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Salauds de Pauvres (sic)
29/10/2008
L’institution de Coluche « les restos du cœur » entame cette année sa 24e campagne. « Si dans 10 ans on existe encore, ça voudra dire qu’on aura perdu », déclarait Coluche en 1985. Et pourtant plus de 20 ans après, les restos du cœur sont chaque année davantage sollicités que ce soit par des familles ou des personnes isolées. Pauvres d’hier ou d’aujourd’hui. Qui sont-ils ? Qu’est ce que la pauvreté ?


Pauvreté : Etat d’une personne, d’une collectivité qui manque de moyens matériels, d’argent ; insuffisance de ressources, besoin, dénuement, embarras. Gêne, impécuniosité, indigence, nécessité, paupérisme et les familiers, débine, dèche, mouise, mouscaille, panade, pétrin, purée... (Alain Rey)

La pauvreté au fil des siècles

Du moyen Age à nos jours, la présence de vagabonds constitue de siècle en siècle, une constante dérangeante de l’histoire. Cette population d’exclus, poussée vers les villes et les campagnes, selon les époques, générée par les bouleversements sociaux (famine, épidémie, guerre, chômage...) a toujours inquiété sédentaires et nantis. Recouvrant aux yeux des pouvoirs, des réalités bien différentes, du « pauvre du Christ », considéré au Moyen Age comme le « Portier du Ciel » au « sans aveu » ennemi de l’ordre, du cheminot chapardeur au jeune festivalier "faisant la manche", les vagabonds n’ont cessé de provoquer une double et paradoxale réaction : la compassion et la peur. La compassion permettant jadis aux riches de gagner le salut par la vertu de la charité et la peur provoquant l’hostilité haineuse et brutale. Aumône, accueil et recherche d’intégration d’une part, galère, bagne, enfermement et refoulement d’autre part. Et aujourd’hui, la tragique situation des SDF, entraînant dans le même temps création d’associations caritatives et décrets répressifs anti-mendicité, révèle là encore l’embarras de nos sociétés face à ses « errants ».

 Histoire du vagabondage du moyen Age à nos jours, par José CUBERO, Ed. Imago
-  Présentation et analyse de la réaction, double et paradoxale, adoptée au fil des siècles face au vagabondage. Du Moyen Age à nos jours, mendiants et vagabonds ont suscité à la fois peur et compassion, deux attitudes que l’on retrouve dans la confrontation contemporaine entre action caritative et décrets anti-mendicités.

 Etudes sur l’histoire de la pauvreté, sous la direction de Michel MOLLAT, Publications de la Sorbonne
-  « Les pauvres restent souvent des ombres et leur rôle celui de figurants muets. Les sources qui les concernent sont éparses et rarement spécifiques, plus on remonte dans le temps. La terminologie les désigne en latin et dans les langues vulgaires, de manière polyvalente et changeante. Pour éclairer ces fantômes sans nom, il faut changer sans cesse de point de vue, recourir à des disciplines diverses, et seul un travail en équipe permet de débroussailler le problème » (Michel Mollat). Cet ouvrage est le résultat de dix années de recherches de séminaire, auxquelles ont participé des représentants d’une quinzaine de nations que propose. Il illustre la diversité des aspects de la pauvreté et la généralité des problèmes qu’elle pose."

 Truands et misérables dans l’Europe moderne (1350-1600), présenté par Bronislaw GEREMEKE, Ed. Gallimard,collection Archives
-  « Inutiles au monde », « poids inutiles de la terre » : vagabonds, mendiants et pauvres étaient des personnages accoutumés de la société médiévale. Aux derniers siècles du Moyen Age et au début de l’âge moderne, ils se voient refoulés aux marges d’un monde où le travail devient la valeur fondamentale : ils seront à l’avenir des marginaux. Archives criminelles et miroirs de gueuserie, ordonnances et lettres de rémission racontent les vies exemplaires et le destin collectif de ces hommes inutiles dont la peur hante désormais l’ordre social.

 Histoire de la souffrance sociale : XVII-XXe siècles, sous la dir. de Frédéric CHAUVARD, Presses Universitaires de Rennes
-  Fréquemment ignorée par les contemporains, souvent inaperçue par la recherche, l’histoire de la souffrance sociale concerne à la fois les individus et les groupes. Elle révèle de l’expérience douloureuse que les hommes et les femmes peuvent faire du monde social. L’histoire de ceux qui souffrent car ils se battent contre eux-mêmes, leur milieu, leur destinée familiale, la place sociale qui leur est faite ou encore les rets de la fatalité a été longtemps négligé. Depuis peu, cependant, se multiplient les propos sur la souffrance sociale, devenue « symptôme » du malaise des sociétés contemporaines, expression de l’exclusion des sans domicile, des sans ressources. Les auteurs réfléchissent à la notion de souffrance sociale et analysent ses diverses expressions en France entre le XVIIe et le XXe siècle. La première partie s’attache à l’étude de la représentation de la souffrance sociale, la seconde à l’expression de cette souffrance chez les jeunes et les enfants, la troisième à ses causes et mécanismes, la dernière à ses manifestations.


Jusqu’au XVIIe siècle, l’assistance aux pauvres était essentiellement d’origine religieuse. La perte progressive de la piété au XVIIIe siècle, la réduction des aumônes dans les églises paroissiales, la disparition des donations et des legs charitables, tout conspire à rendre la base traditionnelle de l’assistance cléricale de plus en plus aléatoire. Déjà au cours des vingt dernières années de l’Ancien Régime, les gouvernements royaux se sont vus contraints de jouer un rôle inhabituel et inopportun, autrement dit d’offrir des secours aux établissements charitables locaux menacés de faillite et d’extinction. Les auteurs des Lumières préconisent une intervention énergique de l’Etat. Au cours des années 1780, les gouvernements de Louis XVI se débattent dans des difficultés budgétaires inextricables et ne sont pas en mesure d’assumer des obligations financières supplémentaires. C’est donc à la Révolution qu’il appartiendra de mettre au point les réformes déjà introduites par le mouvement des Lumières.

 La Révolution française et les pauvres par Alan FORREST, Perrin
-  Lorsque la révolution éclate, les nouveaux gouvernants créent, en priorité un comité de mendicité pour enquêter sur la misère, l’indigence et les moyens d’y mettre fin. Les résultats de cette enquête choquent les mentalités et exigent une action immédiate. On estime qu’un Français sur sept est économiquement faible et que les habitants des villes aussi bien que ceux des campagnes sont menacés. Pour les révolutionnaires, les idéaux catholiques de la charité sont une atteinte à la dignité de l’homme. Il faut trouver une solution nationale, fondée sur un programme législatif. Ainsi, pour la première fois, on va chercher à « nationaliser la misère ». Si l’on en juge d’après les discours et les décrets, il s’agit d’un incontestable progrès. Mais le livre d’Antoine Forrest s’intéresse moins aux intentions du gouvernement qu’aux résultats de sa politique. Ils sont loin d’être brillants. Les administrations locales restent à créer. L’inflation galope. Le coût de la guerre ne cesse d’augmenter. Et la guerre crée une nouvelle pauvreté, car les soldats sont la plupart recrutés parmi les couches laborieuses de la société. En 1795, en dépit des bonnes intentions, le bilan est globalement négatif. Cinq ans plus tard, on est même contraint de restituer aux hôpitaux une partie de leur revenus d’ancien régime.

 Silence aux pauvres, libelle, par Henri GUILLEMIN, Ed. Arléa
-  L’histoire ne met peut-être assez en lumière, dans la Révolution française, et dès le début, chez les possédants (les honnêtes gens, les gens de bien, les gens qui ont du bien) une menace sur leurs biens par les non possédants (les gens de rien). Cet oubli et quelques autres, ainsi qu’un prétendu dérapage de la Révolution, ont provoqué chez Henri Guillemin, historien et polémiste français considéré comme anti-conformiste, une réaction virulente.

Le XIXe siècle à la croisée des chemins :

A partir du XIXe siècle et de la révolution industrielle, la situation tragique des classes prolétaires confère à l’idée de « pauvreté » une nouvelle dimension, sociale et économique. La Révolution, avait conçu l’assistance publique comme un impérieux devoir de la société à l’égard de chacun de ses membres. Pour le Consulat et l’Empire qui ramènent l’assistance vers la charité, cette dernière est avant tout un moyen de maintenir le « bon ordre » qui caractérise un état policier. Et la mendicité redevient la hantise d’un gouvernement soucieux de contrôler effectivement les populations. Le XIXe siècle fait à nouveau du contrôle des vagabonds, réels ou supposés, un des enjeux des luttes pour le pouvoir.


Le XIXe siècle _en fait la bourgeoisie_ criminalise les « classes laborieuses » et voit volontiers en elles de « nouveaux barbares » et une « tourbe de nomades » qui, déracinés, échappent au contrôle social : Lecouturier écrit en 1848 : « Il n’y a pas de société parisienne, il n’y a pas de Parisiens. Paris n’est qu’un campement de nomades ». Jules Breynat écrit en 1849 dans « les Socialistes modernes » : « La bourgeoisie ou, pour mieux dire le peuple arrivé à l’aisance par l’ordre et le travail, devait être la victime de ces barbares...Ivres de désordre et de carnage, cette populace que le peuple repoussait de son sein, assiégea le pouvoir. »

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Classes laborieuses et classes dangereuses

éd. Tempus

 Classes laborieuses et classes dangereuses, par Louis CHEVALIER, Tempus
-  Ce livre, longtemps introuvable, est un classique : l’auteur a fait école, son tableau de Paris au XIXe siècle n’a pas pris une ride, et sa thématique classes laborieuses/classes dangereuses est devenue un lieu commun de la réflexion sociale et politique, y compris jusqu’à nos jours. Née de l’inadaptation de la ville " de pierre " (rues, maisons, égouts) aux besoins d’une population qui s’accroît formidablement entre 1830 et 1848 sans pouvoir s’intégrer, la criminalité imprime sa marque tragique à la ville. Le crime, qui n’est qu’un aspect de tout le reste, y pousse en terrain privilégié comme la fleur empoisonnée d’une civilisation.

 La fin des mauvais pauvres, de l’assistance à l’assurance, par Jean Baptiste MARTIN, Champ Vallon
-  Les usines qui se multiplient au milieu du XIXe siècle, en même temps qu’elles bouleversent le paysage naturel et économique du pays, modifient le domaine de pensée à l’intérieur duquel était jusqu’ici réglé le problème de la pauvreté. L’ancienne pratique d’assistance est rejetée : la charité privée est inefficace. La charité publique accroît dangereusement la tutelle de l’Etat sur le cours des affaires. Les industriels font valoir leur besoin d’une main d’œuvre fraîche et soumise. Un rêve passe, celui d’un travailleur modèle ; des normes (médicales, scolaires) et des techniques (retraites, épargnes) sont chargées de le concrétiser en amont de l’usine, du côté de l’enfance, et en aval, du côté de la vieillesse. Par la prévoyance, chacun est appelé à gérer sa vie conformément aux normes industrielles de travail et de vie. Dès lors, le mauvais pauvre se signale lui-même aux autorités : trop imprévoyant, trop insouciant pour être honnête, il est responsable de son état, il fait honte à l’idée nouvelle de la pauvreté. Cette idée pâlit et s’efface après la grave crise économique des années 1880, au profit des techniques et pensées assurantielles. Exit le mauvais pauvre. Arrivent d’autres mots, d’autres usines.

 Gens pauvres, pauvres gens, par André GUESLIN, Aubier
-  Historien, l’auteur tente de définir la grande pauvreté et la condition du pauvre au XIXe siècle. Il présente ensuite les doctrines qui aspirent à régler la question sociale et envisage enfin les diverses thérapeutiques tant privées que publiques.

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cosette

Il faudra attendre les années 1890 pour que le livret de l’ouvrier, dont le défaut définissait le vagabond, soit supprimé et pour qu’émerge la notion de chômeur, qui désigne un exclu et non un rebelle allergique à l’obligation, ou à la nécessité, du travail. Quant au délit de mendicité, il ne disparaît de la législation répressive qu’en 1994, lors de la mise en œuvre du nouveau code pénal. Pourtant, malgré l’abolition récente des délits de mendicité et de vagabondage, l’image comparée de l’errant, telle qu’elle est historiquement apparue dans le temps long, et celle du S.D.F., dégagée par les récentes études sociologiques, révèle de fortes analogies.

 Les gens de rien, par André GUESLIN, Fayard
-  Il est impossible de faire des pauvres une catégorie homogène, mais tous souffrent d’un statut social inférieur et dévalorisé. Bien que présentant des analogies, la pauvreté au XXe siècle est différente de celle du XIXe siècle, les comparer permet de comprendre les nouvelles formes et causes de la pauvreté : dissolution des cadres sociaux, sous-emploi et le chômage, disparition de classes aux limites franches.

 Cahiers d’histoire, revue d’histoire critique,
-  Ce n° 101 des Cahiers d’Histoire offre un dossier intitulé « Au nom des pauvres », comportant quatre articles. Comme le titre l’indique,il s’agit ici de réfléchir sur les « pauvres », entendus comme ceux qui peinent à assurer leur survie quotidienne, en tant qu’ils sont objets de discours et de pratiques, notamment de la part des élites, depuis la Révolution jusqu’à nos jours. Les articles nous montrent la récurrence d’un dispositif discursif qui consiste à « moraliser » la question de la pauvreté pour mieux en évacuer les enjeux politiques et sociaux, en triant le bon et le mauvais pauvre. Le déplacement sur le terrain moral légitime la répression, grâce à une vision négative et culpabilisatrice de la pauvreté, qui permet de ne pas penser celle-ci comme le produit de mécanismes sociaux économiques. Le pauvre est réduit à un être honteux, sur lequel on peut porter un regard apitoyé ou indigné. La réflexion historiographique semble se détourner de la question de la pauvreté et des processus qui la fabriquent, réflexion que ce dossier entend reprendre.

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Sans domicile fixe in Paris

Eric Pouhier

De la pauvreté à la précarité

Dans la société actuelle, on parle d’avantage de précarité. Ce terme regroupe l’ensemble des situations subites aujourd’hui par une partie de la population. La précarité se reconnaît par l’absence d’une ou plusieurs des sécurités, notamment celle de l’emploi. La notion de pauvreté a un aspect économique, elle est définie par un seuil qui est établi d’après des critères précis. La définition de la précarité n’est pas aussi clairement définie, en ce sens où elle est peu mesurable. La définition du Ministère de la Santé : « processus de fragilisation des sécurités essentielles susceptible d’entraîner un glissement vers des situations plus durables et plus dramatiques, proches de la grande pauvreté ou de l’exclusion. »

D’autres approches

Si le quotidien et la situation des pauvres évoluent au fil des siècles, les représentations que la société en a fluctuent. Bon nombre d’intellectuels et de spécialistes se sont penchés sur le sujet.

Voici d’autres façons d’aborder la notion de pauvreté :

 Les pauvres, par Georg SIMMEL, PUF
-  Le philosophe et sociologue allemand Georg Simmel s’intéresse ici à la pauvreté mais propose surtout une analyse du principe d’assistance dont il examine les différents éléments. Dans une introduction intitulée Naissance d’une sociologie de la pauvreté, Serge Paugam et Franz Schultheis montrent l’intérêt de ce texte constituant " le cadre analytique pour penser en termes sociologiques la question de la pauvreté dans les sociétés modernes ".

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Vies ordinaires, vies précaires

éd. Seuil

 Vies ordinaires, vies précaires, par Guillaume Le BLANC, Seuil
-  Dans cet ouvrage le philosophe Guillaume Le Blanc s’indigne contre la plongée dans la précarité, puis dans la grande exclusion. Il s’agit bien d’une critique sociale, dans laquelle il prône le droit à la parole de ces hommes et de ces femmes souffrant de précarité et exclus malgré eux de la société. Comme il l’explique notre démocratie tend à oublier certains de ses citoyens.

Les études sociologiques et ethnologiques permettent d’approcher les réalités quotidiennes de ces hommes et de ces femmes qui subissent au quotidien la pauvreté. L’ethnologie offre surtout la possibilité de s’exprimer à une partie de la population souvent oubliée.

 Avec les sans logis, par Jean-Yves COTTIN, éd. de l’Atelier
-  Les sans-logis n’ont pas de toit parce que leur situation économique est trop précaire. Le problème est ancien mais, depuis quelques années, des sans-logis sortent du silence, prennent la parole, occupent des logements vides. La société, les décideurs économiques et politiques, les médias ne peuvent plus les ignorer. Jean-Yves Cottin partage depuis quinze ans leur combat. A travers son témoignage, les sans logis ne sont plus sans voix.

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Les naufragés

éd. Pocket

 Les naufragés : avec les clochards de Paris, par Patrick DECLERCK, Pocket
-  Patrick Declerck, psychanalyste et ethnologue, a suivi la population des clochards de Paris durant plus de quinze ans : dans la rue, dans les gares, dans les centres d’hébergement, au Centre d’accueil et de soins hospitaliers de Nanterre, au Samu social. En 1986, dans le cadre de Médecins du Monde, il a ouvert la première consultation d’écoute destinée aux SDF en France.

 Ethnologie des sans-logis, étude d’une forme de domination sociale, sous la direction de Patrick GABORIAU et Daniel TERROLLE, L’Harmattan
-  Cet ouvrage est une contribution à l’étude des personnes sans logis, considérées comme exemple extrême de la domination sociale. Les auteurs ne se limitent pas à la description de pratiques, manières d’être et de vivre, sans, dans le même temps, renvoyer à une forme d’organisation sociale et politique plus générale. Cette misère a en effet ceci de particulier qu’elle n’est pas occasionnelle et conjoncturelle, mais structurelle, c’est-à-dire socialement construite par une société qui, particulièrement en hiver, se propose d’en fournir les remèdes, un peu comme un charlatan qui se voudrait le thérapeute d’un malheur qu’il a lui-même induit.

 La misère du monde, par Pierre BOURDIEU, Seuil
-  Sous la direction de Pierre Bourdieu, une équipe de chercheurs s’est consacrée pendant trois ans à comprendre les conditions d’apparition des formes contemporaines de la misère sociale. La Cité, l’École, la famille, le monde ouvrier, le sous-prolétariat, l’univers des employés, celui des paysans et des artisans, etc. : autant d’espaces où se nouent des conflits générateurs d’une souffrance dont la vérité est dite, ici, par ceux qui la vivent.

Les religions aussi s’intéressent aux pauvres. Le concept de charité se décline de différentes façons dans les trois grandes religions monothéistes : la religion juive, la religion musulmane et la religion catholique. Pour chacune d’elle le pauvre occupe une place à part que l’on parle de pauvreté spirituelle ou économique.

La charité hébraïque :tsedaka

Bien que le mot « tsedaqa » soit couramment rendu en Français par "charité", le mot signifie en réalité "justice" ou "droiture". De fait, les versets appelant à la "charité" s’inscrivent dans un contexte bien plus profond que la simple entraide. (Encyclopédie en ligne Wikipédia)

La charité islamique :zakât

La zakât ou zakah (« aumône » en français), est le troisième des piliers de l’islam : c’est un impôt obligatoire. (Encyclopédie en ligne Wikipédia)


La Charité chrétienne La charité est à l’origine une des trois vertus théologales, dans le christianisme (aux côtés de la foi et de l’espérance) - c’est la vertu reine : l’amour de Dieu et du prochain. La mise en pratique de la vertu de charité à l’égard du prochain est une œuvre de bienfaisance, un don, une aumône. Il s’agit alors d’une initiative privée désintéressée, dictée par la foi. (Encyclopédie en ligne Wikipédia)

Les pauvres sont bien présents dans les évangiles. Selon l’évangile, les pauvres sont heureux non seulement parce qu’ils risquent moins de tomber dans les travers des riches, mais parce que ce sont eux que le Christ a rejoints en se faisant l’un d’entre eux et en les réhabilitant par cela même. Les pauvres sont les premiers à recevoir la Bonne Nouvelle.

 L’Eglise et les pauvres ..., par Paul BONY, éd. de l’Atelier
-  Quand Jésus est amené à dire le sens de sa mission, il se présente comme le Messie des pauvres et comme le Messie pauvre. Ils sont les premiers destinataires de la Bonne Nouvelle. La relation aux pauvres est donc pour l’Eglise un critère significatif, pour vérifier son identité d’Eglise de Dieu, d’Eglise du Christ. Comment pourrait-elle exister " sans eux " ?

 « J’avais faim.. » Une théologie à l’épreuve des pauvres, par Alain DURAND, Desclée de Brouwer
-  Les paroles de Jésus dans les Evangiles invitent toujours à se préoccuper de ceux que la vie laisse au bord du chemin. La priorité accordée aux pauvres est une donnée fondamentale du christianisme. Alain Durand a choisi dans cet ouvrage de montrer comment cet intérêt pour les plus petits met en évidence les différentes dimensions de l’être chrétien.

 L’argent dans la Bible, par Pierre DEBERGE, éd. Nouvelle Cité
-  L’argent est souvent considéré comme un sujet tabou. L’auteur parcourt un grand nombre de textes bibliques en s’interrogeant sur le rapport entre argent et religion. Divers thèmes sont ainsi abordés : les richesses, les injustices sociales, le partage, les béatitudes, la pauvreté évangélique, le don, etc. Au fil des pages, l’argent et les richesses apparaissent sous un regard nouveau.

La solidarité aujourd’hui...

 Repenser la solidarité, sous la dir. de Serge PAUGAM, Presses Universitaires de France
-  Qu’est-ce que la solidarité en ce début de XXIe siècle , comment l’évaluer, en tant que contrat social, à l’aune des défis auxquels les sociétés modernes sont confrontées. Les cinquante contributeurs de ce volume, représentants de plusieurs disciplines, exprimant des sensibilités différentes, ont cherché à clarifier le débat et à dissiper les fréquentes confusions entourant les questions de solidarité.

 Refuser la misère, une pensée politique née de l’action, par Joseph WRESINSKI, éd. du Cerf
-  Joseph Wresinski, fondateur du mouvement ATD Quart Monde, est connu comme un homme d’action, créateur d’un mouvement de lutte contre la pauvreté et comme un prêtre porteur d’une réflexion spirituelle et théologique. Des années soixante à la fin des années quatre-vingt, le père Joseph Wresinski s’est investi pour combattre la misère. Ce recueil cherche à faire connaître son action et sa pensée politique.




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