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Parcs naturels régionaux et nationaux en Rhône-Alpes
Destination « Nature » : les parcs naturels de Rhône-Alpes
17/07/2008
La région Rhône-Alpes accueille 10 parcs naturels sur son territoire, comme autant d’invitations à découvrir la Nature. Profitez des vacances pour crapahuter sur leurs hectares aux paysages contrastés, apprécier les innombrables variétés de fleurs et observer les animaux sauvages dans leur milieu. Et si vous êtes passionnés, vous pouvez même y travailler.


Sommaire :

Les parcs nationaux

Les parcs régionaux

Les réserves naturelles

La flore des parcs naturels de Rhône-Alpes

La faune des parcs naturels de Rhône-Alpes

Travailler dans un Parc Naturel Régional... ou la quête du Saint-Graal

Les parcs nationaux

La loi du 22 juillet 1960 et le décret du 31 octobre 1961 fixent les conditions de création et de gestion des parcs nationaux et la loi du 14 avril 2006 recadre cette gestion.

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logo des parcs nationaux

La loi du 14 avril 2006 recadre et modifie certains articles du Code Rural, du Code de l’environnement et du Code de l’urbanisme pour la création, l’aménagement et la gestion des parcs nationaux.

Un parc national est un établissement public dépendant du ministère de l’écologie et du développement durable. Il a plusieurs missions :

  • une mission scientifique : connaître le patrimoine naturel et culturel du territoire du parc,
  • une mission d’information et de communication auprès du public,
  • une mission de mise en œuvre du programme de protection et d’aménagement du territoire,
  • une mission d’administration générale (budget, gestion du personnel, mission de police sur le territoire).

Les parc nationaux en Rhône-Alpes sont : le Parc des Écrins, le Parc de la Vanoise, le Parc des Cévennes.

Pour en savoir plus :

 A la découverte des parc nationaux, par Bérangère PILLET et Patrice HAUSER, Ouest-France, 2007.

 Carte touristique Rhône-Alpes, Géoatlas, 2008. Carte de Rhône-Alpes présentant les parcs nationaux et régionaux et mentionnant les principaux sites d’intérêt culturel et touristique.

@ Parcs nationaux de France : site officiel.

Parc national de la Vanoise : l’aîné des parcs nationaux

En juillet 1963, il est le premier parc national créé en France, suite à la décision de s’engager pour sauvegarder le bouquetin des Alpes. Son territoire se déploie sur 28 communes du département de la Savoie et se partage entre les vallées de la Tarentaise et de la Maurienne. Contigu au Parc national italien du Grand Paradis, sa zone centrale s’étend sur 528 km² et sa zone périphérique sur 1436 km². L’altitude varie de 1280 m à 3855 m, le point culminant étant la pointe de la Grande Casse. Il offre 600 km de sentiers balisés et 800 000 visiteurs par an ont le bonheur de parcourir ce magnifique pays où les itinéraires de randonnées permettent de partir à la rencontre de paysages de montagne exceptionnels.

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La face S du Mt Pourri et les méandres du Ponturin

© Parc national de la Vanoise

(JPEG, 264.9 ko)

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 L’Estive : journal du Parc national de la Vanoise

 Travaux scientifiques du Parc national de la Vanoise, Ministère de l’environnement, Direction de la nature et des paysages

 Histoire et mémoires du parc national de la Vanoise, 1921-1971 : la construction, Isabelle Mauz, Institut de géographie alpine, 2003

 Histoire et mémoires du parc national de la Vanoise : Trois générations racontent, Isabelle Mauz, Institut de géographie alpine, 2005

 Vanoise, 40 ans de parc national : bilan et perspectives, Lionel Laslaz, L’Harmattan, 2004

 Administrer la nature : le parc national de la Vanoise, Adel Selmi, Maison des sciences de l’homme, 2006

 Atlas du Parc national de la Vanoise, Parc national de la Vanoise, 1998

 Passeport Vanoise : livret pédagogique du Parc national de la Vanoise, Parc national de la Vanoise, 1993

 La Vanoise : Parc national, Parc national de la Vanoise, 1993

 Le Parc national de la Vanoise, Claude-Marie Vadrot, Actes Sud, 1998

 Vanoise : les plus beaux circuits de randonnée, Christophe Gotti, Jean-Pierre Martinot, Glénat, 2005

 La Vanoise, Parc national, GR5/55, FFRandonnée, 2007

Vidéos :
 Vanoise, Laurent Charbonnier, 1991

 Un été en Vanoise, Anne et EriK Lapied, 1994

Cartes :
 La carte du Parc national de la Vanoise, Latitude-Cartagène, 2003

 Vanoise, Parc national, Beaufortain, Ed. Libris, 2003 (carte randonnée et patrimoine)

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Massif des dents de la Portetta se reflétant sur le lac Merlet

© Parc national de la Vanoise Jacques Perrier

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Parc national des Ecrins

Après avoir connu des périmètres et des appellations diverses, du Parc national de la Bérarde dès 1905 au Parc domanial du Pelvoux, sa création officielle a lieu en mars 1973. Avec ses 270 000 hectares dont 92 000 de zone protégée, il est le plus grand parc national de France, il se déploie sur 61 communes réparties sur l’Isère (un tiers) et les Hautes-Alpes (deux tiers), et donc sur deux régions : Rhône-Alpes et Provence- Alpes Côte d’azur. C’est, par excellence, le parc européen de haute montagne. Il culmine à 4102 m à la Barre des Écrins et les glaciers sont encore bien présents. Un univers qui est donc très minéral dans la zone centrale. A l’intérieur du parc, la réserve intégrale du Lauvitel, la première créée en 1995 au sein d’un parc national, permet aux scientifiques de suivre l’évolution des écosystèmes dans un milieu où l’humain n’a pas le droit de pénétrer.

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 Parc national des Écrins : des paysages et des hommes, photographies de Bertrand Bodin, Milan, 2001

 Le Parc national des Écrins, Louisette Gouverne, Actes Sud, 1998

 Le Parc national des Écrins : regards d’artistes, Equinoxe, 2007

 GR 54, GR 541 Parc national des Écrins, Fédération française de la randonnée pédestre,2008

 Randonnée pédestre dans le Parc national des Écrins, François Labande, Olizane, 2006

 Réintroduction du bouquetin des Alpes dans les parcs nationaux des Écrins, du Mercantour et dans le parc naturel régional du Vercors, 1987-1990, Lucien Tron, 1993

Vidéo :
 Les Écrins, parc national, réal. Guy Sauvage, Ed. Diane productions et Les Écrins, 1996

Carte :
 Écrins : massif, parc national, Libris, 2007

Parc national des Cévennes

Créé en 1970, il est le seul parc national français de moyenne montagne et le seul peuplé sur l’ensemble de son territoire, y compris dans sa zone centrale. Il est occupé par 117 communes et les subventions permettent notamment de préserver le patrimoine bâti, reflet de la culture agropastorale de la région. Le relief contrasté est relativement peu élevé ; avec une altitude moyenne inférieure à 1000 m, il culmine à 1 699 m sur le Mont Lozère et descend jusqu’à 200 m dans les Basses Cévennes.
Seule un tout petit secteur de la zone périphérique du parc fait partie de la région Rhône-Alpes, au sud du département de l’Ardèche. Le parc se situe essentiellement sur les départements de la Lozère et du Gard avec une très petite partie de la réserve de biosphère sur le département de l’Aveyron.

@ Site web du parc

Une carte du parc à télécharger

 Un DVD : Les Cévennes : un parc entre nature et culture, Christophe Lemire, TF1-Ushuaia ; GEDEON, 2007

Les parcs régionaux

Les parcs naturels régionaux ont été institués par un décret du 1er mars 1967, leur consécration législative n’intervient que par les lois des 7 janvier et 22 juillet 1983 organisant le transfert des compétences entre État et collectivités territoriales.

Un parc naturel régional est un territoire rural habité, reconnu au niveau national pour sa forte valeur patrimoniale et paysagère, qui s’organise autour d’un projet concerté de développement durable.

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logo des parcs régionaux

Il est géré par un organisme autonome regroupant toutes les collectivités qui ont approuvé la charte du parc. La spécificité d’un parc naturel régional par rapport à un autre espace protégé dans l’engagement volontaire de l’ensemble des partenaires (Communes, Région(s), Département(s) et État) à orienter leurs interventions au bénéfice de l’environnement et du patrimoine dans le cadre du contrat qu’est la charte du parc. Il a plusieurs missions :
  • la protection et la gestion du patrimoine naturel et culturel,
  • l’aménagement du territoire,
  • le développement économique et social (à travers une marque déposée pour les productions locales, par exemple ),
  • l’accueil, l’éducation et l’information, la promotion, l’expérimentation scientifique.

Les parcs régionaux en Rhône-Alpes sont : le Haut-Jura, le Pilat, le Massif de Bauges, la Chartreuse, le Vercors, les Monts d’Ardèche.

Pour en savoir plus :

@ Fédération des parcs naturels régionaux de France : site officiel.

Parc naturel régional des Monts d’Ardèche

Dernier né des parcs naturels rhônalpins, le parc des Monts d’Ardèche a vu le jour en 2001 grâce à l’initiative des castanéiculteurs (producteurs de châtaignes). Il s’étend sur un vaste territoire de 190 000 hectares, soit près d’un tiers du département de l’Ardèche, et fédère 132 communes (56 000 habitants) et 6 villes portes : Privas, Aubenas, Les Vans, Lamastre, Vernoux et Saint-Agrève. Son altitude s’échelonne entre 170 m aux Vans à 1754 m au sommet du Mont Mézenc, son point culminant. Pentes abruptes, douces collines ou encore sucs insolites sont autant de paysages que vous pourrez contempler tout en dégustant quelques spécialités à la châtaigne...

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 Le Journal du parc, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche

 Que faire dans le Parc naturel régional des Monts d’Ardèche ?, Frédéric Dalléas, Dakota, 2006

 Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, dessins, encres et aquarelles d’Eric Alibert, Somogy et PNR des Monts d’Ardèche, 2007

 Premier rapport d’activité 2001-2003 - Parc naturel régional des monts d’Ardèche, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, 2003

Cartes et guides de randonnée :
 Monts d’Ardèche : Parc naturel régional, et Gorges de l’Ardèche : 1:60 000, Libris, 2005 (carte)

 Parc naturel régional des Monts d’Ardèche : randonnez dans le parc, PNR des Monts d’Ardèche, 2003 (carte)

 La route des Dragonnades : ancien chemin royal de Privas au Cheylard : 60 km à pied, adaptés VTT, auto et cyclo, Parc naturel régional des Monts d’Ardèche, 2006

 Au coeur des Monts d’Ardèche : le GRP de la Haute Cévenne d’ Ardèche, FFRP, 2007 (Topo-guide grande randonnée)

Parc Naturel Régional du Massif des Bauges

Territoire montagneux niché entre Chambery, Annecy et Albertville, le massif des Bauges s’est vu attribuer le label "Parc naturel régional" en 1995. Avec l’adoption de la nouvelle charte 2008-2020, ce dernier regroupera 64 communes de Savoie et de Haute-Savoie (soit près de 50 000 habitants) ainsi que six villes-portes : Chambery, Aix-les-Bains, Albertville et Annecy bientôt rejointes par Rumilly et Ugine. Le parc s’étend sur 81 000 hectares entre 270 et 2200 m d’altitude et abrite la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage des Bauges, créée en 1953.

Doc : Coeur des Bauges, 246.4 ko, 150x100

Coeur des Bauges

© Gilles Lansard-PNR Bauges

(JPEG, 246.4 ko)

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 L’Echo : le journal du Parc naturel régional du Massif des Bauges

 Que faire dans le Parc naturel régional du Massif des Bauges ?, Marc Forestier, Dakota, 2007

 Les Bauges : chemins de vie, photos de Gilles Lansard ; textes de Jean-Michel Asselin, Glénat : PNR des Monts d’Ardèche, 2006

 Les Bauges : entre lacs et Isère : actes des premières rencontres sur l’histoire du patrimoine du massif des Bauges, 24 et 25 avril 2004. Mémoires et documents de la Société savoisienne d’histoire et d’archéologie, t. 107, 2004

 Le massif des Bauges, textes, dessins et aquarelles d’Eric Alibert, Gallimard, 2001

Cartes et guides de randonnée :
 Massif des Bauges : Parc naturel régional : 1:50 000, IGN et PNR du Massif des Bauges, 2001 (carte)

 Tours et traversées du massif des Bauges : Parc naturel régional du Massif des Bauges : GR 96, GR pays, FFR, 2006 (Topo-guide de grande randonnée)

Parc Naturel Régional du Vercors

Doc : ROCHEBLAVE M, 1.3 Mo, 150x112

ROCHEBLAVE M

© Fonds médiathèque du PNR du Vercors

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A cheval sur l’Isère et la Drôme, le parc naturel du Vercors est l’un des plus anciens de France. Créé en 1970 pour protéger le Vercors de l’intérêt croissant des promoteurs immobiliers, le parc regroupe aujourd’hui 72 communes pour 37 000 habitants et 7 villes-portes : Grenoble, Romans, Crest, Noyaret, Seyssins, Sassenage et St Quentin sur Isère. Son vaste territoire de 186 000 hectares (dont 100 000 de forêt) est remarquable par la richesse de son patrimoine tant naturel que culturel. Le parc abrite la Réserve naturelle des Hauts-Plateaux du Vercors, créée en 1985, aujourd’hui la plus grande de France métropolitaine.

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 Le Journal du Parc

 Que faire dans le Parc naturel régional du Vercors ?, Fanny Terrail, Dakota, 2006

 Vercors en questions, l’Alpe. H.S., 2001
-  Hors-série de la revue Alpes publié à l’occasion des trente ans du Parc naturel régional du Vercors

 Voyage dans les paysages des Alpes : le Vercors, Jean-Pierre Nicollet, Laurent Ardenne, Glénat, 2008
-  Voyage photographique et littéraire dans les paysages du Vercors

Cartes et guides de randonnée :
 Vercors : Parc naturel régional, Quatre Montagnes : 1:60 000, Libris, 2005 (Carte randonnée et patrimoine)

 Traversée du Vercors, Diois et Baronnies : GR9, GR91, GR93, GR95, GR429, GR Pays, FFRP, 1999 (Topo-guide grande randonnée)

 GTV, les grandes traversées du Vercors, à pied : 350 km d’itinérance, Glénat, 2008

 Circuits pédestres, Vercors : parc naturel régional, Jean-Claude Praire, Glénat, 2002

 Vercors : les plus belles randonnées, Bernard Jalliffier-Ardent, Glénat, 2005

Doc : GTA. Lans, 1 Mo, 150x100

GTA. Lans

© Fonds médiathèque du PNR du Vercors

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Parc naturel régional de Chartreuse

Né le 6 mai 1995, le Parc naturel régional de Chartreuse, à cheval sur les départements de la Savoie et de l’Isère, est délimité par les villes de Grenoble, Chambéry et Voiron. Il couvre une superficie de 69000 hectares, entre 200 et 2082 mètres d’altitude et contient 52 communes. De vastes étendues alpestres, de hautes falaises calcaires, de profondes forêts, l’empreinte des pères chartreux... dessinent un territoire en forme de cœur où, comme le souligne l’écrivain Pierre Péju « en ce lieu, quelque chose en silence palpite ».

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Chamechaude

© Crédit photo : www.photos-dauphine.com

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Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 Pt’hibou de chemin : journal du Parc naturel régional de la Chartreuse

 Que faire dans le Parc naturel régional de la Chartreuse ?, par Anthony Nicolazzi, Dakota

 Parc naturel régional de Chartreuse, France, Nouveaux loisirs

 Parc naturel régional de Chartreuse : la Chartreuse au fil des saisons, Parc naturel régional de Chartreuse

 Les relations du Parc naturel régional de Chartreuse avec les agglomérations proches, [piloté par Yves Gorgeu], Mairie-conseils

 Entre aujourd’hui et demain, la Chartreuse un territoire-école, Hervé Gumuchian, D’ici et d’ailleurs

 Chartreuse, Bauges, Belledonne, Maurienne (Carte randonnée et patrimoine)

 Le parc naturel régional de Chartreuse à pied, Fédération française de la randonnée pédestre ; Parc naturel régional de Chartreuse, Fédération française de la randonnée

Parc Naturel Régional du Pilat

Créé en 1974, le parc naturel régional du Pilat s’étend sur 700 km² entre Rhône et Loire, englobant 47 communes rurales et limité par 16 villes portes. Il se distingue par la grande variété de ses paysages depuis les coteaux viticoles en à-pic sur le Rhône jusqu’aux crêts couverts de forêts, de chirats et de landes à genêts ou à bruyères. Un rêve pour les naturalistes et les randonneurs qui peuvent passer d’une altitude de 140 m à 1432 m, le point culminant étant le Crêt de la Perdrix.

Doc : Parc du Pilat, 472.5 ko, 150x100

Parc du Pilat

(JPEG, 472.5 ko)

Pour en savoir plus :

@ Site web du parc

 L’Echo des Chirats : lettre d’information du Parc naturel régional du Pilat

 Que faire dans le Parc naturel régional du Pilat ?, par Hervé Basset, Dakota

 Parc naturel régional du Pilat, réalisé en collab. avec le Parc naturel régional du Pilat, Nouveaux loisirs

 Parc naturel régional du Pilat : charte 2000-2010, Parc naturel régional du Pilat

 Le Pilat, ses quatre saisons, Jean-Luc Rigaux et Jean Andersson, Ed. Aspect

 Parc naturel régional du Pilat : carte touristique

 Le Parc naturel régional du Pilat à pied, Fédération française de la randonnée pédestre

 Le tour des rivières du Pilat, Pays de Rhône-Alpes, hors-série, FTM presse

Parc Naturel Régional du Haut-Jura

Créé en 1986 sur le seul département du Jura, le parc du Haut-Jura a étendu son territoire au nord de l’Ain en s’ouvrant à Giron et Belleydoux dès 1989, puis en incluant le Pays de Gex à la faveur d’une révision de la charte en 1998. En tout, 25 communes de l’Ain ont adhéré à la charte du parc, ce dernier faisant l’objet d’une coopération entre la Franche-Comté et la région Rhône-Alpes. Le parc bénéficie d’une superficie totale de 165 383 hectares dont l’altitude est comprise entre 800 m et 1600 m.


Parc naturel régional du Haut-Jura 

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Parc naturel régional du Haut-Jura

© Cl.Le Pennec, G.Ronzel

@ Site web du parc

 Que faire dans le parc naturel régional du Haut-Jura ?

 Le parc naturel régional du Haut-Jura... à pied : 41 promenades et randonnées

Un futur Parc Naturel Régional des Baronnies

En mai 2007, le préfet de la Drôme a pris un arrêté officialisant la création d’un syndicat mixte d’étude du futur parc des Baronnies provençales. Cette décision marque une étape importante vers la création du 7ème parc naturel régional en Rhône-Alpes, en projet depuis près de 10 ans. Ce parc au parfum de lavande et de tilleul concernera 2 régions, Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, 2 départements, la Drôme et les Hautes-Alpes, environ 127 communes et 7 villes portes. Les atouts naturels de ce territoire d’environ 217000 hectares sont nombreux : une faune et une flore d’une grande richesse ainsi que des cultures traditionnelles réputées.

@ Site web du parc

 Territoire, patrimoine et projet de parc naturel régional des Baronnies, Terres voconces, n°5, 2003

Les réserves naturelles

Elles ne seront pas étudiées ici mais leur spécificité mérite une petite présentation. La loi du 10 juillet 1976 officialise et organise les réserves naturelles. Leur but est d’assurer une protection efficace des espaces naturels remarquables, comme pour les parcs nationaux, tout en étant de conception plus souple. Elles diffèrent par contre des parcs régionaux, qui sont des outils de développement rural conciliant aménagement et protection.

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logo des réserves naturelles

Rhône-Alpes compte 26 réserves naturelles nationales et 12 réserves naturelles régionales en 2008.

Pour en savoir plus

Ouvrage :
 Des réserves naturelles en Rhône-Alpes, par Françoise MOSSE, APEGE, 1992.

Réserves naturelles de France : site officiel.

La flore des parcs naturels de Rhône-Alpes

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Anémones de printemps

© Parc national de la Vanoise Yves Brugière

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La grande diversité climatique et géologique a une incidence indéniable sur la variété des espèces représentées dans les parcs naturels de Rhône-Alpes. Le site se caractérise par une grande palette de variétés végétales présentes dans le parc. Plus de 2000 espèces en tout, dont près d’un tiers est protégé.

Aussi, la moitié de la flore française est présente dans le parc des Ecrins. Ainsi, cela a-t-il une répercussion logique sur les programmes menés par la région sur la préservation de la nature. Le but étant de mettre en œuvre des espaces où l’on puisse concilier le développement économique (respectueux de l’environnement) et un cadre biologique dédié à la préservation des espèces végétales.

 Grand guide de la flore des Alpes.
-  Cet ouvrage, richement documenté permet de localiser très précisément chacune des espèces présentées en indiquant le département où elle se rencontre. Il s’agit d’un guide à l’usage des randonneurs et des promeneurs novices mais qui s’intéressent aux plantes qu’ils rencontrent au gré de leurs pérégrinations. S’il sort du territoire géographique de la région Rhône-Alpes, cette dernière est tout de même fortement majoritaire.

 Arbres et arbustes de montagne : 230 espèces dans leur milieu, conçu et réalisé par le Parc national des Ecrins.
-  Panorama complet des arbres de montagne classés en fonction de leur milieu. Ce guide exhaustif est agréable à compulser grâce notamment aux nombreuses photographies et dessins. De plus, il offre des onglets pratiques pour le repérage des paysages végétaux.

 A la découverte des fleurs des Alpes : 350 espèces dans leur milieu.
-  Egalement conçu et réalisé par le Parc national des Ecrins. De même facture que le précédent, il permet d’avoir une vision panoramique de la flore alpine.

 80 fleurs des Alpes : où les trouver ? Comment les reconnaître ?.
-  Mini-guide nature utile aux les familles et aux amateurs de promenade dans de grands espaces naturels. Il permet une approche plus ludique où chaque visiteur peut partir à la quête des fleurs qui jalonnent nos montagnes...

@ Des espèces communes mais de grandes spécificités :

De nombreuses essences sont présentes dans l’ensemble des parcs naturels de Rhône-Alpes. Cependant, certains de ces espaces offrent de telles spécificités écologiques liées au climat, à la géologie et à la topographie des lieux que les espèces florales existantes leurs sont endémiques : leur aire de répartition est exclusivement comprise dans le périmètre du parc.

La flore des Ecrins :

Le parc offre des milieux contrastés. Les nombreux sentiers sont bordés de plus de 1800 espèces végétales dont l’épicéa, le laurier saint-antoine et le géranium sylvestre.

Pour en savoir plus :

 Balades natures en Rhône-Alpes.
-  Découvrez 18 randonnées nature dans le massif des Ecrins, ainsi que ceux de Chartreuse et du Vercors.

Atlas du Parc national des Ecrins.

@ Sur le site Floralpimages.com, vous découvrirez de splendides photos de la flore, prises dans le Champsaur, Le Valgaudemar et la Vallouise.

La flore de la Vanoise :

Les espèces florales présentes sur le site du parc de la Vanoise sont notamment la Saxifrage à feuille opposées, la Pulsatille printanière, les Linaigrettes. Pour les arbres, il faut noter le Mélèze, splendide en automne. La flore du parc jouit de près de quarante ans de protection.

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Saxifrage à feuilles opposées

© Parc national de la Vanoise Jacques Perrier

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Pour en savoir plus :

 Fleurs de Vanoise.
-  Cet ouvrage présente 500 plantes « vasculaires » (fougères, conifères et plantes à fleurs) jugées les plus caractéristiques du Massif de la Vanoise.

 Guide écologique de la Vanoise.
-  Partez sur des itinéraires de randonnées et initiez-vous à l’écologie de montagne.

 Les végétations d’alpage de la Vanoise.
-  Cet ouvrage se présente comme une description agro-écologique pour les espaces pastoraux du massif de la Vanoise. Outre un travail sur la description des diverses végétations, il offre des recommandations de gestion pastorale adaptée aux besoins actuels des élevages présents en Vanoise et au respect de l’environnement.

 Flore de Vanoise : initiation à la flore de montagne.
-  La flore de la Vanoise présente un intérêt indéniable car il s’agit d’un des domaines les plus riches en espèces végétales notamment en ce qui concerne la flore de haute altitude.

La flore des Cévennes :

Le Parc national des Cévennes est le seul à être implanté en moyenne montagne. La biodiversité du Parc (50% du patrimoine faune flore français sur 0,5 % du territoire national) est liée à une bonne harmonie des activités humaines avec la nature. C’est pourquoi le Parc National des Cévennes s’est vu accorder en 1985 la labellisation UNESCO "réserve de biosphère". Le parc est surtout connu auprès du grand public pour être le plus grand parc national forestier de France (1500 km² de forêts).

Pour en savoir plus :

@ Sur le Site Causses Cévennes, venez découvrir et admirer la flore des Cévennes.

@ Lire le Dossier sur la flore du parc des Cévennes réalisé par Futura-Sciences.com.

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Mélèzes

© Parc national de la Vanoise Christian Balais

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La flore du Haut-Jura :

La variété des espèces florales présentes sur le site du Haut-Jura est représentative des milieux naturels que l’on y trouve. A savoir, des zones humides, des lacs et des rivières, des forêts et les pré-bois, des pelouses sèches et des prairies et pour finir, des milieux rupestres. C’est ainsi que le parc peut se targuer d’offrir un large éventail de genres et d’espèces. Les végétaux se sont ainsi développés en profitant de conditions climatiques et géologiques spécifiques. Chaque plante raconte l’histoire du lieu dans lequel elle se développe. On trouve dans le parc des crocus blancs et violets et surtout des épicéas.

Pour en savoir plus :

@ Musée - Maison de la Flore (Longchaumois). Ce véritable "paradis des fleurs" possède un espace d’exposition et un parc où découvrir les secrets de la nature jurassienne.Profitez des vacances estivales pour y découvrir en famille ce parcours tant ludique qu’éducatif.

La flore du Pilat :

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Crocus

www.parc-du-vercors.fr

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Le Pilat est constitué de la juxtaposition de petites régions assez différentes les unes des autres. Aussi la variété de sa flore correspond-elle en tout point à cette diversité géographique. Le Pilat est essentiellement un massif forestier où domine le sapin mais où le chêne subsiste par endroits. On y trouve également, de vastes plateaux de prairies humides, des tourbières. On trouve dans les espaces herbeux, des narcisses, des jonquilles, des crocus, des pensées et des colchiques.

Pour en savoir plus :

 Du Pilat : bouquets de fleurs champêtres, édité par la Société d’Histoire du Pays de Saint Genest Malifaux.
-  De splendides aquarelles signées Maguy Jourdan et accompagnées des textes humoristiques et poétiques de Raymond Bachet, vous feront découvrir une inventaire presque exhaustif de la flore du Pilat.

Lire le chapitre Une mosaïque de paysages de l’ouvrage  Que faire dans le Parc naturel régional du Pilat.

 Les Espaces naturels sensibles de la Loire.

 Atlas des paysages de la Loire.

La flore dans le massif des Bauges :

Le parc se distingue par l’omniprésence de l’eau. Le Parc valorise ses milieux naturels remarquables, véritable patrimoine culturel, en faisant de ses prairies fleuries et de ses vergers, une source d’attractivité touristique. La présence disséminée de vergers est une des caractéristiques des paysages du massif des Bauges. Sur la haute-Combe de Savoie, pas moins de 22 variétés de pommes et de poires ont reçues le label en Indication Géographie Protégée !

Pour en savoir plus :

-  Lire le chapitre fromages, vins, fruits et douceurs aux saveurs des Bauges dans l’ouvrage  Que faire dans le Parc naturel régional du Massif des Bauges ?.

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Gentiane à feuilles courtes

© Parc national de la Vanoise FRantz Storck

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La flore de Chartreuse :

Ce massif se caractérise par l’omniprésence de forêts d’épicéas, de sapins ou de feuillus. Au fil des chemins, l’on y trouve des plantes telles que l’Aconit anthora, la Clématite des Alpes ou bien encore la Primevère Oreille d’Ours, pour ne citer que celles-là. Certaines sont endémiques comme la Vulnéraire des Chartreux, d’autres sont remarquables comme le Sabot de Vénus, le Lys martagon ou encore la Grande gentiane jaune.

Pour en savoir plus :

 Plantes protégées en Chartreuse.
-  Cet ouvrage est destiné aux curieux désireux d’en apprendre davantage sur l’histoire naturelle et les espèces protégées au sein du Parc naturel régional de Chartreuse. La présentation est attrayante et situe les espèces étudiées dans leur environnement naturel et humain. Le document ne se contente pas de nous offrir les clés de la protection, il se propose de nous faire comprendre pourquoi il est nécessaire de protéger certaines espèces, en nous retraçant l’histoire de la botanique en Chartreuse.

@ Parc de la Chartreuse. Vous pourrez ainsi consulter la liste (pdf) des 85 espèces protégées, dont certaines le sont sur le plan national, d’autres en Rhône-Alpes, d’autres encore sur le seul territoire de l’Isère.

@ Voir pour connaître l’ensemble des espèces florales présente en Chartreuse.

La flore du Vercors :

C’est surtout au printemps et au tout début de l’été qu’il faut découvrir la flore du Vercors. C’est à ce moment-là que toutes les couleurs chatoient dans les champs. Dans le Vercors, la flore alpine côtoie la lavande et les prairies sèches à orchidées, orchidées qui sont particulièrement bien représentées dans le massif. Certaines espèces sont devenues des endémiques spécialement rares : la Berardie laineuse et la Berce naine tandis qu’une espèce comme le Saxifrage du Dauphiné n’existe que sur une aire géographique de 100 km².

Pour en savoir plus :

Doc : Edelweiss, 179.5 ko, 102x150

Edelweiss

© Parc national de la Vanoise Régis Jordana

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 Fleurs et forêts du Vercors.
-  Le Vercors comporte 3 étages végétaux liés aux conditions écologiques et topographiques. On y trouve le Chêne pubescent à l’étage collinéen ; l’Ancolie, le Framboisier, la Valériane officinale et autres Géranium des bois à l’étage montagnard ; Pins à crochets, Aster des alpes, Renoncules et Edelweiss se partagent le territoire en bonne entente à l’étage subalpin.

 Guide de la flore du parc du Vercors.
-  Le parc du Vercors recèle une grande diversité des espèces botaniques. Ainsi, le parc est remarquable, outre par la beauté de ses espaces naturels mais également par la « vivacité des savoirs populaires relatifs aux usages des plantes ».

Lire l’article consacré à la forêt dans le Parc naturel régional du Vercors, La forêt. La collaboration Parc-ONF, un partenariat gagnant-gagnant ; in  Le Journal du Parc.
-  Le parc et l’Office national des Forêts mettent en commun leurs compétences et leurs moyens afin de préserver la biodiversité de la forêt du Vercors tout en valorisant la filière bois.

@ Consulter la page du site du Parc du Vercors.

La flore des Monts d’Ardèche :

Les Monts d’Ardèche partagent avec le Parc National des Cévennes, un arbre fétiche : le châtaignier. La châtaigne demande beaucoup de soin. Tout ce travail est largement payé en retour car ce n’est pas pour rien que le châtaignier est aussi appelé « arbre à pain » : il dispense généreusement ses bienfaits.

Des fonds de vallées méridionales jusqu’aux crêtes ventées soumises aux rudesses du climat, ce territoire se savoure par la diversité de ses richesses naturelles. Là, une tourbière, ici une forêt de hêtres tortueux, une rivière étincelante. De la jonquille printanière aux orchidées rares et fragiles : la diversité de la flore ne se rencontre pas forcément en milieu protégé ; elle est partout, jusque sur les murs des vieilles maisons.

 Eloge culinaire de la châtaigne, publié par le Parc Naturel régional des Monts d’Ardèche.

Doc : Châtaigne, 191.2 ko, 150x100

Châtaigne

www.photos-dauphine.com

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 Flore de l’Ardèche et de ses confins avec la Haute-Loire, la Lozère et le Gard, de René Blache.
-  L’Ardèche est une mosaïque botanique. Malgré une apparente uniformité, des découvertes peuvent être faites au gré des sentiers.

-  lire le chapitre A la découverte de la faune et de la flore dans l’ouvrage  Que faire dans le parc naturel régional des Monts d’Ardèche ?

@ Des plantes à déguster, des plantes pour soigner :

Depuis la nuit des temps, l’Homme a puisé dans la nature de quoi se nourrir. Au fil des siècles, et surtout avec l’essor de l’agriculture, les récoltes en pleine nature se sont amoindries jusqu’à disparaître au début du XXème siècle. Pourtant, les plantes et les fleurs de nos prairies regorgent de bienfaits aux exceptionnelles propriétés nutritionnelles et médicinales. Si aujourd’hui encore, déguster des fleurs et des feuilles en étonne plus d’un, de grands restaurateurs ont entrepris de les réinviter dans nos assiettes.

Pour en savoir plus :

 Glaner dans les Alpes de Yves Thonnérieux.
-  Ce guide se présente comme une « fenêtre entrouverte » sur cette nature généreuse qui nous promet, à chaque détour de chemin, un émerveillement. Avec l’épicéa, vous goûterez au sirop d’aiguilles à déguster sur un yaourt nature, sans oublier les joies du sureau, des myrtilles et quantités d’autres espèces moins populaires !

 Plantes médicinales et plantes comestibles de Savoie.
-  L’ethnobotanique fut longtemps un moyen de connaître les us et coutumes des habitants d’un pays. La Savoie, de par la biodiversité qui la caractérise, se prête idéalement à la matière. Cet ouvrage, écrit par le médecin-botaniste Alfred Chabert, permet de se familiariser ou de découvrir des plantes sauvages comestibles, celles employées dans la médecine populaire et dans l’industrie, celles qui, vénéneuses, doivent être évitées avec soin...

 Dégustez les plantes sauvages : promenades en pleine nature, recettes gastronomiques de Marc Veyrat.
-  François Couplan est ethnobotaniste et collabore avec de nombreux chefs cuisiniers, et notamment ici, avec Marc Veyrat. Ce dernier s’intéresse depuis longtemps aux plantes sauvages de ses Alpes natales. Cet ouvrage se présente comme « une invitation à redécouvrir tant les joies de la cueillette que les plaisirs de la cuisine et de la dégustation des plantes sauvages. » Découvrez sans retenue les recettes dont recèle la nature au fil de chaque saison...

 Des plantes et des hommes : usages traditionnels des plantes dans le Vercors, édité par le parc naturel régional du Vercors.
-  L’ethnobotanique contribue dans une grande proportion à la redécouverte et au partage de notre patrimoine naturel. Ce travail est le résultat d’une enquête (1988) auprès des gens du Vercors, à propos des pratiques locales et des usages du végétal.

 La toque sauvage de Henni Bachir (1999).
-  Réapprenons à goûter aux bienfaits que nous prodigue cette nature généreuse et salvatrice !

La faune des parcs naturels de Rhône-Alpes

Un havre pour la faune

L’étude de la faune d’un territoire, de sa diversité écologique, permet d’en saisir l’évolution, l’histoire, et de constater l’impact des interventions humaines sur son écosystème. A cet égard, il est particulièrement instructif de s’intéresser aux espèces disparues ou réintroduites : on peut en tirer une évaluation de l’environnement, révélatrice des potentialités originelles, mais aussi des activités humaines.

Trois causes principales peuvent mener à la disparition d’une espèce : l’éradication directe par l’homme d’animaux considérés nuisibles (le loup, le lynx et la loutre) ; ou victimes de la chasse (bouquetins, castors) ; la destruction ou l’altération du milieu (le cloisonnement et la pollution de certaines rivières ont éliminés des poissons migrateurs telles l’anguille ou la lamproie), et enfin des phénomènes à échelles continentales ou intercontinentales complexes (concernant souvent les oiseaux migrateurs).

Par exemple, la pression de l’infrastructure immobilière touristique, associée à une profonde évolution des techniques forestières a fait disparaitre le grand tétras des départements montagnards comme la Savoie ou la Haute Savoie.

La réintroduction réussie d’une espèce disparue exige une bonne connaissance de l’écosystème et des raisons qui ont provoquées l’éradication de l’espèce. La population de Bouquetins des Alpes du massif de Belledonne est ainsi issue de la réintroduction de vingt Bouquetins au printemps 1983, dans la Montagne des Sept-Laux, capturés dans le Valais, en Suisse.

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Bouquetin

© Parc national de la Vanoise - Ludovic Imberdis

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La réintroduction d’insectes est plus rare, d’abord parce que les insectes suscitent moins d’intérêt que les petits mammifères, et surtout parce qu’ils sont moins sujets à disparition du fait d’un taux de reproduction élevé. Le papillon Apollon est le seul insecte ayant fait l’objet d’une réintroduction dans le Forez et le Pilat.

La richesse de la faune d’une région est un indicateur important de sa bio diversité : un nombre important d’espèces animales se partageant un territoire témoignent de la variété des milieux caractérisant ce territoire. Par exemple, citons quelques chiffres illustrant la bio-diversité en Savoie : 81 espèces de mammifères (74% de la faune mammalienne de France) réparties comme suit : 1/3 sont des chauves-souris, un tiers des rongeurs. ¾ sont des micro mammifères (moins de 10 à 15 cm de longueur). 6 mammifères ont disparu (ours, loutre et, en cours de retour, bouquetin, castor, lynx, loup).

Les parcs naturels de Rhône-Alpes ont la particularité de regrouper sur des territoires réduits une grande variété de milieux : une bonne partie de la faune d’altitude française y est représentée.

Les animaux typiques des montagnes représentent une proportion faible de la faune en général. Cependant, des espèces repandues en plaine peuvent être observés également en altitude.

Dans les Alpes, l’isotherme 0°c se situe vers 2300 m ; au-delà de cette altitude, les arbres ne poussent plus. La faune doit pouvoir s’adapter au changement de l’environnement mais également au manque d’oxygène, au froid et à la neige. En moyenne, un être vivant voit décroitre sa température corporelle d’1°c tous les 200 m. Les animaux dont l’organisme est adapté à l’altitude ont un sang plus riche en globules rouges, un cœur plus gros, des poumons plus efficaces. Pour se protéger du froid, ils possèdent une épaisse couche de graisse et une fourrure isolante variable selon les saisons, adaptée aussi bien aux variations de température qu’au changement de l’environnement. Le pelage du lièvre variable, gris-brun à la belle saison pour se fondre avec la couleur du roc, devient blanc en hiver.

A des altitudes supérieures à 4000 m, il subsiste peu d’animaux. Le campagnol, rongeur des neiges, détient à plus de 4000 m le record d’altitude des mammifères européens, capable de survivre en hiver grâce à la flore d’altitude. Sous les 3000 m, en revanche, ce sont bouquetins, chamois, et marmotte qu’on retrouve dans les prairies sub-alpines.

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Marmotte

© Parc national de la Vanoise - Denis Bassargette

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Pour s’adapter aux conditions hivernales extrêmes des hauts plateaux, certains animaux hibernent : le lérot, le muscardin ou la marmotte dorment 6 mois dans l’année. Leur respiration et leur rythme cardiaque ralentissent pour économiser leur énergie, pouvant descendre jusqu’à 2 à 3 respirations à la minute ou 30 pulsations du cœur au lieu des 120 habituelles.

Ils ne sont pas les seuls à être contraints de revoir leur habitude de vie au cours des frimas de l’hiver. Les chevreuils fréquentent alors la partie basse de leur zone habituelle d’activité (lisière inférieure des forêts) et ont tendance à se regrouper en famille (un mâle, une ou deux femelles et leur progéniture) et à éviter tout déplacement. Le renard, face à la rigueur de la morte saison, n’hésite pas à se nourrir de fruits.

Beaucoup d’arbustes (argousiers, aubépines, etc.) dont les fruits fournissent leur alimentation à certains oiseaux conservent leurs fruits jusqu’en plein hiver, épargnant à ces espèces d’avoir à aller chercher dans des régions plus clémentes leur alimentation. En revanche, les oiseaux insectivores migrent dès l’automne. A l’inverse, certains volatiles des pays du nord de l’Europe, par exemple la Scandinavie, migrent dans les alpes où ils retrouvent un biotope proche de ceux qu’ils ont quittés : c’est le cas de la buse variable, du merle noir ou plus rarement du jaseur boréal. Ils retrouvent parfois dans nos contrées de proches cousins, avec lesquels on les confond parfois.

Pour en savoir plus :
 Guide de la faune du parc du Vercors , Glénat, 2007
 Apprenez à observer la faune des Alpes, Tétras éditions, 2002
 Livre blanc de la faune de Savoie, GAP éditions, 2000
 Les réintroductions animales en Rhône-Alpes, FRAPNA, 1991

Quelques animaux emblématiques

Bouquetin ou chamois ?

Doc : Chamois, 95.2 ko, 150x100

Chamois

© Marc Cornillon

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C’est aux cornes que l’on peut différencier facilement le chamois du bouquetin : courtes pour le chamois, elles sont très longues chez le bouquetin. Les deux espèces en jouent lors de la période du rut, à partir de décembre. Les confrontations entre bouquetins mâles sont particulièrement spectaculaires, donnant lieu à des combats aux chocs sonores qui se répercutent dans la montagne. L’espèce, désormais protégée, a failli disparaître en raison du braconnage et de la chasse au 19ème siècle. Le chamois, « chèvre des rochers », est en revanche plus agile que son « cousin » grâce à ses sabots très durs et dont les deux onglons peuvent s’écarter pour être plus à l’aise sur la glace et la neige.
-  Où les voir ? Bauges, Chartreuse, Ecrins, Vanoise (chamois) ; Vanoise, Vercors (bouquetin)

La fine hermine

La belle chasseresse est la terreur des campagnols, d’autant qu’elle a bon appétit. Elle parcourt leur territoire et, grâce à son corps fin et allongé, peut se faufiler dans leurs terriers. L’hermine possède en toute saison un pinceau noir au bout de la queue qui permet de la reconnaître et crée le contraste avec son pelage blanc hivernal.
-  Où la voir ? Bauges, Vanoise

Le seigneur des oiseaux : l’Aigle royal

Considéré comme le roi des oiseaux, ce grand rapace est doté d’une vue excellente qui lui permet de repérer ses victimes de très loin, jusqu’à 1 km. Sa taille imposante, son vol majestueux, sa nuque « dorée » le différencie des autres oiseaux. L’espèce, qui vit généralement en couple, est protégée mais a connu une baisse de ses effectifs de 20% depuis 1970. Si l’hiver le contraint parfois à adopter un régime de charognard, il se régale en pleine saison de... marmottes.
-  Où le voir ? Bauges, Chartreuse, Ecrins, Monts d’Ardèche, Vanoise,

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Aigle royal

© Parc national de la Vanoise - Maurice Mollard

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Qui croiser au détour d’un sentier ? La marmotte
Après 6 mois sous terre, ce gros rongeur apprécié des randonneurs émerge de son sommeil puis de son terrier au printemps. Amaigrie et affamée, elle est très vulnérable vis-à-vis de ses prédateurs. Elle profite des 6 autres mois de l’année menant jusqu’à octobre pour se reproduire et faire ses réserves pour l’hiver. Vivant en bandes, elles apprécient la proximité des éboulis. Certaines sont dressées sur leurs pattes arrière car elles font le guet pour leurs congénères. Vous avez entendu un sifflement ? C’est qu’une menace est repérée : l’alerte est donnée et toutes les marmottes disparaissent à l’abri dans leurs terriers.
-  Où la voir ? Chartreuse, Bauges, Ecrins, Haut-Jura, Monts d’Ardèche, Vanoise, Vercors

La Chouette de Tengalm

Une boule de plumes brunes mouchetées de blanc, d’où pointent deux grands yeux étonnés, tel est le portrait de la chouette de Tengalm. Animal nocturne, elle ponctue la nuit de ses « hou hou » typiques, répétés à intervalles réguliers et portant loin. Elle est l’une des espèces protégées des forêts froides des parcs, où elle se niche dans les creux d’arbres.
-  Où la voir ? Chartreuse, Ecrins, Vercors

Deux animaux des rivières : le castor et la loutre

Doc : Loutre, 117.3 ko, 150x100

Loutre

© PNR Monts d’Ardèche

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Le plus gros rongeur d’Europe (1,30 m avec la queue pour 25 à 35 kg) a repris possession des berges longeant le Rhône. Ce « forestier » vivant à moitié dans l’eau et sur terre bâtit des terriers caractéristiques en forme de huttes de branchages qu’il taille avec ses incisives acérées. Quand il nage, sa queue plate composée d’écailles lui sert de gouvernail. Il se différencie donc nettement de la loutre, animal aquatique aux pattes palmées et dont la queue est épaisse. De même, celle-ci est carnivore (poissons voire batraciens et mollusques) alors que le castor se nourrit exclusivement de végétaux (feuillage, écorce).
-  Où les voir ? Monts d’Ardèche, Pilat (castor) ; Monts d’Ardèche, Vercors (loutre)

La nocturne Genette

Animal originaire... d’Afrique, la genette a l’allure d’un chat au pelage moucheté. Elle vit en solitaire et sort la nuit pour chasser oiseaux et petits mammifères tandis que le jour, elle vit dans l’un des ses gîtes aménagés au creux d’un châtaigner. Monts d’Ardèche, Pilat
-  Où la voir ? Monts d’Ardèche, Pilat

Loup y es-tu ?
Ennemi héréditaire de l’homme, le loup en paye le prix fort au début du 19ème siècle (environ 20000 loups sont massacrés entre 1818 et 1829). Au début du 20ème siècle, on n’en dénombre plus en France que quelques dizaines de représentants. Heureusement, l’image de ce prédateur, victime de sa nature, a bien évolué. Mais la densité des populations actuelles de loup ne permet pas de l’observer facilement : tout juste pourra-t-on saisir ses traces dans la neige, ou le hurlement des meutes au crépuscule. Encore faut-il que le nombre de loups atteigne une vingtaine d’individus ; sinon, ils ont tendance à vivre en petits groupes marginaux et discrets. _Le lynx n’est pas plus facile à observer : la densité de population de ce « tigre des Alpes » dépend étroitement des proies disponibles. Dès l’âge de 4 mois, il est soumis à une rude concurrence pour la nourriture. On peut voir les petits roder la nuit, et même les surprendre tôt le matin, à condition de faire preuve de patience : car ses sens sont bien supérieurs à ceux de l’humain et il faudra à ce dernier une longue imprégnation dans le milieu de l’animal pour espérer l’observer.
-  Où les voir ? Alpes

Le mythique Tétras-lyre

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Tétras-lyre

© Parc national de la Vanoise - Philippe Benoît

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En mai, les parades des coqs de bruyère battent leur plein : les mâles s’affrontent du geste et de la voix sous les yeux des femelles qui semblent les ignorer avant de choisir leur partenaire. Les plumes noires et les becs rouges s’agitent. En raison des atteintes à son environnement, des collisions avec les câbles des remontées mécaniques et de la chasse, l’avenir de l’espèce est menacé : elle connaît une diminution de 20 à 50% de ses effectifs depuis 1970.
-  Où le voir ? Bauges, Chartreuse, Vercors, Vanoise,

Pour en savoir plus :

 80 animaux des montagnes, Libris, 2007 Un guide au format idéal pour le glisser dans sa poche ou dans son sac à dos avant de partir en randonnée. 80 animaux sont recensés, avec un petit texte sur chacun illustré d’une photographie.

Trois livres compilent de superbes clichés sur la faune et les paysages des Alpes :

 Animaux des Alpes, Glénat, 2003

 Secrets de Vanoise : un autre regard sur la montagne, L’Edelweiss, 2005

 Le peuple de l’Alpe : des animaux et des hommes, Pages du monde-Anako, 2006

Voir... sans être vu : quelques conseils pratiques

La première consigne donnée au randonneur désireux de faire connaissance avec la faune d’un parc est la discrétion : pas de radio en marche ni de discussion bruyante, pas de cigarette ni de parfum car le vent est l’ennemi de l’observateur, pas de vagabondage de chiens - interdits ou tolérés sous le contrôle de leur maître - dans les parcs. Munissez-vous d’un bon équipement de marche et surtout de jumelles pour pouvoir regarder de loin les animaux que vous ne pourrez pas approcher. Un appeau, après un peu d’entraînement, peut s’avérer intéressant pour attirer certains animaux. L’autre condition importante est de connaître les habitudes de la faune qui varient en fonction des saisons mais aussi des heures du jour, les bêtes étant plus visibles aux premières et dernières heures de la journée. L’altimètre est également un précieux auxiliaire de positionnement.

L’observation des animaux fait jouer l’ensemble des sens humains. Elle passe par l’écoute des bruits de la nature (chant d’un oiseau, cri d’un mammifère), le déplacement furtif vers l’animal repéré, l’odorat pour déceler la présence d’un troupeau à proximité, le toucher des indices laissés par l’animal et surtout la vue. Observables tout en marchant, le sol et la végétation délivrent des informations sur la vie de la faune : le tronc d’un arbre frotté par un sanglier, un bourgeon coupé par la dent d’un ongulé (cerf, chevreuil...), une herbe froissée au passage d’un animal, le trou d’un terrier, des plumes, des empreintes ou des déjections...

Les empreintes sont les témoins du passage d’un animal pouvant permettre son identification. Décelables à toutes les saisons et particulièrement en automne lors des nombreux déplacements des grands animaux, elles se prêtent facilement aux moulages de plâtre. Faire celui de leur voie permet non seulement de mesurer la taille d’une patte mais aussi l’espace entre les empreintes lors du déplacement et l’allure adoptée (bonds, trot, pas). De même, les crottes d’animaux sont révélatrices de la présence d’un animal et de son régime alimentaire. Les randonneurs croisent souvent celles du renard puisqu’il les dépose bien en évidence pour marquer son territoire. Les restes de son alimentation y sont visibles : baies et fruits, poils de victimes de chair fraiche, carapaces d’insectes...

Pour en savoir plus :

Une sélection de livres pour observer et reconnaître les animaux : conseils et astuces pour réussir, chaque saison, à voir des animaux sans les déranger.

 Apprenez à observer la faune des Alpes, Tétras Editions, 2002

 Profitez de la nature dans les Alpes, Tétras Editions, 2006

Quelques activités et contacts pour observer la faune La collection "Que faire dans le Parc naturel régional du..." donne une liste d’idées d’activités et d’escapades pour un séjour agréable.

-  La maison faune flore
Tél. 04 79 52 22 56 - @ : maison.ff@pnr-massif-bauges.fr

-  Museum des papillons et insectes du Château de Faverges
Tél. 04 50 44 60 24

-  Musée d’histoire naturelle de Les Chozeaux
Tél. 04 50 77 58 60 - @ : info@musee-nature.com

-  Pour être à l’affut de la faune au crépuscule :
Centre d’Observation de la Nature de l’Ile du Beurre

-  Pour suivre les traces des bouquetins au cirque d’Archiane Tél. 04 75 22 03 03 - @ : contact@diois-tourisme.com

-  Pour pister le castor le long de l’Eau Morte à Doussard
ASTERS - Conservatoire d’Espaces Naturels de Haute-Savoie. Le Grepillon, 74290 Talloires. Tél. 04 50 64 44 03

-  Pour organiser une balade avec un troupeau de moutons
Gîtes de la chataignerie à Lentillères - Tél. 04 75 35 34 84

-  Pour observer des loups en semi-liberté
Parc animalier de Loups et d’Aigles de Courzieu Tél. 04 74 70 96 10 - @ : information@parcdecourzieu.fr

Doc : Un loup au parc de, 487.4 ko, 150x112

Un loup au parc de Courzieu

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Travailler dans un Parc Naturel Régional... ou la quête du Saint-Graal

Les Parcs Naturels Régionaux offrent une multiplicité d’emplois. Néanmoins, si vous avez toujours rêvé de travailler au contact de la nature, dites-vous bien que ces emplois sont rares et demandent une haute technicité...Il convient donc de bien choisir sa formation afin d’accéder au sésame... Pour vous guider dans ce maquis des emplois et des formations, nous vous proposons un bref inventaire des carrières possibles agrémenté de descriptifs de postes. Vous trouverez en suivant une liste des organismes de formation permettant de vous orienter de manière efficace. Bon courage !


PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS GARDERIE VERTE 

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PARC NATUREL REGIONAL DU VERCORS GARDERIE VERTE

L’eau à la bouche... Quelques exemples de métiers

Tout d’abord des chiffres...

Ce sont quelques 1 200 personnes qui travaillent dans les 45 PNR français. Les statuts sont divers. Voici leur répartition :

Titulaires de la Fonction Publique Territoriale : 40 % Contractuels : 25 % Statut de droit privé : 14 % Autres : 18 % (CES, CAE...).

Afin de clarifier les domaines de compétence, depuis 2002, 31 « métiers-types » ont été répertoriés, qui s’organisent en 6 principaux secteurs :

• les métiers de direction (5% des agents) • les métiers de la gestion administrative (19%) • les métiers de l’accueil, de l’information et de l’animation (14%) • les métiers de mission (32%) • les métiers techniques (20%) • les métiers de surveillance ou de police (2%)

Les parcs sont gérés en moyenne par des équipes d’une trentaine d’agents, même si, en fonction de la taille de la structure, ces chiffres peuvent fortement varier. Dans l’ordre, les chargés de mission (30%) et les agents administratifs (25%) sont les plus nombreux, suivis par les agents dévolus à des travaux techniques et d’entretien (20%).

Les agents administratifs Peu en contact avec la nature, ils sont cependant essentiels à la bonne gestion des structures. On retrouve des directeurs de sites, des responsables de ressources humaines, des secrétaires, des responsables juridiques et financiers...

Portrait-type d’un directeur de site

Il assiste les instances du parc dans la définition d’une politique concertée visant à assurer durablement la protection, la gestion et le développement économique, culturel et social du territoire. Il assiste techniquement les élus dans l’élaboration des orientations stratégiques et il est responsable de l’ensemble de la mise en œuvre de la politique du parc et de la gestion du personnel.

En externe, l’emploi de directeur est essentiellement orienté vers des missions de représentation et de mise en relation d’acteurs. En interne, il gère l’ensemble des ressources (financières, humaines, techniques, moyens matériels ....) et veille à la bonne réalisation des actions et à leur évaluation.

Quelques compétences requises : posséder l’art du management, connaître les problématiques de l’aménagement du territoire et développement durable. Avoir connaissance de l’évolution des politiques publiques locales.

Portrait-type du secrétaire de direction

C’est un emploi d’assistance directement rattaché au directeur. Le secrétaire de direction assure, entre la direction générale et les différents services, la diffusion de directives et la collation des informations nécessaires au suivi des activités des services. Il effectue les opérations de base du secrétariat mais se distingue par la nature des documents traités et en particulier leur confidentialité.

Compétences requises : connaissance du Parc, de son organisation, des services, des acteurs institutionnels et des partenaires techniques. Techniques de secrétariat.

Les chargés de mission

Ils forment le contingent le plus important des employés des Parcs Naturels Régionaux.


Garde des Hauts Plateaux du Vercors en observation 

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Garde des Hauts Plateaux du Vercors en observation

Chargé de mission patrimoine naturel C’est un emploi de conception, de coordination, de suivi et d’évaluation des actions et des programmes annuels et pluriannuels du parc concernant les domaines de la flore, de la faune, des milieux et les ressources naturelles. Il élabore les actions liées à la connaissance, la conservation, la gestion et à la valorisation du patrimoine naturel. Il pilote en direct certains dossiers techniques. Il participe ou assure le suivi de démarches opérationnelles telles que Natura 2000, contrats territoriaux d’exploitation, contrats de rivière.

Compétences requises : connaissances naturalistes, scientifiques, des pratiques et des acteurs de gestion de l’espace. Connaissance de l’organisation et du fonctionnement de l’environnement institutionnel et des acteurs publics (Etat, collectivités locales). Connaissance des dispositifs d’intervention et de financements locaux, départementaux, régionaux, nationaux, européens et internationaux dans son domaine de compétences.

Chargé de mission tourisme

Il participe au développement du territoire en facilitant la mise en œuvre de projets d’amélioration qualitative et quantitative de l’offre touristique. Ce poste alterne des temps de conception, de contacts individuels, d’animation de groupes de travail sur le terrain. Il assure, en lien avec le chargé de mission communication, la coordination technique de la réalisation des supports et outils de communication (dépliants, journaux, manifestations. Il anime différents réseaux de professionnels (réseaux d’offices du tourisme, d’hôteliers, de campings, ....). Il représente le parc, par délégation du directeur, dans différentes instances départementales et régionales dans le secteur du tourisme. Il coordonne le travail des hôtesses d’accueil travaillant au sein des points d’accueil gérés par le parc.

Compétences requises : connaissances du marketing touristique. Compétences et fonctionnements des collectivités et des établissements publics de coopération intercommunale. Connaissance des entreprises du tourisme. Réglementation en matière de tourisme. Financement public, français et européen en matière de tourisme. Collectivités locales et organismes intervenant dans le domaine du tourisme (Comité Départemental du Tourisme, Comité Régional du Tourisme, etc...).

Vous retrouverez l’ensemble des métiers recensés dans les dans le Référentiel

Sésame...ouvre-toi ! Ou les voies d’accès à un PNR...

La Fonction Publique Territoriale (FPT)

Avec 40% de Territoriaux, la voie d’accès privilégiée à un emploi dans un Parc Naturel Régional reste les concours de la FPT. Attention : il n’y a pas de concours spécifiques pour les emplois des PNR mais pPlusieurs possiblités s’offrent alors à vous, selon vos objectifs professionnels : filière administrative, culturelle, technique... Une fois réussi le concours, il faut postuler sur un emploi. L’avancement se fait à l’ancienneté. Pour plus de renseignements, voir le site : CNFPT notamment pour le calendrier des concours.


Garde des Hauts Plateaux du Vercors posant un panneau 

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Garde des Hauts Plateaux du Vercors posant un panneau

Zoom sur les formations à l’environnement

Elles sont nombreuses et en fort développement. Pour s’y retrouver, le site Educagri propose une analyse des filières environnementales ainsi que la liste des établissements formateurs avec leurs spécialités.

De même, la DIFED propose un site web qui permet de rechercher de manière efficace une formation sur un territoire donné.

Le forum TEE (Territoires Environnement Emploi) répond aux questions spécifiques.

Et bien évidemment, n’oubliez pas de consulter les brochures de l’ONISEP et le guide Victoires des formations à l’environnement

Vous pouvez également consulter le :  Guide des formations environnement

Bonne lecture et à bientôt sur les sentiers des parcs !



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