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Vive les comédies musicales !
18/07/2009
Une comédie musicale est un genre théâtral mélangeant comédie, danse, chant et musique en direct. Née aux États-Unis de la rencontre de la musique légère et du jazz, elle a connu un essor important grâce au cinéma. Depuis le phénomène Notre Dame de Paris en 1998, la comédie musicale connaît un engouement du public spectaculaire et les projets foisonnent. Si vous comptez parmi les fans de ce genre en vogue ou si vous avez plutôt besoin d’un cours de rattrapage, voici une bibliographie de comédies musicales pour vous détendre, comme il se doit, cet été !


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©JEREMY BROOKS

Comédies musicales des années 1920 :

-    La revue des revues de Joé Francys (1927)
Ce film de 1927 est entrecoupé de scènes coloriées au pochoir extraites de la revue des Folies-Bergère "La Folie du jour" (tournées au printemps 1926), dont la fameuse "Fatou" où  Joséphine Baker danse nue avec sa célèbre ceinture de bananes.

-    The Jazz singer (Le chanteur de jazz) d’Alan Crosland (1927)
Le premier film parlant et chantant véritablement médiatisé.
L’acteur vedette,  Al Jolson, d’origine russe, apparaît maquillé en noir, ce qui fut inédit à l’époque.
La bande sonore ne comporte que 354 mots, mais le succès fut immédiat !

-    Noix de coco (The Cocoanuts) de Robert Florey et Joseph Santley (1929)
Premier film des  Marx Brothers avec Groucho Marx, Harpo Marx, Chico Marx et Zeppo Marx. Que du plaisir ! ! !

Comédies musicales des années 1930 :

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Fred Astaire et Ginger Rogers

©mueredecine

-    Top hat (Le danseur du dessus) de Mark Sandrich (1935)
Ce film met à l’écran le premier couple mythique des comédies musicales :  Fred Astaire et  Ginger Rogers.
Le film demeure célèbre par son décor avec notamment la reconstitution de Venise en carton pâte.
 Irving Berlin composa une mélodie adaptée aux pas du couple Astaire/Rogers.

-    En suivant la flotte (Follow the Fleet) de Mark Sandrich (1936)
Des duos époustoufflants de Fred Astaire et Ginger Rogers.

-    Zou-Zou de Marc Allegret (1934)
Des numéros musicaux très originaux. Avec Josephine Baker et Jean Gabin.

-    42e rue (42nd street) de Lloyd Bacon (1933)
À l’instar des comédies musicales qui ont marqué le genre, c’est un film qui raconte un spectacle en train de se monter.

Comédies musicales des années 1940 :

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Sidell Sisters

©Winsconsin historical society

-    Hellzapoppin de H.C. Potter (1947)
La comédie fut montée plusieurs fois et notamment par Alexander Cohen et Jerry Lewis. Produit par Mayfair Production pour Universal Pictures, le film obtint un franc succès et fut nominé pour sa musique aux Oscars en 1943.
Dans les années 40, sa carrière internationale débuta en Suède, puis en France avant de reprendre, aux États-Unis, puis en Italie, aux Philippines et à Hong-Kong, et de nouveau en Europe. (Il a de nouveau été programmé en France en avril 2002) !

-    Un jour à New-York de Gene Kelly & Stanley Donen (1949)
La MGM jouait un coup de poker sur ce film : embaucher en tant que réalisateurs un couple de novices, qui n’avaient fait leurs preuves jusqu’alors qu’en tant qu’acteurs et chorégraphes.
Innovants,  Stanley Donen et  Gene Kelly, ont proposé des vues réelles de New York. Stanley Donen était le premier à avoir sorti la comédie musicale hors des studios.

-    Parade de printemps de Charles Walters (1948)
Cette comédie réunit  Judy Garland et Fred Astaire.
Le scénario a été conçu sur des chansons d’Irving Berlin, tournant autour du vaudeville et des revues du début du siècle.

-    Le chant du Missouri de Vincente Minnelli (1944)
En 1944, il devient le plus grand succès de l’histoire du cinéma après  Autant en emporte le vent de Victor Fleming. "Je pense qu’avec ce projet, Arthur (Freed) ne se rendait pas tout à fait compte qu’il allait me donner le coup de pouce final qui me ferait entrer dans la catégorie des grands. C’est pourtant ce qui se produisit" raconte  Vincente Minnelli dans son autobiographie "I remember it well".

-    Ziegfeld folies de Vincente Minnelli (1946)
Les Ziegfeld Follies sont une série de productions théatrales de Broadway à New York de 1907 à 1931. Elles sont devenues une émission de radio en 1932.
Inspirées par les Folies Bergères de Paris.
Avec Fred Astaire, Judy Garland et Gene Kelly.

Comédies musicales des années 1950 :

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Gene Kelly

©Ludie Cochrane

-    Un américain à Paris de Vincente Minnelli (1951)
L’une des plus célèbres comédies musicales hollywoodiennes rendue célèbre en grande partie grâce à son prodigieux ballet final de 17 minutes.
Oscar du meilleur film. Oscar de la meilleure direction musicale, scénario, décors, photographie, costumes. Oscar spécial à Gene Kelly pour sa contribution à la comédie musicale et ses talents de danseur-chorégraphe.

-    La belle de Moscou de Rouben Mamoulian (1957)
C’est un remake de l’avant-dernier film de Greta Garbo Ninotchka. C’est aussi un des derniers films de Fred Astaire et un des derniers films musicaux des séries que Hollywood a produit dans les années 1950.

-    Carmen Jones d’Otto Preminger (1954)
Basé sur la comédie musicale Carmen Jones d’Oscar Hammerstein II, qui fut un des grands succès de Broadway. La musique du film est pour l’essentiel calquée de la partition de l’opéra  Carmen de Georges Bizet.

-    Chantons sous la pluie (Singin’ in the Rain) de Gene Kelly et Stanley Donen (1951)
Anecdote : Gene Kelly avait de la fièvre lorsqu’il tourna la célèbre scène de danse sous la pluie. La pluie était en fait un mélange d’eau et de lait, car ainsi elle était mieux visible à l’écran. Cependant elle fit rétrécir l’habit en laine porté par Gene Kelly !
Woody Allen a confié que "Chantons sous la pluie" était son film préféré.  Tout le monde dit I love you est un hommage à ce film.

-    Drôle de frimousse de Stanely Donen (1956)
La musique et les chansons du films sont de George et Ira Gershwin ("Let’s kiss and make up", "How long has this been going on ?", "He loves and she loves"...)
La belle  Audrey Hepburn est habillée par le couturier Givenchy.
Le film a été nommé pour la meilleure direction artistique, meilleure photographie, meilleure création de costumes et meilleur scénario. Rien que ça !

-    Une étoile est née (A Star is Born) de George Cukor (1954)
C’est le dernier grand film de Judy Garland.
Il est une ceuvre dramatique à l’opposé des comédies trépidantes imaginées par la M.G.M. au début des années cinquante.

-    Les hommes préfèrent les blondes (Gentlemen Prefer Blondes) de Howard Hawks (1953)
Ce film est la seule comédie musicale d’Howard Hawks. Il y aborde deux sujets plutôt tabous pour l’époque : le sexe et l’argent.
Marilyn devait être doublée, mais en définitive elle chante elle-même toutes ses chansons.

-    Pique-nique en pyjama (The Pajama Game) de Stanley Donen & George Abbott (1957)
Non seulement le compositeur et l’auteur écrivirent avec ce film leur première comédie musicale, mais ils s’attaquèrent à un sujet délicat : les conflits sociaux impliquant des ouvriers d’usine dans une grève. Aborder un sujet tel que celui-ci, parallèlement à celui d’une histoire d’amour, représentait une véritable évolution dans l’univers de la comédie musicale.

-    Mariage royal (Royal wedding) de Stanley Donen (1951)
Avec Fred Astaire, Jane Powell et Peter Lawford.
Le scoop : le scénario du film retrace réellement une partie de la vie de Fred Astaire et de sa sœur Adele Astaire.

-    Les sept femmes de Barberousse (Seven Brides For Seven Brothers) de Stanley Donen (1954)
Première comédie musicale tournée en CinemaScope.
On y voit des scènes burlesques très drôles et des chansons aux paroles plutôt osées pour l’époque (écrites par le formidable Johnny Mercer !).
Les chorégraphies de Michael Kidd, semblent se tourner vers l’acrobatie virtuose plutôt que la danse traditionnelle ou les claquettes style Fred Astaire. On voit en effet des sauts périlleux à plusieurs mètres du sol ! L’ensemble des danses, extrêmement dynamiques, témoigne de la jeunesse de l’ensemble de l’équipe du film et de leur désir d’apporter un vent frais à Hollywood. A découvrir impérativement !

-    Tous en scène (The Band Wagon) de Vincente Minnelli (1953)
Parmi les séquences les plus remarquables, sont souvent citées le pas de deux dans le parc d’Astaire et Charisse, probablement l’un des plus parfaits jamais filmés ; le numéro des triplés (Triplets) ; et celui d’Astaire dans le parc de jeux (There’s a Shine on my Shoe).

-    Le chanteur de Mexico de Richard Pottier (1956)
Ce film est tiré d’une opérette de  Francis Lopez montée au théâtre du Châtelet à Paris au début des années 1950. Le spectacle est adapté à l’écran en 1956. La chanson titre "  Mexico " demeure l’une des plus connues de Luis Mariano, bien sûr !

-    Show boat de George Sidney (1951)
Avec la sublime  Ava Gardner !
Troisième version de l’oeuvre d’  Edna Ferber, la première fut réalisée en 1929 avec Laura La Plante et Joseph Schildkraut.

-    Un verre et une cigarette (Sigara wa kass) de Niazi Mostapha (1955)
Un sommet de la comédie musicale égyptienne, servi par la reine incontestée du genre, Samia Gamal. Et les premiers pas au cinéma pour Dalida.
Entre les années quarante et soixante, le Caire, « Hollywood sur Nil », dominait totalement le marché du cinéma arabe avec des comédies musicales où se produisaient les plus grands artistes de la scène égyptienne. Aujourd’hui encore, les films de cette époque, largement diffusés par les télévisions du Maghreb ou du Proche-Orient, continuent de fasciner le public : les mélodies ou les interprétations sensuelles de grandes artistes de la danse orientale bercent encore l’imaginaire amoureux de plusieurs générations de spectateurs du monde arabe. Voir ou revoir ces films et leurs interprètes prestigieux sur grand écran est un plaisir qui devient rare...

Comédies musicales des années 1960 :

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two years or so

©Third uncle

-    Les 7 voleurs de Chicago ( Robin and the 7 Hoods) de Gordon Douglas (1964)
Avec Frank Sinatra, Dean Martin ... et Peter Falk !
Une comédie musicale originale qui nous parle de criminalité.

-    C’est la fête au harem de Gene Nelson (1965)
Avec des chansons chantées par  Elvis Presley !

-    Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy (1963)
Un film entièrement chanté, dont les séquences sont très précisément datées et rendent compte avec beaucoup de réalisme d’une réalité économique, sociale et politique (notamment les événements en Algérie) tels qu’ils pouvaient être vécus et perçus.
Il est couronné d’une Palme d’Or à Cannes en 1964.
 Jacques Demy fait appel à une brochette d’acteurs, pour la plupart débutants ou presque, on retrouve  George Chakiris qui était à l’affiche de West Side Story !,  Jacques Perrin et Catherine Deneuve.
Fait à partir d’un scénario traitant d’un thème commun et simple : la recherche de l’amour.

-    Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy (1967)
 Françoise Dorléac partage l’affiche avec sa sœur,  Catherine Deneuve.
Ce film, qui représente un aboutissement dans la carrière de Jacques Demy, réunit des talents hors du commun : Michel Legrand à la musique, Gene Kelly (en français dans le texte, s‘il vous plaît !),  Michel Piccoli, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux...
Une œuvre qui, sous ses aspects de simple amourette gentille et un peu fleur bleue, dévoile une richesse insoupçonnée.

-    Hello, Dolly de Gene Kelly (1969)
Adaptation de la comédie musicale de Michael Stewart et Jerry Herman créée en 1964, elle-même inspirée de la pièce de Thornton Wilder, The Matchmaker.
Avec la belle  Barbara Streisand !

-    La mélodie du bonheur de Robert Wise (1965)
Il s’agit d’un film musical basé sur le livre de Maria Augusta Trapp, la Famille des chanteurs Trapp.
Le film, sorti en 1965, reçut l’Oscar du meilleur film de l’année.  Robert Wise gagna l’oscar du meilleur réalisateur pour cette production où  Julie Andrews joue Maria et Christopher Plummer est Georg von Trapp.
Il contient plusieurs chansons à succès, dont Edelweiss,  My Favorite Things (devenu standard de jazz grâce à John Coltrane), Climb Ev’ry Mountain, Do-Re-Mi et The Lonely Goatherd, ainsi que la chanson du même titre The Sound of Music (reprise notamment dans Moulin Rouge !). À l’époque, ce film est devenu le second des meilleurs ventes au box-office, après Autant en emporte le vent ! Eh ! Oui !

-    Sweet Charity de Bob Fosse (1969)
Remake du film "  Les nuits de Cabiria" de Federico Fellini.
La réalisation du film demanda des moyens exceptionnels comme, par exemple, de vider le quartier de Wall Street à Manhattan pour filmer la joyeuse parade de Charity-MacLaine, chef majorette à la tête de sa bande de musiciens-danseurs.
La chorégraphie de Bob Fosse est indémodable.

-    West side story de Robert Wise et Jérôme Robbins (1961)
L’histoire est inspirée de  Roméo et Juliette de William Shakespeare.
Le film est l’adaptation cinématographique de la comédie musicale West Side Story, dont la première eu lieu le 26 septembre 1957 à Broadway, où elle connut un vif succès.
Avec Natalie Wood et Richard Beymer.

-    My Fair Lady de George Cukor (1964)
Adapté de la comédie musicale, elle-même inspirée de la pièce  Pygmalion de George Bernard Shaw de 1914.
Avec la fantastique Audrey Hepburn.
Le film a reçu 8 Oscars en 1964, dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur.

Comédies musicales des années 1970 :

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© hair

-    Cabaret de Bob Fosse (1972)
Le film est inspiré du livre "  Adieu à Berlin" de Christopher Isherwood écrit en 1939.
L’action se passe dans les années 30, à Berlin qui est secouée par la montée du nazisme.
 Liza Minelli est époustouflante. Quand au "MC" Joël Grey, avec son visage peint en blanc, il est tout simplement fascinant dans le rôle.
Le film avait quand même reçu 8 oscars !

-    Grease de Randal Kleiser (1978)
Comédie musicale créée en 1972 à l’Eden Theatre de Broadway. Elle fut popularisée par le film qui en fut tiré et qui sortit en France en 1978, avec  John Travolta et Olivia Newton-John.
Ce fut Grease qui rendit John Travolta vraiment célèbre.
La bande originale du film, qui mélange rock and roll, boogie-woogie et pop, fut numéro un des ventes dans de nombreux pays, dont la France.

-    Hair de Milos Forman (1979)
Hair est inspiré d’une comédie musicale, créée « off-Broadway » en 1967, jouée à Broadway à partir de 1968 pendant quatre ans sans interruption, puis à Londres et en France.
Que du bonheur ! Ah ! Le mouvement Peace and Love. ! ... Fleurs emmêlées à de longues chevelures bouclées, cravates à pois ... Hair rappellera de tendres souvenirs à la génération pacifiste qui avait condamné l’invasion américaine au Vietnam.

-    L’homme orchestre de Serge Korber (1970)
Avec le merveilleux  Louis de Funès.
Ce film a eu un énorme succès à sa sortie en France, dans les pays de l’Est et en Allemagne.

-    Le fantôme du paradis (Phantom of the Paradise) de Brian De Palma (1974)
Ce film reprend plus ou moins la trame du roman  Le fantôme de l’Opéra, de Gaston Leroux, le mythe de Faust, ou encore  Le portrait de Dorian Gray d’Oscar Wilde.
Cette comédie musicale mêle horreur et fantastique.

-    Peau d’âne de Jacques Demy (1970)
Il est inspiré du conte de Charles Perrault, paru en 1694.
Avec Catherine Deneuve et Jacques Perrin.

-    Que le spectacle commence (All That Jazz) de Bob Fosse (1979)
Dès ses débuts, à la fin des années 40, Bob Fosse souhaitait devenir le nouveau Fred Astaire. Chose faite à la fin des années 70, du moins sur les planches de Broadway. Après quelques petits rôles dans les années 50, Fosse, devenu entre-temps un metteur en scène et réalisateur réputé.
Ce film réçu au festival de Cannes 1980 : la Palme d’or, exaequo avec  Kagemusha d’Akira Kurosawa.

-    The Rocky horror picture show de Jim Sharman (1975)
Ce film rend un hommage parodique aux films de science-fiction, d’horreur et de série B.
Il est considéré aujourd’hui comme un film culte parmi les midnight movies et il jouit d’un large public de fans dans le monde entier. Le Rocky Horror Picture Show détient également le record de la plus longue sortie en salle de l’histoire du cinéma.
Ce film a marqué par son ambiance très rock and roll.

-    Jesus Christ Superstar de Norman Jewison (1973)
Plaçant le spectateur au point de vue de Judas, cet opéra rock raconte les sept derniers jours de la vie de Jésus Christ, de son arrivée à Jérusalem à sa crucifixion.
Avec sa bande originale très rock, ce film est considéré comme un chef-d’œuvre pour son mélange de branché et de sacré et pour ses textes profonds. C’est pour ce film qu’a été composé la célèbre chanson "Could We Start Again, Please ?".

Comédies musicales des années 1980 :

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©The Blues Brothers

-    La petite boutique des horreurs (Little Shop of Horrors) de Frank Oz (1986)
Nominations aux Oscars des meilleurs effets spéciaux et de la meilleure chanson (Alan Menken et Howard Ashman pour Mean Green Mother from Outer Space) en 1987.

-    Tap Dance de Nick Castle (1989)
Une comédie musicale pour les amateurs de claquettes.

-    Annie de John Huston (1982)
Adaptée de la comédie musicale de Thomas Meehan, Charles Strouse et Martin Charnin (1977), elle-même adaptée du comic-strip Little Orphan Annie d’Harold Gray (1924).
Les chansons du film sont toutes écrites par Charles Strouse (composition) et Martin Charnin (paroles).
Annie est une des dernières véritables comédies musicales hollywoodiennes à gros budget. Le film reste un classique et bénéficie de l’affection du public.
8000 petites filles auditionneront pour le rôle qui est finalement confié à Aileen Quinn, âgée de 11 ans.

-    The Blues Brothers de John Landis (1980)
C’est le nom d’un groupe de blues composé des comédiens Dan Aykroyd et John Belushi et de quelques-uns des plus grands musiciens de la musique soul, ainsi que le titre du film dans lequel ils jouent.
The Blues Brothers est souvent considéré comme l’une des meilleures adaptations cinématographiques de sketchs de Saturday Night Live.

-    Golden eighties de Chantal Akerman (1982)
Avec Delphine Seyrig , Myriam Boyer , Fanny Cottençon , Lio ...

Comédies musicales des années 1990 :

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© Jeanne et le garcon-formidable

-    Evita d’Alan Parker (1997)
Avec  Madonna et  Antonio Banderas.
Si l’on devait personnifier un homme de cinéma à la fois auteur, talentueux, original, mélomane, engagé et excentrique, nul autre cinéaste ne pourrait s’imposer avec autant d’évidence qu’Alan Parker.

-    Jeanne et le garçon formidable d’Olivier Ducastel et Jacques Martineau (1998)
La première caractéristique du film est d’être une comédie musicale, à une époque où le genre a disparu depuis longtemps dans le cinéma français.
Tournant le dos aux conventions, le film décline ses morceaux sur autant de rythmes et de tempos différents : world, musette, a cappella, tango, romance, aria, biguine...
 Mathieu Demy, le fils de Jacques Demy, tient la vedette avec  Virginie Ledoyen.

-    Topsy-Turvy de Mike Leigh (1998)
Mike Leigh s’attelle à la fresque historique burlesque, avec cette histoire qui raconte les débuts de l’opérette à Londres à la fin du XIXe siècle.

-    Tout le monde dit I love you (Everyone Says I Love You) de Woody Allen (1996)
Le titre du film fait référence à une chanson interprétée par les Marx Brothers dans le film  Plumes de cheval. Woody Allen rend un autre hommage à son idole Groucho Marx dans la scène où apparaissent des dizaines de sosies du célèbre comique moustachu.

-    Ballroom Dancing de Baz Luhrmann (1992)
Ce premier long métrage de Baz Luhrmann met en scène un jeune champion de danse rebelle. Déjà, Luhrmann impose un style atypique, virtuose et coloré qu’il va affirmer par la suite.
Très coloré, déjanté et musical, ce film qui parle essentiellement de danse.

-    Romeo + Juliette de Baz Luhrmann (1996)
Oeuvre-culte avec  Leonardo DiCaprio et  Claire Danes. Cette relecture rock’n’roll de l’oeuvre de Shakespeare respecte le texte du dramaturge au mot près, mais plonge les héros dans une guerre des gangs contemporaine. Un anachronisme osé qui remporte un grand succès public et révèle en Luhrmann un cinéaste visionnaire.

Comédies musicales des années 2000 :

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© libbyrosof

Across the Universe

-    Across the Universe de Julie Taymor (2007)
Le script est fondé sur une histoire originale qui incorpore 34 compositions écrites par les  Beatles.
Une histoire d’amour dans les années 60, au coeur des manifestations anti-guerre, des voyages spirituels et du rock’n roll, qui part des docks de Liverpool vers le psychédélique Greenwich Village, des émeutes de Détroit aux champs de bataille du Vietnam.

-    The car man de Matthew Bourne (2002)
Ce thriller érotique raconte les rêves et les passions d’une petite communauté du Middle West américain enflammée par l’arrivée d’un séduisant étranger.
Il s’inspire de l’opéra Carmen de Bizet et plus précisément de la  Carmen Suite de Rodion Shchedrin.

-    Chicago de Rob Marshall (2002)
Avec Renée Zellweger, Catherine Zeta-Jones, Richard Gere, Queen Latifah, John C. Reilly, Christine Baranski.
Chicago est une adaptation à l’écran d’un show à succès de Broadway.
L’histoire est tirée de la pièce de Maurine Dallas Watkins, talentueuse journaliste de Chicago, inspirée d’un fait divers qui avait défrayé les chroniques de l’époque.
Toujours à l’affiche sur Broadway et exporté à Londres dans les années 90, le spectacle, couronné de plusieurs Tony Awards, est devenu un incontournable de l’artère New-Yorkaise.
Le principal intérêt du film réside dans son statut d’adaptation. Comment transposer un spectacle de cette ampleur au cinéma sans altérer sa qualité ?

-    Hairspray d’Adam Shankman (2007)
C’est le remake du film  Hairspray de John Waters et l’adaptation cinématographique de la comédie musicale du même nom.
Avec Michelle Pfeiffer et John Travolta (qui joue un rôle de femme) !
Un film léger plein de bonne humeur, de cocasserie et de vitalité.

-    Moulin Rouge ! de Baz Luhrmann (2001)
Le mythe du cabaret transposé dans un univers post-moderne à l’esthétisme de clip...
Inspiré en partie du roman  La dame aux camélias d’Alexandre Dumas.
Baz Luhrman fait le choix d’ignorer quasiment toute création propre et de recycler un très large éventail de morceaux existants des années 1940 à 2000 réinterprétés et réorchestrés. Le film cultive donc un décalage total, brasse les inspirations, les époques, les rythmes ou les styles pour produire un traitement exubérant de ses thèmes romantiques et surtout un hommage appuyé au spectacle.
Avec Nicole Kidman et Ewan McGregor.

-    Pas sur la bouche d’ Alain Resnais (2003)
Adapté d’une  opérette d’André Barde et Maurice Yvain.
Il constitue le troisième film de Resnais dans le genre de la comédie musicale, après  La vie est un roman et  On connaît la chanson. C’est aussi un hommage au théâtre, avec des jeux de scène où les acteurs prennent à témoin le spectateur (en l’occurrence la caméra) et des mouvements de rideaux apparents.
Resnais retrouve ses comédiens favoris, Pierre Arditi et Sabine Azema, mais pas André Dussolier, qui le dit lui-même dans une savoureuse bande-annonce.
 Alain Resnais a tenu à ce que ses acteurs chantent les chansons du film et ne soient pas doublés.

-    Reefer Madness d’Andy Fickman (2004)
C’est une adaptation d’un film de propagande anti-marijuana de 1936 de Louis J. Gasnier.
A l’origine non-musical, Reefer madness devient une comédie musicale satirique et loufoque à souhait. Seize chansons sont travaillées pour le film, où priment le kitsch et l’extravagant. Les délires visuels partent dans tous les sens, ça danse, ça chante, les décors se transforment et plus aucune bonne morale n’a lieu d’être.
Les acteurs Kristen Bell, Christian Campbell et John Kassir connaissent bien leurs personnages puisqu’ils l’ont joué sur scène à Broadway. Un film hors-norme, farfelu et imaginatif.
Prix Première et nomination au Grand Prix Spécial, lors du Festival du cinéma américain de Deauville 2005.

-    Silence... on tourne de Youssef Chahine (2001)
 Youssef Chahine a utilisé à plusieurs reprises des trucages inspirés des dessins animés : acteur qui tourbillonne sur lui-même, dont les yeux deviennent énormes... "Je me suis permis toutes les conneries possibles et imaginables. Je ne prétends pas en imposer avec des effets spéciaux sophistiqués. Il y a une dimension enfantine dans ce que je fais. Mon but est d’amuser [...]"
Ici Youssef Chahine quitte carrément le tragique et la contestation politique pour une comédie dans la grande tradition orientale.

-    Yes Nurse ! No Nurse ! de Pieter Kramer (2002)
Fascinante comédie musicale qui baigne dans une ambiance très sixties, avec des chorégraphies délirantes, magistralement interprétées par des comédiens remarquables.

-    Dancer in the dark de Lars Von Trier (2000)
Ce film est une comédie musicale dramatique, toujours aux limites du mélodrame.
Pour filmer les séquences dansées et chantées,  Lars von Trier a utilisé simultanément cent petites caméras numériques, dans le but de donner aux numéros musicaux le style d’une véritable retransmission en direct.
Le scénario exploite l’une des phobies de Lars Von Trier, la cécité.
Palme d’or au Festival de Cannes 2000 pour Lars von Trier.  Björk effectue un jeu d’acteur époustouflant, elle reçu d’ailleurs le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes 2000.

Comédies musicales indiennes :

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Devdas

-    Devdas de Sanjay Leela Bhansali (2002)
 Devdas est un roman Bengalî publié en 1917, écrit par Sarat Chandra Chatterjee. Souvent comparé à un Roméo et Juliette indien, le roman connut un immense succès et fit l’objet de plusieurs traductions et de nombreuses adaptations cinématographiques en Inde, une des plus fameuses est celle de Bimal Roy.

-    Dilwale Dulhania Le Jayenge d’Aditya Chopra ( 1995)
Le film est devenu un classique du cinéma de Bollywood. Il a su donner un nouveau souffle au cinéma indien qui à l’époque se perdait dans des remakes de films de Hollywood. Ce film revient aux sources tout en alliant tradition et modernité.
Son succès réside aussi dans la force du couple d’acteurs Shah Rukh Khan et Kajol qui excellent tous les deux dans le registre comique.

-    La famille indienne de Karan Johar (2001)
Quel bonheur que ce film ! Une débauche de couleurs, de beaux costumes. Il y a de l’amour, des peines et réconciliations dans les histoires familiales, des cris des larmes de la joie... du grand Bollywood quoi !

-    Mother India de Mehboob Khan (1957)
Nommé pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1957.
Il fut le premier film indien à être nommé aux Oscars. L’immense succès public et critique du film lui vallut d’être considéré comme l’Autant en emporte le vent du cinéma indien.

-    Lagaan d’Ashutosh Gowariker (2001)
Si vous avez toujours pensé que le cinéma commercial indien était inregardable, faites quand même le test de Lagaan. Vous risquez fort de changer d’avis et de passer un bon moment.

-    New-York masala de Nikhil Advani (2003)
La chorégraphe  Farah Khan a réglé les danses spectaculaires pour le film. Après avoir été la chorégraphe de plus d’une quarantaine de longs-métrages indiens, son objectif reste inchangé : "Faire entrer les traditionnels morceaux musicaux dans la culture contemporaine, en rendant les mouvements plus dynamiques, et parfois en multipliant les figurants pour imiter les grands shows..."
Certains railleront le côté parfois kitsch et stéréotypé du film, dommage car ils passeront à côté de la fraicheur et de la vie qui s’en dégage. Si vous ne connaissez rien aux bollywood, commencez par celui-ci ! Âme sensible, préparez vos mouchoirs !

-    Veer-Zaara de Yash Chopra (2004)
Pour ce film, Yash Chopra a fait revivre la musique d’un grand compositeur des années d’or de Bollywood, Madan Mohan, dont le fils Sanjeev Kohli a retrouvé et retravaillé des bandes jusque-là inédites. Les chansons sont interprétées par de grandes voix : Lata Mangeshkar, Udit Narayan, Sonu Nigam.

-    Om Shanti Om de Faruh Khan (2008)
La première partie est très plaisante, bien kitsch à souhait, plein de sentiments romantiques bien sucrés et de chansons entraînantes aux paroles incompréhensibles. La seconde parle de conspiration et de vengeance, avec une bonne dose de surnaturel.

Comédies musicales pour enfants :

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© Mary Poppins

-    Le livre de la jungle de Wolfgang Reitherman (1967)
Vous vous souvenez de la panthère Bagheera, de Mowgli, du tigre Shere Khan et de Baloo ? Et de la chanson "Il en faut peu pour être heureux" ? (En dehors de cette chanson , écrite par Terry Gilkyson, toutes les autres chansons sont des œuvres des frères Sherman). Et ! vous vous souvenez du ballet des hippopotames en tutu ? Ah... Que d’émotions !
C’est la première fois que les comédiens sont crédités au générique des rôles qu’ils doublent (seuls les noms étaient cités auparavant).

-    Le magicien d’Oz de Victor Flemming (1939)
Le film est fortement ancré dans la culture populaire américaine, comparable à "Autant en emporte le vent" ou "Une étoile est née".
Il est considéré comme une référence culturelle, surtout sur le continent nord-américain. On ne compte plus les reprises ou les citations issues du Magicien d’Oz.
Il constitue également le film le plus coûteux jamais produit par la Metro-Gildwyn-Mayer. Son succès sera phénoménal.

-    Mary Poppins de Robert Stevenson (1964)
Ce film musical des studios Disney, mêle prises de vues réelles et animation. Il est adapté du roman de  Pamela Lyndon Travers publié en 1934.
Avec la formidable Julie Andrews !
Et puis, vous vous souvenez de la fameuse chanson "Chem Cheminée" ?

Et pour les courageux qui sont allés au bout de cette bibliographie, en cadeau, une photo de Fred Astaire, le magnifique !

Illust : danceoneair 1986, 22 ko, 150x210

danceoneair 1986



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