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Historique de la caserne Sergent-Blandan Voir
Histoire du château Lamothe Voir
Biographie du sergent Blandan Voir
Un patrimoine de verdure et de pierre au cœur de Lyon : le parc Blandan
Le site aujourd’hui

Château La Motte, parc Blandan
(Gabrielle Bisson)
Le Grand Lyon a acheté tout cet ensemble à l’Armée qui souhaitait s’en séparer le 4 juillet 2007 et en a pris possession en juillet 2008. Depuis le départ des soldats, d’autres services ont occupé ou occupent encore certains bâtiments : la Police nationale, l’Université Lyon 2, le Crous, l’école d’infirmières... comme nous pouvons le lire dans
Lyon citoyen de novembre 2006 et septembre 2007. Le site est classé en zone UL (loisirs) dans le cadre du Plan local d’urbanisme afin de créer un parc urbain végétalisé dévolu à la détente, aux sports et aux loisirs. Un état des lieux complet du patrimoine et l’établissement d’un programme d’aménagement marquent le point de départ du processus qui doit métamorphoser cet ensemble. Une étude archéologique du lieu, par les services de la Ville, vient d’être votée par les élus du 7e arrondissement (Le Progrès, 7 octobre 2008).
Comme preuve de l’intérêt suscité par ce site, il figure parmi les lieux privilégiés de la ville dans le dossier de candidature de
Lyon 2013, capitale européenne de la culture. La caserne devait devenir lieu de résidence d’artistes « pour des projets illustrant le rapport entre art, santé et nature » et le parc allait être investi tout au long de l’année 2013.
5 siècles d’histoire : du château au fort Lamothe
-Des hôtes illustres
-La caserne autour du château
Une nouvelle destinée attendait le château au 19e siècle lorsque le gouvernement de Louis-Philippe décida la construction d’un vaste système de fortifications concernant toute l’agglomération lyonnaise. Sur la rive gauche, 9 forts ou lunettes furent édifiés. Dans un article de référence paru dans la revue
Rive gauche en mars 1966, Georges Bazin écrit ceci : « Le domaine de la Mothe fut choisi pour la construction d’un fort et d’une caserne... Le fort La Mothe fut construit par le général Rohault de Fleury, du Génie, dans l’enceinte duquel fut englobé le vieux château. La construction du fort et de la caserne fut exécutée de 1831 à 1853 ». En 1864, la caserne de La Mothe était la 3ème de Lyon après la Part-Dieu et Serin. Elle pouvait loger 1193 hommes.
C’est le 12 octobre 1942 que le fort Lamothe prit le nom de caserne Sergent-Blandan, à l’occasion du centenaire de la mort héroïque en Algérie, à Béni-Méred, du sergent Blandan, en avril 1842. Une plaque commémorative fut apposée sur le fort. Une autre plaque sur le château rappelle le souvenir du général Campi qui sauva la vie de Napoléon 1er à Waterloo.
-Le sergent Blandan
Né à Lyon le 9 février 1819 dans l’actuelle rue Constantine, Jean-Pierre Blandan s’engagea dans l’Armée d’Afrique. Il participa à de nombreux combats en Algérie. En avril 1842, alors qu’il escortait le courrier entre Boufarik et Blida avec sa petite troupe d’une vingtaine de jeunes soldats, ils tombèrent dans une embuscade. Ils livrèrent un combat acharné et réussirent à contenir l’attaque de quelques 300 cavaliers. Le sergent Blandan bien que grièvement blessé encouragea ses hommes et se battit jusqu’au bout. Il mourut de ses blessures le 12 avril 1842 à l’âge de 23 ans. Son souvenir est perpétué non seulement à la caserne qui porte son nom mais aussi dans le 1er arrondissement de Lyon (une rue et une statue place Sathonay)
-Pour en savoir plus...
Le château de La Motte, par Raymond Curtet, in : Bulletin municipal : Lyon, 7 juillet 2008
Notice sur le château de La Mothe, par M. Cochard, Barret
Lyon : palais et édifices publics, par Louis Jacquemin, La Taillanderie, 1987
Consacre un chapitre au château de la Motte
-Le 99e régiment d’infanterie : le régiment de Lyon, par le général Roux, in :
Rive gauche, décembre 1978
Les forts de la rive gauche du Rhône à Lyon, par Raymond Curtet, in : Bulletin municipal : Lyon, 17 octobre 2005
La Défense de Lyon, Direction de travaux du Génie, 1986
Le sergent Blandan, par Jeris Castelbou in :
Bulletin - Société des amis de Lyon et de Guignol, 1 juillet 2008
Des associations et des habitants combatifs
L’Association de défense du parc Blandan
Créée en 1997, elle a fêté ses 10 ans de mobilisation en novembre 2007. Elle milite depuis cette époque pour l’aménagement de la caserne en espace de verdure et de loisirs et non de béton. Depuis quelques années, elle anime aussi les Journées du patrimoine sur le site.
« L’Association de la sauvegarde du château de la Motte » s’est consacrée plus spécialement au château ces dernières années.
Des revues se sont également mobilisées. Ainsi
Rive gauche a consacré au site plusieurs articles dont l’un en mars 1970 intitulé : « pour la défense du Château de la Motte ». La société Lyon rive gauche est intervenue en particulier en 1960 et 1969 pour la conservation du château menacé alors de disparition. La société "Sauvegarde et embellissement de Lyon" s’est aussi inquiété du sort du fort Lamothe, par exemple dans son
Bulletin de liaison de mai 1997. Il est possible de retrouver plusieurs articles sur la caserne Blandan ou le château La Motte dans la Base dossiers de presse Rhône-Alpes.
Le devenir des forts lyonnais : quelques exemples
Les défenses de Lyon : enceintes et fortifications, par François Dallemagne, Ed. lyonnaises d’art et d’histoire, 2006

Parmi les forts réhabilités et reconvertis, on peut citer le majestueux fort Saint-Jean, à la vue imprenable au-dessus de la Saône. L’Armée a définitivement quitté le site en 1998. Réaménagé par le cabinet P. Vurpas, il abrite depuis 2003, l’Ecole nationale du Trésor. L’essentiel des bâtiments construits au début du 19e siècle, a été conservé et la magie du lieu préservée
Le fort de Vaise (1835-1853) qui surplombe aussi la Saône sur l’autre rive, s’est métamorphosé en un lieu d’expositions, de conférences et de séminaires. Les parties anciennes ont été préservées.
A la périphérie lyonnaise, il faut signaler par exemple le fort de Bron (1877) qui a fait l’objet de plusieurs restaurations. Propriété du Grand Lyon, il a conservé une bonne part de ses éléments les plus remarquables. Géré par une association, il est devenu lieu de promenade et d’exposition. Tous les 2 ans, se déroule la Biennale du fort de Bron, véritable rendez-vous de théâtre populaire.
La plupart des forts de la rive gauche du Rhône, à Lyon, ont disparu à l’occasion des grands travaux d’urbanisation comme les Brotteaux et la Part-Dieu. C’est pourquoi il importe de préserver ceux qui restent : le fort de Villeurbanne ou fort Montluc (1835) qui appartient maintenant au Ministère de l’Intérieur et qui vient d’être rénové, le fort de la Vitriolerie (1840-1846) toujours propriété de l’Armée.... Et le fort La Motte qui constitue le site le plus important.