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Un instrument de prédilection العود (al-‘ūd).

L’oud, العو al-‘ūd, symbole même de la musique arabe traditionnelle, est probablement né en Basse-Mésopotamie et fut introduit dans l’Arabie antéislamique sous l’influence des perses. Cet instrument ancien, dont l’ancêtre est présent sur les peintures du temps des pharaons, s’appelait barbat, et fut nommé par les arabes oud qui signifie bois. L’oud est un luth à manche court, dépourvu de frettes, à cordes pincées et dont la caisse de résonance en bois très fin (noyer ou érable) affecte la forme d’une demi-poire.
Sous sa forme actuelle, issue de multiples perfectionnements, il fut véhiculé dans les pays du Proche Orient, du Moyen Orient et dans ceux du Maghreb. Plusieurs étapes rythmèrent son évolution. Il devint au IXe siècle l’instrument savant, celui des grands musiciens d’al-Andalus, de Ziryâb à Ibn Nâjja. Ziryâb, grand musicien de Bagdad, émigré en Andalousie en 822, fit passer de quatre à cinq le nombre des cordes de l’oud.
“Les cordes portaient initialement le nom des quatre humeurs, ces piliers de la médecine ancienne correspondant aux quatre tempéraments humains. Ziryab peignit en jaune la corde la plus aiguë (zir), symbole de la bile ; en rouge la deuxième corde à partir du sommet (mathna), symbole du sang ; en blanc la corde suivante (mathlath), symbole du phlegme et enfin en noir la corde la plus grâve (bamm), symbole de l’atrabile. Et comme les quatre humeurs ne peuvent exister sans l’âme, il ajouta une cinquième corde correspondant à l’âme.” (extrait du livre de Habib Hassan Touma : La musique arabe)
“Le joueur de oud tient entre le pouce et l’index, placés en croix, le tuyau fendu d’une plume d’aigle (plectre aujourd’hui en plastique) et en pince les cordes de l’instrument... Le pincement des cordes peut être simple ou double ; la virtuosité d’un joueur de ‘ud se reconnait à l’utilisation équilibrée qu’il fait de ces deux manières possibles de pincer les cordes.” “L’auditeur arabe, fasciné par les doux sons du oud compare souvent cet instrument à la voix du rossigol.” (extraits du même livre de Habib Hassan Touma : La musique arabe)
Plus connu aujourd’hui comme instrument solo, l’oud accompagne aussi le chant classique, et a sa place au sein d’orchestres dans le répertoire des maqamat.
“Les maqamat sont des formules d’improvisations mélodiques se déroulant selon des règles fondamentales de la musique arabe savante. Chaque maqâm possède son propre contenu affectif et son éxécution a lieu dans une ambiance émotionnelle particulière.” (Les instruments de musique dans le monde / F-R Tranchefort p.153)
Cet instrument sert aussi de base à l’enseignement de la théorie musicale et du système tonal arabe, il est joué couramment y compris par les enfants.
Oud eclipse, de David Parfitt, un site en anglais, très complet : histoire, description de l’instrument, notions de théorie musicale, une liste d’instrumentistes, une galerie photos et pour suivre toutes les pistes : une page de liens.
Classic arabic music, sa page sur l’oud, la possibilité d’écouter des takseem.
Maqam World, pour aider les musiciens à comprendre le système modal.
Khalaf le site d’un luthier.
L’article de wikipedia.
Mike’s oud : des biographies, des écoutes.
Iranianoud, en anglais, des galeries photos de oudistes, de fabricants ...
Oud, site de Nikos Dimitriadis.
Les instruments de musique dans le monde / François-René Tranchefort.
Instruments de musique du Maroc et d’al-Andalus.
La musique arabe / Habib Hassan Touma.
La musique arabe / Simon Jargy.
La méthode de oud de Abdelhak Ouardi, la première méthode en français qui donne les clefs pour aborder l’oud et progresser ... tous les secrets pour bien jouer (suite d’exercices, standards de la musique arabe avec photos et schémas, accompagnée d’un CD audio).
En parallèle à cette méthode, pour une introduction aux gammes arabes voir son site
Oud de Marcel Khalifé également auteur d’une anthologie d’étude du oud en 6 parties parue en 1982.
des vidéos.
Quelques titres :
Mesopotamia, un coffret longbox paru en 2003 qui contient un enregistrement en studio à Baghdad de 1987, un entretien avec Munir Bashir et un hommage de Simon Jargy.
L’art du ’ud.
Méditations enregistré en Novembre 1995 en Jordanie.
Une vidéo.
le luth de Bagdad
« Ses doigts font naître des mélodies évoquant les quatre éléments avec, tour à tour, leur déchainement qui enflamme et qui inquiète, leur apaisement qui rassérène, le calme et la beauté qui consolent et réjouissent ... Chacun des morceaux plus qu’une invitation au voyage, de Bagdad à Grenade, est un appel à l’imaginaire et une échappée poétique. » (extrait de la présentation).
Jadal et
Taqasim.
Tamaas », fit connaître tout d’abord Samir et Wissam.
Randana et
Majaz.
Ce trio palestinien est composé de trois oudistes, trois frères, jouant sur des instruments fabriqués par l’un d’eux Wissam. L’oud est roi. Une énergie, un toucher particulier, une complicité, de très beaux albums . Une vidéo fut programmée par Arte. On peut les voir dans leur famille, leur atelier, répéter ensemble.
Hafla
Kanza en solo
Rissala dans lequel il accompagne la chanteuse Naziha Azzouz.
Le projet Pl[a]in Sud associa le quartet de La Tribu Hérisson, et Adel Salameh pour un quintette de jazz oriental mêlant la tradition arabo-andalouse aux musiques occidentales d’aujourd’hui.
Once Upon a time in Palestine.
Nawah dans lequel il accompagne la chanteuse Françoise Atlan.
Makan. En duo avec Werner Hasler :
Wameedd.
Al tarab : Muscat ’ud festival . 
Voici un enregistrement, effectué lors du Festival du ’ud qui s’est tenu du 29 novembre au 1 décembre 2005 à Mascate au Sultanat d’Oman. Il nous permet d’apprécier cet instrument dans ses différents aspects : en solo, en accompagnement du chant et en dialogue avec un orchestre symphonique. Il comporte 4 CD et un livre de présentation.
Under the olive tree
Une très belle rencontre. A lire la présentation du trio d’Etienne Bours.
3MA.
Kali Sultana
D’autres
albums
Blossom dans lequel on entend l’oud mais aussi le qanun, des percussions africaines, un hautbois, une contrebasse, un violon, un saxophone.
Farewell shalabiye
Ya dunya au sein de son quartet No Blues. 
Les Orients du luth vol.2, où l’on entend l’oud en compagnie d’autres instruments (hautbois, doudouk, kamantcha, rebab...)
“Le ‘ud a des Orients qui sont souvent figurés par les marquetteries autour du soleil qu’est sa grande rosace. Il s’agit des points cardinaux, aspects cosmologiques de l’instrument et rappel de l’univers des cinq éléments de la physique qualitative des anciens. De même que l’orient d’une perle est la manière subtile dont elle reflète la lumière, l’orient d’un luth est aussi le mode sur lequel il reflète le son.” (extrait de la présentation sur le livret). 
A voir un entretien agrémenté d’extraits musicaux, enregistré lors des Fiesta du Sud à propos de l’album
Songs for sad women.
albums : The cactus of knowledge, Tarab ...
liste : Conte de l’incroyable amour, avec le clarinettiste B. Erköse, Madar avec le saxophoniste Yan Garbarek, Le pas du chat noir, en 2001, en trio avec le pianiste François Couturier et l’accordéoniste Jean-Louis Matinier, et bientôt une nouvelle parution à l’automne 2009.
Quelques écoutes en avant-goût
albums
Ping Kong et
Kalashnik Love, par Speed Caravan, la caravane de Medhi Haddab.
Douar 
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