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 Mina Agossi, une voix nomade
Jean-Henri Meunier
(Arte France)

16/04/2009 Illustration du document présenté

Sans relancer le débat sur le jazz vocal (voir le dossier du dernier Jazz magazine), il est très difficile pour l’auditeur de s’y retrouver tant la surproduction des chanteuses de jazz a atteint son paroxysme.

 Mina Agossi, franco béninoise autodidacte, est l’une des chanteuses actuelles les plus libres et les plus séduisantes. Libre parce qu’elle a une capacité extraordinaire à s’adapter au temps présent. Elle se définit comme un être organique qui n’entend pas l’improvisation comme une fin en soi mais comme la traduction, à un moment donné, de son état d’esprit ou de son humeur. Ainsi, elle n’interprètera jamais une même chanson de la même manière.

Séduisante parce qu’elle joue des répertoires très différents faisant fi des frontières de genre et revendique des influences musicales très hétéroclites : elle peut jouer un jour avec son mentor Archie Shepp et le lendemain participer à un concert avec des musiciens syriens. Elle cite aussi bien Willie “the Lion” Smith que Hendrix ou Nougaro. Elle utilise aussi sa voix sous toutes ses formes : chantée, “scattée”, rappée ou même hurlée. Son interprétation est toujours l’expression du moment vécu.

Liberté et séduction : c’est ce qu’on ressent à travers ce portrait de la chanteuse filmée pendant deux ans par le réalisateur Jean-Henri Meunier. Entre studio, concerts, retrouvailles familiales au Bénin, on suit Mina à travers le monde, ses pensées et sa musique. Elle nous emmène dans un univers très différent et en même temps familier. Parce qu’elle se dévoile aussi naturellement, on a l’impression au final qu’elle pourrait être une amie proche. <686> 781.30606





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