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Un enfant à tout prix ?
13/03/2008
Alors que l’idée d’une sexualité sans procréation nous est devenue peu à peu familière, les progrès de la médecine reproductive nous amène à renverser aujourd’hui cette dissociation comme la possibilité d’une procréation sans sexualité. Doit-on limiter l’accès à l’assistance médicale à la procréation ? qui doit décider de son usage ? Au-delà de ces questions, statut de l’embryon, contrôle du corps (par l’état, par les médecins ?) et parentalité sont au coeur de nouveaux débats éthiques.


De la sexualité sans procréation...

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Un enfant mais pas tout de suite

La loi du 13 décembre 2000 relative à la contraception d’urgence puis celle du 4 juillet 2001 relative à l’interruption volontaire de grossesse (le délai légal de recours à l’IVG passe de 10 à 12 semaines, les mineures peuvent se faire avorter sans autorisation parentale,la RU-486 ou IVG médicamenteuse est autorisée en dehors du milieu hospitalier) ont été de nouvelles étapes dans la maîtrise de la fécondité.

Celle-ci avait débuté par la loi de 1967 dite loi Neuwirth sur la régulation des naissances (dispositif élargi par la loi du 4 décembre 1974) et par la loi du 17 janvier 1975 dite loi Veil relative à l’interruption volontaire de grossesse.

Illust : naissance d’une, 33.3 ko, 500x500
 Naissance d’une liberté : avortement, contraception : le grand combat des femmes au XXe siècle par Xavière Gauthier, ed. Laffont
Cet ouvrage retrace la lutte historique en matière de contraception et d’avortement, qui a abouti à la législation actuelle et à la libération de la femme et montre une analyse de la situation actuelle des femmes face à la maîtrise de la procréation en Europe et dans le monde.

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Illust : les politiques de (...), 27.3 ko, 500x500
 Les lois de l’amour : Les politiques de la sexualité en France de 1950 à nos jours par Janine Mossuz-Lavau, ed. Payot
A travers l’histoire de cinquante ans de libérations sexuelles, Janine Mossuz-Lavau retrace le combat des hommes et des femmes contre le carcan des lois répressives qui faisaient peser sur eux de nombreuses contraintes dont la contrainte procréatrice, puisque la contraception et l’avortement étaient interdits par une loi de 1920.

Un combat toujours d’actualité ?

Plus de trente ans après la loi Veil, l’accès à l’IVG reste difficile en France, où l’avortement relève parfois moins du droit que de la tolérance, selon certaines associations. Refus de prise en charge, délais importants, invocation de la clause de conscience et diminution du nombre de centres dédiés à l’IVG, avorter dans le délai légal des douze semaines se transforme alors en un parcours d’obstacles et une course contre la montre.
Selon une estimation du planning familial, entre 3000 et 5000 femmes sont contraintes chaque année d’aller avorter à l’étranger (en particulier en Hollande et en Espagne). L’ouverture prochaine de la pratique de l’IVG médicamenteuse aux centres de planification sera une avancée importante mais l’offensive menée par le Sénat en novembre 2007 contre la "banalisation de l’IVG" est révélatrice des réticences existant encore en France contre l’avortement.

La situation n’est pas propre à la France. En Espagne, des cliniques privées protestent contre les contrôles et les fermetures de centres. En Italie, l’Eglise a relayé l’appel à un "moratoire" sur les avortements lancé par le journal de droite Il Foglio. Au Portugal, l’avortement, dépénalisé depuis mars 2007, est freiné par les refus de médecins au nom de l’objection de conscience.

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 IVG aujourd’hui : état des lieux par la réalisatrice Pascale Cuenot
L’accès, dans des conditions sanitaires décentes, à l’interruption volontaire de grossesse a été reconnu par la loi Veil du 17 janvier 1975. Celle-ci a été réaménagée par la loi du 4 juillet 2001, prolongeant le délai légal de l’accessibilité à l’interruption volontaire de grossesse de deux semaines. Aujourd’hui ces lois ont fait la preuve de leur utilité, mais aussi de leurs limites au regard de l’évolution des mentalités de la société française ainsi que dans l’organisation du corps médical. Certaines de leurs dispositions constituent des freins qu’il convient d’ôter pour atteindre les objectifs qu’elles s’étaient fixés et répondre ainsi à des difficultés qu’il paraît légitime de supprimer. Ce documentaire a comme objectif de comprendre l’organisation du système médical face à l’avortement aujourd’hui.

 Un enfant quand je veux, si je veux par la réalisatrice Paule Zajdermann
Toutes les sept minutes, une femme meurt dans le monde des suites d’un avortement clandestin. Aujourd’hui encore, les femmes européennes ne sont pas toutes égales devant ce droit fondamental qui consiste à décider seule, en toute conscience, de la poursuite ou de l’interruption d’une grossesse. Après un état des lieux glaçant de la situation française, Paule Zajdermann propose un tour d’horizon des législations européennes.

Le paradoxe français

Malgré l’accroissement de l’utilisation des méthodes contraceptives en France, les nouveaux moyens de contraception (implant, patch, anneau vaginal) ainsi que l’introduction de la pilule du lendemain en vente libre depuis 2001, le nombre d’avortements avoisine toujours les 200 000 par an.

-  La cité des sciences et de l’industrie revient plus en détail sur ce paradoxe français.

-  Il s’explique en partie par une difficulté à gérer sa contraception au quotidien. D’après une enquête de l’INPES sur la contraception et les français (2007), parmi les femmes utilisant actuellement la pilule, plus d’une sur cinq (21%) déclarent l’oublier au moins une fois par mois. De plus, le recours à la contraception d’urgence est encore inégal. Le niveau de connaissance sur la contraception d’urgence est nettement plus élevé dans les classes d’âge les plus jeunes, en milieu scolaire. Les données du baromètre santé 2005 montrent que les femmes en situation financière difficile, sans travail ou avec un niveau d’étude bas sont les moins informées sur la contraception d’urgence. Les modalités d’usage ainsi que les dispositifs permettant de délivrer la contraception d’urgence, sont relativement méconnus.

-  La revue La santé de l’homme, dans son article intitulé L’accueil au planning familial de Paris : anonyme, gratuit et sans jugement revient sur les idées reçues qui circulent encore sur la grossesse et la sexualité.

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-  C’est dans ce contexte que s’inscrit la campagne Choisir sa contraception initiée par l’INPES. Cette campagne de communication repose sur l’idée centrale que pour être bien acceptée et suivie la méthode contraceptive doit être adaptée à chaque femme et choisie par elle (voire son partenaire), en fonction de sa réalité quotidienne.


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 La contraception par Drs Marina Carrère d’Encausse et Michel Cymes, ed. Marabout
Ce guide dresse un bilan des connaissances actuelles sur la contraception : les méthodes réservées aux femmes, les méthodes réservées aux hommes, la contraception en fonction de chaque âge, en fonction de la vie personnelle, de l’état de santé et des conseils aux parents des adolescents. Ces informations sont issues d’entretiens avec les docteurs M. Buhler et S. Mimoum, gynécologues.

...à la procréation sans sexualité

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L’assistance médicale à la procréation

La technique de fécondation in vitro a été mise au point en 1978. C’est l’année de naissance de Louise Brown, le premier bébé conçu grâce à cette technique aux Etats-Unis. A cette époque, on pratiquait la fécondation in vitro pour pallier aux lésions des trompes, lésions que la chirurgie ne peut réparer. Depuis les indications de la FIV se sont élargies. En 1982, le premier bébé français, Amandine naissait grâce à cette nouvelle technique.

On estime qu’1 couple sur 7 est amené à consulter un médecin au moins une fois pour une infertilité supposée et qu’1 couple sur 10 suit des traitements pour remédier à son infertilité. L’AMP avec donneur représente 6,7% des tentatives. Selon l’agence de biomédecine, en 2005 :
-  5 000 enfants ont été conçus à la suite d’une insémination intraconjugale. Les chances de grossesses par insémination sont de 11% en moyenne.
-  11 000 enfants sont nés après une fécondation in vitro intraconjugale. Les chances de grossesses après don de gamètes- sont d’environ 23%.
-  1 293 enfants sont nés à la suite d’un don de gamètes.

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 Cigognes et paillettes : l’assistance médicale à la procréation par Jacques Dayan, ed. Eres
Le développement des techniques d’assistance à la procréation médicale (APM) soulève de vifs débats. Ce numéro reprend la question du désir d’enfant, du lien de parenté et du narcissisme, aborde les choix éthiques entre la pratique du diagnostic préimplantatoire et celle du clonage, la prise en charge des couples dans le cadre des PMA, les aspects juridiques, etc. _

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 Désir d’enfant par Pr René Frydman, Pr Marcel Rufo, Christine Schilte, ed. Hachette pratique
Sous la forme d’entretiens, des spécialistes viennent au secours des couples quand le désir d’enfant est présent et que le bébé ne vient pas. Ils examinent toutes les solutions offertes par la médecine pour réaliser ce désir (la procréation médicalement assistée : stimulation, FIV, ICSI, insémination...) et les préparations physique et mentale propres à optimiser les chances de conception

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-  Le site procréation médicale est proposé par l’agence de la biomédecine pour accompagner les hommes et les femmes qui s’engagent dans une démarche de AMP. Il répond à toutes les questions pratiques et médicales.

-  FIV-France fournit des informations détaillées sur les différentes techniques existantes en matière d’assistance médicale à la procréation ainsi que sur leur coût, leur législation.

-  Né en 2001 de la réunion de services de gynécologie, d’andrologie et de biologie, le département de médecine de la reproduction de l’hôpital Edouard Herriot à Lyon voit son activité croître sans cesse. Les techniques de pointe qu’il propose attirent des couples de tout le grand sud-est de la France et de la Suisse. Outre les techniques de fécondation in vitro (plus de 1000 par an), d’ICSI (Injection intracytoplasmique de spermatozoïdes), la possibilité de bénéficier d’un don de sperme ou d’ovocyte grâce au Cecos (Centre d’études et de conservation des oeufs et du sperme humains), les Hospices civils de Lyon développent aussi la congélation de tissu ovarien pour des femmes atteintes d’un cancer et qui n’ont pas encore eu d’enfant et la "maturation in vitro" d’ovocytes, une technique qui permet d’éviter l’hyperstimulation ovarienne. C’est également le seul centre de la région à prendre en charge les couples à risques viral (hépatites B et C, HIV). Malgré tout, pour trois couples sur dix l’assistance médicale à la procréation restera un échec et la médecine reproductive ne peut être considérée comme un droit, rappelle un médecin de ce service dans un article du  Progrès datant du 2 juillet 2007.

-  Genethique.org consacre un dossier aux risques et questions éthiques posées par l’assistance médicale à la procréation : risques pour la mère ou pour le couple, risques pour l’enfant conçu par AMP, risque pour l’embryon, risque pour la société et pour le genre humain.

Parentalité médicalement assistée

L’assitance médicale à la procréation, le don de gamètes, la gestation pour autrui et plus généralement la dissociation procréation-sexualité bouleversent les définitions de la parentalité et de la filiation.

Illust : des enfants sans (...), 20.5 ko, 500x500

 Des enfants sans toi et moi par Françoise Parot, Ephraïm Teitelbaum, ed Flammarion
Cet ouvrage s’interroge sur les fondements de la parentalité humaine, ses évolutions contemporaines, et sur les risques d’une "usine" à enfants sur mesure. La construction, l’équilibre et les déficiences de l’enfant issu de ces pratiques de procréation médicalement assistée sont débattues.

Illust : mon père c’est, 38.4 ko, 500x500

 Mon père, c’est mon père : l’histoire singulière des enfants conçus par insémination artificielle avec donneur par Jean-Loup Clément, ed. L’harmattan
Psychologue au CECOS (Centre d’étude et de conservation des oeufs et du sperme humains) de Lyon, l’auteur présente le témoignage de treize femmes et huit hommes conçus par IAD. Il présente un historique de cette pratique et s’attache à étudier les motivations des parents aussi bien que la perception des enfants devenus adultes des conditions particulières de leur venue au monde.


Illust : mes papas, mes mamans, 5.6 ko, 240x240
 Mes papas, mes mamans, et moi ? la place des enfants dans les nouvelles parentalités, sous la direction de Jacques Besson et Mireille Galtier, ed. Erès
La question de la construction identitaire de l’enfant, plus particulièrement à travers les modifications du jeu oedipien que les nouvelles parentalités (parentalité médicalement assistée, monoparentalité, parentalité adoptante, parentalité homosexuelle, etc.) introduisent.


Illust : enfants du don, 14.2 ko, 500x500
 Enfants du don : procréation médicalement assistée : parents et enfants témoignent par Dominique Mehl, ed. R. Laffont
Depuis 1982 et la naissance d’Amandine, le premier bébé-éprouvette, le recours à la procréation médicalement assistée s’est largement répandu. L’utilisation de ces techniques a bouleversé nos repères. Donneurs, gestatrices, parents nourriciers, éducateurs légaux : tous peuvent-ils être désignés comme parents ? Toutes les possibilités que nous offre désormais la science pour procréer sont-elles souhaitables ? Pour la première fois, les enfants nés d’un don de sperme, d’ovules ou venus au monde grâce à une mère porteuse, les parents donneurs ou receveurs témoignent. Gestation pour autrui, homoparentalité, anonymat des dons de gamètes : leur expérience a transformé leur conception du lien biologique et de la parenté. La parole de ces enfants du don et de leurs parents est plus que jamais cruciale à l’heure où s’ouvre une ample délibération sur les lois de bioéthique, dont la révision est prévue en 2009.

Et demain ?

Alors que la loi de bioéthique de 2004 qui encadre la recherche sur le vivant et ses applications sera révisée en 2009, quels débats sont à venir ?

La gestation par autrui

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-  La cour d’appel de Paris en rendant un arrêt en novembre 2007 établissant la filiation de deux fillettes, nées aux Etats-Unis par Gestation Pour Autrui (GPA), à l’égard de leurs parents a réactualisé le débat sur les mères porteuses. Alors qu’en France la "gestation par autrui" reste illégale, l’association Maïa milite pour son autorisation et propose un cadre législatif.

-  Geneviève Delaisi de Parseval, psychanalyste et spécialiste de l’assistance médicale à la procréation (AMP), rappelait en février 2008 dans un entretien à l’hebdomadaire Le Monde que 10 000 bébés ont été conçus en ayant recours aux mères porteuses aux Etats-Unis depuis 20 ans. Aujourd’hui, explique-t-elle, la fonction maternelle peut se répartir en 3 femmes distinctes : "la mère d’intention" (qui élèvera l’enfant), la mère "génétique" (qui donnera l’ovocyte si besoin est) et la mère "gestatrice". Elle estime qu’en matière de législation la France est très en retard et qu’il est urgent de légiférer sur cette question des mères porteuses. Selon ses expériences cliniques, il n’existerait pas plus de risques psychologiques pour l’enfant issus d’une GPA que dans d’autres formes modernes de procréation, tels que le don d’ovocyte ou "l’accueil d’embryon". Pour conclure, elle explique qu’une nouvelle forme de parenté est en train de se construire sous nos yeux : une famille qui n’est plus seulement de sang ni même d’héritage.

-  Et ailleurs ? Le Sénat a mis en ligne en janvier 2008 une étude de législation comparée concernant la gestation par autrui qui dresse des cadres juridiques mais aussi des débats autour de cette question en Suisse, au Canada et Etats-Unis.

D’autres perspectives

-  René Frydman, père du premier bébé-éprouvette français évoquait dans un entretien à l’hebdomadaire  Le Monde, le 3 juillet 2006, le futur de la procréation assistée. L’une des perspectives les plus fascinantes concerne les cellules souches et la possibilité de les transformer in vitro en gamètes c’est à dire soit en ovocytes soit en spermatozoïdes, ce qui rendrait le nombre potentiel de descendants conçus in vitro sans limite mais un tel scénario, pour l’instant, relève de la science fiction. René Frydman évoque aussi les recherches pour alléger les traitements stimulants la fonction ovarienne. D’ici un an ou deux ans, il sera possible de passer d’une injection tous les 4 ou 5 jours au lieu d’une piqûre quotidienne aujourd’hui. Une autre piste plus radicale consisterait à prélever des ovocytes immatures et à réaliser leur maturation in vitro. Il n’est pas non plus impossible d’envisager que les femmes pourront conserver leur fertilité plus longtemps en prélevant du tissu ovarien, en le conservant au froid puis en le réimplantant.

Illust : utérus artificiel, 25.3 ko, 500x500
 L’utérus artificiel par Henri Atlan, ed Le Seuil
Henri Atlan livre une réflexion sur les méthodes de procréation médicalement assistées et sur l’utilisation éventuelle d’un utérus artificiel qui permettrait la gestation d’un embryon hors du corps de la femme. Voué avant tout à des fonctions thérapeutiques, il pourrait rapidement être détourné afin de répondre à des désirs d’enfants que la procréation naturelle ne permet pas de satisfaire.

Illust : famille à tout prix, 22.2 ko, 500x500
 La famille à tout prix par Geneviève Delaisi de Parseval , ed. Seuil
L’auteur poursuit et amplifie sa réflexion commencée dans L’Enfant à tout prix sur les « nouvelles parentalités ». Elle connaît intimement par son travail beaucoup de couples en mal d’enfant ayant dû avoir recours aux nouvelles techniques de procréation permises aujourd’hui par le progrès de la médecine : fécondation in vitro, mères porteuses, dons de sperme ou d’ovocytes, etc., auxquelles s’ajoute le cas des couples homosexuels voulant avoir des enfants. Le livre s’adresse primordialement à ces « nouveaux parents », et pour les aider à s’y reconnaître dans un paysage extrêmement complexe où ils ont besoin d’être guidés. Il souligne la souffrance de nombre de ces personnes devant les échecs répétés, leur désarroi, leur cheminement psychologique. Enfin, il compare les législations en vigueur dans différents pays et propose au législateur des mesures concrètes ainsi que des changements profonds.



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