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Sea, scène and sport

foot sur la plage
© Phil h
Nombreuses sont les pièces qui parlent du football pour mieux nous révèler les paradoxes et les particularités de nos civilisations modernes : les violences extrémistes, les joies et dérives patriotiques, la condition de l’homme moderne, mais aussi la difficulté d’aimer en couple....
Football : et autres réflexions : comédie tragique, par Christian Rullier, éditions Théâtrales
Les personnages de cette pièce sont des "footys" : des êtres excessifs, infantiles. Clowns tragi-comiques du monde du football, ils jouent tous des rôles, brossant le tableau critique d’une société aliénée par le sport, ultime refuge existentiel. Le monde, aujourd’hui, tourne autour d’un ballon, dernière trace de notre civilisation et pourtant définitivement hors jeu...
4 personnages : 4 hommes
Texte sélectionné par le Comité de lecture de l’association Aux Nouvelles Ecritures Théâtrales
La finale, par Sébastien Nuzzo, Lansman
Un bistrot dans une cour de grande cité HLM bordée d’immeubles. Une bande de supporters fête la victoire au moment où s’achève, à la télévision, le reportage de la demi-finale de la coupe du monde. La France, pays organisateur, se retrouve en finale contre l’Espagne (. Dans la clandestinité du bistrot, quelques individus, sans doute plus bêtes que méchants, préparent une action de démoralisation des supporters espagnols et veulent faire la peau à l’espionne du quartier à la solde de l’équipe ibérique : une brave concierge intérimaire aux bras chargés de quatre bébés, dont le mari a pris la clé des champs pour aller supporter ses couleurs...
8 personnages : 2 femmes, 6 hommes
Ce texte a obtenu le prix Beaumarchais dans le cadre du concours RFI-Théâtre 1992.

Football
© Jibba Jabba
Photomaton par Gustavo Ott, Les Solitaires intempestifs
Dans une morgue, est exposé le corps de Fernando, footballeur de l’équipe vénézuelienne des Diables Rouges, tué en plein match par une femme transsexuelle vengeresse. Se succèdent auprès de la dépouille une galerie de personnages truculents : Fernanda la cousine BCBG allergique à la mort et au foot, Fernando, le frère journaliste, président de l’association contre la race humaine, la mère atteinte de la phobie des cafards... Une pièce où le grotesque flirte avec le tragique pour mieux mettre en évidence la dure ambivalence des rapports familiaux.
7 personnages : 2 femmes, 5 hommes
Jouer juste, par François Bégaudeau, L’Atalante
Entraîneur atypique d’une équipe de football, le narrateur, entre la deuxième mi-temps et les prolongations d’un match, s’adresse à ses joueurs, les exhorte à jouer juste en privilégiant la technique et le jeu plutôt que l’émotion. Tout en parlant de foot, il digresse sur sa relation amoureuse avec Julie et sa volonté de parvenir à aimer en évitant l’écueil de la passion destructrice. Peu à peu, il sombre dans une espèce de folie. Un texte que l’on peut aussi bien considérer comme un hommage au football qu’une réflexion sur la vie en couple.
1 personnage : 1 homme
Texte sélectionné par le Comité de lecture de l’association Aux Nouvelles Ecritures Théâtrales
Y’a pas que le foot dans la vie ! Voici une petite sélection de textes sur d’autres disciplines sportives moins connues, qui vous réserveront bien des surprises...

On the run
© Presta
Squash par Andrew Payne, Avant-scène Théâtre
Greg et Ryan se connaissent depuis longtemps. Ils se retrouvent chaque mercredi pour jouer au squash. Mais ce soir-là, Ryan a besoin d’un alibi, car il doit rejoindre Leslie, une femme charnelle et terriblement séduisante qu’il n’arrive pas à quitter. Il va peu à peu entraîner Greg dans ses mensonges, jusqu’à lui imposer une situation insoutenable. Un texte subtil, intense et plein de suspens sur l’amitié, les faux-semblants de la vie en couple.
2 personnages : 2 hommes
La troupe Müller par Akos Németi, Editions théâtrales
Une troupe de danse dans la déconfiture des années 90, en Hongrie. Müller, le directeur, est parti. Restent Horvath, son plus proche collaborateur, les quatre femmes de la troupe avec lesquelles il entretient les jeux pervers qui conviennent à sa personnalité tortueuse, Baron et Lelièvre devant se contenter des restes. Il y a encore Edith, critique de danse et amoureuse folle d’une des danseuses, et un faux prêtre perclus de puritanisme. Sans chef, sans argent, sans tournée, la troupe Müller se laisse dériver au gré de ses pulsions les plus enfouies et les plus morbides. Celles qui font rencontrer le pire.
10 personnages : 5 hommes, 5 femmes
Texte sélectionné par le Comité de lecture de l’association Aux Nouvelles Ecritures Théâtrales

Escalade
© moriggo
La Folie blanche par Henri-René Lenormand in Le Grand Guignol : théâtre des peurs de la Belle époque, Robert Laffont
Un groupe de jeunes gens entreprend d’escalader la Dent grise avec un guide et un porteur. Les parents, restés à l’hôtel, dans la vallée, suivent la randonnée au télescope. Ils voient les alpinistes se tromper de chemin... Henri-René Lenormand est un des auteurs dramatiques les plus célèbres de l’entre-deux-guerres. Il fait ses débuts au Grand-Guignol en 1905 avec Folie blanche, où s’affirme d’emblée son goût pour l’étrange qui caractérise toute son oeuvre. Il s’écarte du réalisme documentaire pour frôler l’érotisme et l’épouvante à la manière du Grand-Guignol. Son théâtre unique et exceptionnel ne ressemble à aucun autre. Il est aussi appelé le théâtre du gouffre...
10 personnages : 5 hommes, 5 femmes

Cyclisme
© prakhar
Vodou suivi de Chroniques des oubliés du tour par Gilles Granouillet, Actes sud
On est en juillet, le temps du Tour de France qui fait étape dans la ville, mais qu’on ne verra qu’à la télé. Chronique du petit monde d’un hôtel : la patronne, les employés, une cliente qui attend le verdict d’un procès, un journaliste sportif, et le patron (raciste avéré), qui ne sortira jamais de sa chambre, un poisson rouge qui parle... Ici pas de maillot jaune à enfiler, mais des draps sales à laver et des blessures restées ouvertes. De beaux personnages avec leurs rêves et leurs travers, grands et petits. Une mécanique de théâtre bien huilée.
7 personnages : 2 hommes, 5 femmes et un poisson rouge
Texte sélectionné par le Comité de lecture de l’association Aux Nouvelles Ecritures Théâtrales

Marathon
© OskarN
10 pièces courtes : La course du 1er mai par Israël Horovitz, Ed. Théâtrales
Horovitz est le dramaturge américain vivant le plus joué en France. Ses personnages, enracinés dans leur Massachussets natal, ou issus du petit peuple de New York possèdent cette dose d’humanité qui constitue le théâtre de la vie où l’humour et la cruauté cohabitent au quotidien. Dans cette pièce courte, il met en scène le monde de la course à pied : la fraternité de ce sport, l’esprit de compétition, l’héroïsme et la santé. A lire aussi dans le même recueil : Le champion de basket à la retraite, l’histoire dramatique d’un professionnel sur la fin de sa carrière.
6 personnages : 3 hommes, 3 femmes
Etoiles dans le ciel du matin par Alexandre Galine, Ed. des Quatre-vents
Les jeux Olympiques de 1980 se sont déroulés à Moscou. En prévision de l’afflux des athlètes et du public étranger, et afin d’offrir la meilleure image de la vie en URSS, les autorités avaient fait évacuer du centre de la ville les prostituées, les alcooliques, les déclassés, qui furent relogés dans une lointaine banlieue. Cette pièce nous offre l’image de cet exil temporaire.
7 personnages : 2 hommes, 5 femmes
Catcheuses par Jean-Bernard Moraly, La bibliothèque de Babel
Au centre de la scène se joue un combat de catch bien particulier, celui d’une mère et de sa fille incarnées par deux hommes travestis. Ils s’affrontent en chantant leur amour et leur haine sur fond d’opérette. Tous les coups les plus bas sont permis jusqu’à l’issue finale absolument grandguignolesque. La pièce mis en scène par Bernard Moraly a permis à Jean-Pierre Bacri et à Gérard Darmon de réussir un extravagant duel de travestis burlesques et pathétiques.
2 personnages : 2 hommes

Boxe
© Quo Vadis Baby
Cette vieille magie noire par Koffi Kwahulé, Lansman
Pièce de théâtre mettant en scène Shorty qui rêvait d’être comédien, mais qui fut un boxeur connu mondialement. Sur le ring, son jeu de jambes était aussi sensuel que la voix de Billie Holiday et ses poings aussi virulents que la trompette de Dizzie Gillespie. Certains affirmaient que, pour boxer aussi bien, il avait dû vendre son âme au diable.
15 personnages : 13 hommes, 2 femmes
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