, l’Hôtel-Dieu n’attend pas sa fermeture pour être fixé sur son sort : la Mairie de Lyon souhaite aller vite et lance la procédure de reconversion du site dès l’automne 2009. L’idée planait déjà depuis quelques années et, lors de la dernière campagne des élections municipales, l’Hôtel-Dieu a fait l’objet de propositions par les deux principaux prétendants à l’Hôtel de Ville, Dominique Perben et Gérard Collomb. Réélu, ce dernier reprend la direction des Hospices civils de Lyon (HCL), en raison d’une tradition qui attribue ce titre au maire de Lyon. Il a donc toutes les cartes en mains pour donner le feu vert à l’étude de son projet.
Le 25 septembre 2009, Gérard Collomb présente le projet de reconversion d’un site gigantesque (45000 m² dont 35000 m² utiles), propriété des Hospices Civils de Lyon. Il a été élaboré lors du 2ème comité de pilotage chargé de réfléchir à l’avenir de l’Hôtel-Dieu, composé de personnalités de la Ville et du Grand Lyon et de membres des HCL. Ce comité a défini quatre objectifs principaux : ouvrir l’Hôtel-Dieu aux Lyonnais, mettre en valeur la qualité patrimoniale, proposer des activités et un programme qui s’intègrent dans le contexte urbain de la presqu’île et dans le bâtiment, et enfin, inscrire le site dans le rayonnement de la métropole lyonnaise. La SERL (Société d’équipement du Rhône et de Lyon), désignée comme assistant maître d’ouvrage (MAO) en mai 2008, seconde les HCL dans l’élaboration du programme de reconversion, dans le choix d’un opérateur pour la passation des documents contractuels ainsi que le suivi de la phase opérationnelle. Gérard Collomb et Bruno Dumetier, architecte conseil mandaté par la SERL, ont rendu public l’esquisse du projet global d’aménagement du site et ont fait part des options rejetées.
Les 5000 m² du rez-de-chaussée de l’Hôtel-Dieu se destinent aux activités commerciales. Des bars et restaurants installeraient leurs terrasses dans les cours intérieures pour faire profiter les Lyonnais de leur calme. Les galeries du quai Jules Courmont s’ouvriraient sur l’extérieur et accueilleront des boutiques axées sur le design et la décoration, pour retrouver l’ambiance du début 20ème siècle. Amusante collision des temps, il faut savoir qu’en 1840 était construit le passage de l’Hôtel-Dieu, véritable galerie commerçante donnant accès à 30 boutiques privées (bijoux et montres, ...). De manière générale, c’est l’ensemble du site qui serait davantage ouvert et intégré à la vie urbaine et piétonne pour que les passants profitent ou découvrent les éléments du patrimoine. Afin d’éviter une ambiance trop proche de la circulation automobile, guère compatible avec le lèche-vitrine, de larges trottoirs seraient créés. D’autres commerces et magasins s’installeraient du coté de la rue de la Barre. Le reste du site serait occupé par des activités tertiaires, des bureaux haut de gamme correspondant à une clientèle d’avocats, de conseils juridiques, d’établissements financiers. Comme le signale le dossier de presse, l’Hôtel-Dieu doit devenir une « adresse de prestige sans équivalence sur le marché du bureau haut de gamme ».

Vers un quai sans parking ?
Une réhabilitation planifiée de 120 millions d’euros
Si le projet est ambitieux, la Ville de Lyon l’affirme clairement : la reconversion du site doit se faire sans apport d’argent public. Le dossier de presse mentionne ainsi la recherche d’une « programmation sans financement public », d’où l’objectif de trouver un repreneur de prestige. Or, le coût global de la rénovation est estimé à 120 millions d’euros, soit 3000 euros le m². Et Gérard Collomb de préciser : « Ni les HCL, ni la Ville, ni le Grand Lyon ne sont en mesure de s’offrir aujourd’hui cette opération ». Le choix d’un opérateur unique est aussi l’une des conditions du projet, qui ne sera donc pas morcelé entre différents gestionnaires, pour éviter une opération de vente à la découpe comme dans le quartier Grolée.
Autre contrainte pour le futur repreneur, les HCL conservent la propriété de l’Hôtel-Dieu. Cette condition, qui contente sans doute la majorité des Lyonnais, est étroitement liée à l’histoire des Hospices civils de Lyon, nés en 1802 de la fusion des deux hôpitaux (appelés « hospices » au cours de la Révolution) de la Charité et de l’Hôtel-Dieu. L’ensemble est propriétaire par dons, legs et achats d’un considérable domaine dans la ville de Lyon. Par conséquent, l’Hôtel-Dieu n’est donc pas vendu mais cédé - via un bail emphytéotique pouvant s’étendre jusqu’à 99 ans - au repreneur qui assumera sa restauration.
Or, actuellement, l’Hôtel-Dieu coûte cher aux HCL, qui rencontrent des difficultés financières (déficit de 87 millions d’euros) dans un contexte d’objectif de rentabilité à atteindre. Les HCL sont donc contraints par l’Agence Régionale d’Hospitalisation (ARH) à un retour à l’équilibre en 2013. Pour cela, il faut réduire les investissements, rationnaliser la logistique, supprimer des emplois et se désengager de certains sites hospitaliers, dont l’Hôtel-Dieu. Selon une source interne, les dépenses liées de viabilisation sont plus élevées que celles des autres sites des HCL (12,29 euros par m² contre 11,66 euros). Surtout, les bâtiments se dégradent et le coût d’une rénovation de la façade et des toits pourrait s’élever à plus d’une centaine de millions d’euros. C’est un souci également pour la municipalité qui ne souhaite pas que l’Hôtel-Dieu devienne une friche. Du coté de la rue de la Barre, certaines vitrines ont déjà triste mine...
Quel que soit son coût d’entretien et de rénovation, nul ne peut ignorer la valeur d’un tel lieu, qu’il ne s’agit pas de brader. Personne ne souhaite en effet une transaction aux dépens des HCL et des Lyonnais. La Ville est d’ailleurs optimiste sur l’attrait du projet auprès des investisseurs. Gageons que le dossier reste séduisant et motive les candidatures de groupements d’entreprises qui doivent déposer leur projet avant la fin de l’année 2009.
Restera-t-il un soupçon de santé à l’Hôtel-Dieu ?
Parallèle au calendrier du projet de rénovation, la planification du départ des dernières activités médicales est connue. Médecins et infirmiers commencent à empaqueter bistouris et gaze, non sans regrets pour certains, comme le précise une syndicaliste : « C’était un hôpital très familial, auquel les agents étaient très attachés. Pour nous, c’était l’hôpital avec un grand « H » ». Depuis le 28 avril 2009, l’Hôtel-Dieu n’accueille plus d’accouchements et le 30 juin 2009, le service médical d’accueil a fermé ses portes. D’ici le premier semestre 2011, la totalité des activités hospitalières doit cesser. L’une des fins d’activités redoutée est celle du service d’interruption volontaire de grossesse (4200 IVG sont réalisées chaque année aux HCL). Dans ce domaine, il est nécessaire de simplifier les démarches des patientes : facilité d’accès, préservation de l’anonymat... La situation privilégiée de l’Hôtel-Dieu, en plein centre ville, répond à ces besoins. Depuis l’annonce de la fermeture, les personnels de santé, le planning familial et les associations féministes s’opposent à la répartition de ce service vers différents hôpitaux, souhaitant un lieu unique assurant un meilleur suivi des patientes. Heureuse nouvelle : le 6 octobre 2009 a été décidé le transfert du centre d’orthogénie à l’hôpital Edouard-Herriot (Grange Blanche). Le collectif de défense de l’IVG à Lyon demande désormais que les avortements sous anesthésie générale y soient également transférés, à la place du choix de Lyon Sud.
Et le Musée des HCL ? Le musée des Hospices civils de Lyon est un musée labellisé "Musée de France". Riche d’une vaste collection de mobilier, faïences et apothicaireries, il présente plusieurs siècles d’histoire de la médecine et s’anime régulièrement à l’occasion d’expositions temporaires, comme celle sur les seringues « Piqûres de Rappel », visible jusqu’au 31 décembre 2009. Le musée est ouvert au public du lundi au vendredi, de 13h à 18h, et est l’occasion de franchir les portes de l’Hôtel-Dieu. Toutes les options concernant son avenir sont encore possibles, de l’horizon noir d’une fermeture, au rêve de grandeur de René Mornex, vice-président du conseil d’administration des HCL : élever un grand musée de la médecine de 9000 m². Lyon a en effet connu une vie médicale importante dès le moyen âge, dont l’Hôtel-Dieu témoigne au fil des siècles jusqu’à nos jours.
Pour en savoir plus :
Les articles de presse permettent de suivre l’avancée du projet de l’Hôtel-Dieu, notamment ceux du Progrès du 26 septembre, des Acteurs de l’économie Rhône-Alpes (octobre 2009), de Bref Rhône-Alpes (30 septembre 2009), de la Tribune de Lyon (1er octobre 2009), du Journal du BTP Rhône-Alpes (8 octobre 2009), des Potins d’Angèle (1er octobre 2009).
Retrouvez toutes les références bibliographiques dans les Dossiers de presse et consultez les articles du Progrès sur
Europresse (accessibles depuis la Bibliothèque municipale de Lyon).
Le dossier de presse du Programme de reconversion de l’Hôtel-Dieu est en ligne sur le site web des HCL : la méthodologie du projet est expliquée. Sont notamment visibles les maquettes 3D, cartes et projections futuristes du bâtiment transformé, pour se faire une idée du résultat du site rénové. Une petite balade virtuelle vous tente ? Cliquez sur les images de l’Hôtel-Dieu vu de la rue Bellecordière ou des terrasses aménagées dans les cours intérieures. Au fil de l’avancée du projet, les principaux travaux sont mis en ligne pour compléter cette documentation.
Un site hospitalier en activité depuis le Moyen Age
La légende raconte que l’Hôtel-Dieu est fondé en 542 par le roi mérovingien Childebert 1er, fils de Clovis, et son épouse Ultrogothe. Deux statues en témoignent au centre de la grande façade donnant sur le quai. Il semble plus vraisemblable que ces prétendus fondateurs firent construire au 6e siècle, d’autres locaux hospitaliers, ceux de Notre-Dame de Lyon (à l’emplacement de l’actuel Conservatoire de musique, quai Bondy).
L’édifice de l’Hôtel-Dieu n’existe de façon certaine qu’à partir du 12e siècle. A l’époque, Lyon est une ville protégée par des enceintes et dont la presqu’île est progressivement desservie par deux ponts, l’un sur la Saône et l’un sur le Rhône. C’est vers ce deuxième pont qu’est implanté, vers 1184, l’un des douze hôpitaux de la ville. D’abord nommé « Hôpital du pont du Rhône », il devient, au fil des agrandissements et des constructions, « Hôpital de Notre-Dame de Piété » (1507) et est désigné plus communément sous le terme « Hôtel-Dieu ». La présence d’un tel édifice au cœur de la ville atteste de l’attention portée par les autorités lyonnaises aux soins des malades, du souci d’assister des populations défavorisées tout comme de se prémunir de troubles éventuels. Du bâtiment d’origine et des locaux dans lequel Rabelais a exercé la médecine au 16e siècle, il ne reste rien. Pour avoir une idée de l’hôpital d’origine, il est instructif d’examiner le plan scénographique de Lyon vers 1550. La grande bâtisse d’un étage, perpendiculaire au fleuve, comporte alors 74 lits, pour loger près de 180 patients, puisque le fait de dormir à 3 par lit est courant. Au nord du bâtiment de l’ « Hôtel-Dieu de Notre-Dame de la Pitié » est accolé un beau cloître. L’édifice que nous connaissons en 2009 a, quant à lui, été bâti en deux principales étapes de reconstruction : au 17e siècle (entre 1622 et 1637) et au 18e siècle, avec l’intervention de Soufflot.
Au 18e siècle, l’élégant portail d’entrée est élevé par l’architecte Delamonce (1706) ainsi qu’un vestibule octogonal donnant accès au cloître du 17e siècle. Le Réfectoire des Sœurs est achevé en 1747 puis c’est l’édification de l’imposant « palais du quai » réalisé de 1741 à 1761 par l’architecte Soufflot. L’ensemble constitue désormais aux yeux de tous « le plus bel hôpital du royaume ».
Au début de février 1755, Soufflot est appelé à Paris par le marquis de Marigny pour construire l’église Sainte-Geneviève (futur Panthéon, où il repose désormais). Nommé contrôleur des bâtiments du roi, il ne peut plus diriger lui-même la construction lyonnaise, malgré les réclamations des recteurs de l’Hôtel-Dieu. A partir du 15 mai 1757, Melchior Munet et Toussaint Lyer, désignés par Soufflot, sont chargés de faire exécuter ses dessins en son absence. Le gros œuvre est achevé en 1761, la sculpture en 1763. Toutefois, la hauteur du dôme construit par Loyer et Munet a été réduite, engendrant une courbe plus écrasée et renflée que le profil prévu par Soufflot, même si ces derniers s’en défendent.
Les salles des malades, sur deux étages, s’ouvrent sur la chapelle par des portes vitrées et des impostes donnant sur des tribunes. Quatre bâtiments transversaux déterminent quatre cours et contiennent des escaliers purement utilitaires. La commodité et le gain de place ont avant tout été recherchés, sans construction de prestige, à l’exception du grand dôme.
L’Hôtel-Dieu sans son dôme, en 1945
Au premier plan, le pont Wilson en reconstruction
© BmL
Pour en savoir plus :
Tous les documents relatifs à l’Hôtel-Dieu sont conservés aux Archives des Hospices Civils de Lyon et aux Archives municipales. La bibliothèque municipale possède cependant plusieurs dessins de Soufflot, notamment le
Plan et élévation de la façade de l’Hôtel Dieu de Lyon, sur le quay de Retz inventé, dessiné et conduit par J.-G. Soufflot (gravé en 1748). Elle détient également, dans le fonds Coste, quelques rares estampes le représentant (Cote 15096, 15098), moins connues que les nombreuses représentations (comme le portrait de Van Loo au musée du Louvre) de cet artiste qui est l’un des architectes français les plus célèbres de son temps.
Soufflot a passé à Lyon une quinzaine d’années, de la fin 1738 à décembre 1749 puis de février 1751 à janvier 1755. Il a laissé dans la ville et ses alentours des édifices nombreux et divers, parmi lesquels, outre la « façade » et le « grand dôme » de l’Hôtel-Dieu, plusieurs ont une importance majeure : le théâtre et l’académie d’équitation disparus, la loge du change dans le vieux Lyon, le baldaquin de Saint-Bruno qui domine la Presqu’île, plusieurs maisons de plaisance et la création du quartier Saint-Clair. Malgré l’importance de son œuvre à Lyon, l’architecte reste associé à l’édification de l’église Sainte-Geneviève devenue Panthéon. Les ouvrages suivants permettent l’étude détaillée et illustrée (plans, esquisses, gravures, lettres) des œuvres lyonnaises de Soufflot.
Soufflot et l’architecture des Lumières
Soins au fil des siècles à l’Hôtel-Dieu
Au 15e siècle, le malade, le pauvre, le vieillard, le pèlerin sont accueillis suivant la règle des Hospitaliers de Saint-Jean. Le malade abandonne ses vêtements pour prendre l’habit de l’hôpital. Ceux-ci sont envoyés pour y être lavés à la pouillerie et conservés jusqu’à la sortie du malade (ou vendus au profit de l’hôpital s’il meurt). Lavé et confessé, il gagne ensuite son lit - de 2 à 4 places - dans la salle commune. L’hygiène est un objectif quotidien : la salle et la literie des malades sont tenues propres, la tête, les mains, les pieds des malades sont lavés chaque jour. Les hospitalisés sont bien nourris, largement abreuvés (on attribue au vin beaucoup de vertus curatives à l’époque) et soignés (médicaments, saignées, sangsues, ventouses...).
Au partir du 18e siècle, le grand Hôtel-Dieu est à son apogée. L’Almanach astronomique et historique de la Lyon donne des renseignements intéressants sur la population de l’hôpital en 1755, évalué à 1300 malades. Dans la salle des Quatre-Rangs, on dénombre 440 hommes et femmes « ayant la fièvre » ainsi que 600 « blessés ». Des lits spéciaux sont réservés aux opérés de la taille ou du trépan, d’autres aux vénériens nécessitant « les grands remèdes » ; 50 insensés sont enfermés dans les « chambres basses ». Sont également logés à l’hôpital 50 incurables, les femmes en couches, 30 nourrices, les enfants « exposés » ou abandonnés et les enfants teigneux. Enfin, le bureau se charge des soldats blessés, malades ou fatigués. On dispose également du déroulement de la journée type du patient : bol de bouillon à 6 heures pour réveiller les esprits ; à 8h, visite du médecin accompagné de ses collaborateurs, puis le malade reçoit soins et pansements avant le déjeuner de 10h. L’après-midi, après les visites traditionnelles des amis et de la famille, les soins comportent lavements et saignées, précédant le dîner servi vers 5h suivie d’une longue soirée au calme. Pour veiller sur eux, le personnel soignant se compose de 130 sœurs et 50 frères hospitaliers. Le principal spectacle des hospitalisés est celui de la vie du fleuve Rhône, parcouru de multiples embarcations.
Pour en savoir plus :
sur l’histoire de l’Hôtel-Dieu :
Les Hospices civils de Lyon : histoire de leurs hôpitaux (2002) : l’histoire illustrée de l’institution des HCL et de ses différents établissements, publiée à l’occasion du 150e anniversaire des Hospices civils de Lyon.
La revue Rive gauche détaille l’origine de l’Hôtel-Dieu, dans un contexte de pèlerinage et de rudes conditions de voyage renforcé par la présence du Pont du Rhône. Né à l’emplacement de l’aumônerie du Saint-Esprit et de l’hôpital du pont du Rhône, réunis au 12e siècle, l’Hôtel-Dieu n’est d’abord qu’un petit hôpital. C’est surtout à partir de 1477 qu’il prend son essor sous l’administration des consuls de la Ville avant de devenir le « grand Hostel-Dieu de Lyon » sous celle des recteurs (1583).
La chapelle de l’Hôtel-Dieu de Lyon (2002) : C. Lapras et C. Rousset-Beaumesnil consacre un ouvrage à l’architecture et aux décors de la chapelle de l’Hôtel-Dieu, dont l’entrée aux deux tours clochers donne sur la petite place de l’hôpital. Sa façade Louis XIII de style maniériste possède, sur le tympan, une piéta de Fabisch (1853). A l’intérieur, une magnifique chaire baroque, un Grand Reliquaire en bois doré, des fresques et des tableaux magnifient l’édifice. Des visites commentées de la chapelle sont organisées chaque mardi. Leur coût (10 euros par personne) est intégralement reversé à la restauration actuelle du monument baroque.
Histoire du grand Hôtel-Dieu de Lyon, des origines à l’année 1900 (1924)
L’Hôtel-Dieu de Lyon et le département du Rhône) (1912)
Histoire chronologique de l’Hôpital général et grand Hôtel-Dieu de Lyon depuis sa fondation (1830) : pour suivre les événements année par année, de 546 à 1829.
Le Patrimoine foncier de l’Hôtel-Dieu de Lyon (1482-1791) (1974)
La base en ligne Photographes en Rhône-Alpes permet de découvrir des photographies de l’Hôtel-Dieu au 20e siècle : passage de l’Hôtel-Dieu, médecins, destructions lors de la 2ème Guerre mondiale.
Sur la médecine lyonnaise :
La médecine à Lyon des origines à nos jours (1987) : une somme sur l’histoire médicale lyonnaise, agrémentées de nombreuses illustrations et reproductions d’archives.
Histoire topographique et médicale du Grand Hôtel-Dieu (1842) : l’organisation de la vie médicale et des soins à l’Hôtel-Dieu.
La Pharmacie à l’Hôtel-Dieu de Lyon du XVIe-XIXe siècle (1993) : l’histoire de l’apothicairerie de l’Hôtel-Dieu, étudiée à partir des collections du musée des HCL.